En ville

Le PS marque un point dans la guerre des gauches

Au premier tour des élections départementales, le binôme Hanotin-Grosbois a devancé son concurrent Haye-Bagayoko sur Saint-Denis 1. Sur Saint-Denis 2, le duo Taïbi-Capanema a viré largement en tête grâce à Stains.
Peu de suspense pour le second tour sur les cantons dionysiens
Peu de suspense pour le second tour sur les cantons dionysiens

 
Les élections départementales du 22 mars 2015 sont inédites dans la vie politique dionysienne. Pour la première fois au premier tour d’un scrutin local, le Parti socialiste qui était allié à EELV fait mieux que le Front de gauche. Si l’on additionne les voix obtenues sur Saint-Denis 1 et sur la partie dionysienne du canton Saint-Denis 2, les binômes Mathieu Hanotin-Nadège Grosbois et Corentin Duprey-Najia Amzal devancent Florence Haye-Bally Bagayoko et Silvia Capanema-Azzédine Taïbi. 


L’écart est aussi infime (43 voix) que la valeur symbolique est importante. Au premier tour des législatives de 2011, Patrick Braouezec devançait Mathieu Hanotin sur Saint-Denis. C’est Pierrefitte qui avait fait pencher la balance en faveur du jeune candidat PS. Aux municipales de 2014, Didier Paillard avait mille voix d’avance sur Mathieu Hanotin. Cette fois-ci, Saint-Denis-la-rouge glisse un peu plus sur le toboggan du « rosissement », même si ce genre de coloriage n’est pas toujours définitif, comme le rappelle notre voisine Aubervilliers.

Dimanche soir, dans la salle des mariages un peu après 22 h, le sourire était donc sur les visages socialistes. Corentin Duprey et Mathieu Hanotin affichaient leur satisfaction bien avant que Didier Paillard ne proclame les résultats officiels. Au Front de gauche, seuls les Stanois avaient la pêche : Azzédine Taïbi, qui faisait tandem électoral avec Silvia Capanema, a été accueilli en leader après son triomphe (43 %) dans la ville où il est maire. 

En faisant plus du double que Julien Mugerin-Evelyne Nicol (UMP) et presque quatre fois plus que le binôme PS Amzal-Duprey, il a écrasé la concurrence sur le canton Saint-Denis 2.


Stains relève le niveau de la droite et du FdG

À part ce nouvel épisode du duel à gauche, que retenir du premier tour de ces élections départementales ? L’abstention demeure extrêmement forte (67,2 % pour Saint-Denis 1 et 69,4 % pour Saint-Denis 2). Sur les vingt et un cantons du département nous sommes encore dans le peloton de tête des abstentionnistes, même si le taux est en léger recul par rapport à 2011, battus seulement par Aubervilliers ou Épinay. 

Savoir qu’une centaine de voix représente 2 % des suffrages relativise la représentativité des élus quels qu’ils soient…La droite, dans les deux cantons, ne parvient pas à faire son trou. Divisée en 2014, ses deux candidats avaient obtenu un peu plus de 12 % au total. Unie cette fois-ci, et alors que la vague bleue est forte dans le pays, elle n’obtient que 10 % dans les deux cantons sur Saint-Denis intra muros. 

Il n’y a qu’à Stains où le tandem Nicol-Mugerin relève le niveau avec 21,32 %. La faiblesse endémique de la droite dionysienne s’explique par deux raisons : il lui faut du temps pour retrouver une crédibilité perdue après de profondes dissensions internes, et ce temps a été mis à profit par le Parti socialiste pour occuper un espace vacant. 

Aujourd’hui, un électeur dionysien désireux de bouter les cocos hors les murs sera tenté par le vote utile incarné par un PS local aux dimensions de seul opposant de poids. Le Front national n’offre pas d’élément de comparaison avec les dernières municipales. Le scrutin le plus récent pour mesurer son influence concerne les européennes de mai 2014. Il avait obtenu 15,53 %, contre 14,21 % et 17,33 % dimanche dernier, respectivement sur Saint-Denis 1 et Saint-Denis 2. 

Dans les deux cantons, sans réaliser une véritable percée, il n’en est pas moins devant les représentants de la droite républicaine. Le Parti socialiste de gauche n’a pas connu la même fortune dans les deux cantons. Sur le 2, le tandem Habiba M’Ghizou - Slimane Rabahallah (6,16 %) se hisse presque au niveau de Georges Sali aux municipales, mais sur le 1 Adeline Assogba - Stéphane Privé (3,71 %) ne résistent pas au rouleau compresseur du duel PS-Front de gauche. 

Il est aussi à noter que sur les deux cantons, les petites listes étiquetées ou non oscillent entre 1 et 4 % sans parvenir à atteindre les 5% pourtant synonymes de remboursement des frais de campagne. Comme souvent dans la vie, ce sont les petits qui trinquent…

Dominique Sanchez


La droite mal partie pour gagner le département


Il faudrait une déferlante bleue pour que l’alliance UMP-UDI dirige le 9.3 face à une gauche qui part unie.

Finalement, pour que la Seine-Saint-Denis passe à droite, ce n’est plus une vague bleue qu’il faudrait dimanche 29 mars mais un véritable raz-de-marée en faveur de l’alliance UMP-UDI. Depuis le soir du premier tour, le président du conseil général Stéphane Troussel est plus détendu. Et on le comprend : pour avoir la majorité, il faut triompher dans 11 cantons. 

Or, si la droite est donnée favorite dans quatre d’entre eux (Le Blanc-Mesnil, Drancy, Aulnay et Villemomble), la partie s’annonce indécise dans sept autres cantons. La gauche est d’ores et déjà assurée de la victoire dans six endroits grâce à l’accord d’union signé entre les deux tours et elle est en ballotage favorable dans quatre autres. Il faudrait donc un scénario catastrophe pour que la présidence ne reste pas dans le giron du PS. 

La gauche est plus sereine dans la dernière ligne droite parce que le premier tour n’a pas pris les contours de la catastrophe annoncée. Si la droite progresse sensiblement par rapport à 2011 et dépasse même en pourcentage le PS de quelques dixièmes (28,25 % contre 28,17 %), elle ne semble pas être montée suffisamment haut pour faire la bascule comme lors des dernières municipales. 

Elle s’est même compliqué la tâche en transformant Saint-Ouen récemment acquise en canton indécis à cause d’une double candidature. Les binômes que le PS a constitués avec ses alliés EELV, PRG et MRC, sont en baisse par rapport en 2011, mais ils ont tout de même capté plus qu’espéré. À 16 %, le Front de gauche tire son épingle du jeu en progressant de deux points. Au second tour, l’accord de désistement lui garantit l’élection de trois binômes et lui promet un suspense dans le canton de Tremblay, où le candidat UMP ne donne aucune consigne de vote, ses candidats seront face au Front national, représenté notamment par son secrétaire départemental. 

D.Sz


Un accord dur à avaler au Front de gauche


Dimanche 29 mars, pour le second tour, il n’y aura qu’un bulletin de vote dans les bureaux. L’entente entre les partis de gauche trouvée au niveau départemental passe mal auprès des militants.

Il n’y aura donc pas de duel à gauche à Saint-Denis dimanche 29 mars. Mathieu Hanotin et Nadège Grosbois (PS-EELV) seront seuls en lice, tout comme Azzédine Taïbi et Silvia Capanema (Front de gauche). Un accord départemental passé entre les principales formations de gauche a en effet été trouvé au lendemain du premier tour. 

Le texte signé lundi 23 mars en début d’après-midi par le PS, EELV, PCF, PRG et MGC pour battre la droite et l’extrême droite appelle « au rassemblement de toutes les forces de gauche autour des binômes des candidats arrivés en tête au soir du 1er tour ». Il précise aussi que « pour éviter toute confusion et permettre la construction d’une dynamique de rassemblement dans l’ensemble du département, nous appelons également au désistement des candidats de gauche en mesure de se maintenir en faveur des binômes de gauche arrivés en tête dans les cantons d’Aubervilliers, Bagnolet, Montreuil 2, Pantin, Saint-Denis 1 et Saint-Denis 2 ».

Lundi 23 mars en soirée, les militants du Front de gauche avaient rendez-vous avec leurs candidat(e)s pour, précisément, décider de la stratégie à adopter… quand beaucoup ont découvert que le sujet était déjà tranché par les fédérations des partis. Lorsque Bally Bagayoko, depuis la tribune de la bourse du travail, dit ne pas se sentir concerné par ce « communiqué signé par le PS et le PC alors que nous sommes réunis pour discuter de ce qu’on veut faire », il fait un tabac à l’applaudimètre. Clairement favorable au maintien des candidats Front de gauche « pour être digne de ce territoire de résistance », son sentiment est partagé par une grande partie de l’assistance. Ce qui n’empêche pas le dilemme, comme l’exprime un jeune communiste : « Mon cœur me dit de continuer, ma raison me dit au contraire de ne pas mettre en difficulté nos camarades d’Aubervilliers et de Montreuil. » Car chacun a fait ses comptes : avec le retrait (plusieurs intervenants refusent le terme de désistement), le FdG devrait avoir quatre binômes élus dans le 93 contre vraisemblablement un seul en cas de maintien.


« Une décision merdique ! »

Dans la salle, les militants ne discutent pas qu’arithmétique électorale. Ils sont divisés politiquement. Entre ceux favorables à « un maintien ferme et définitif » pour qui « le Parti socialiste n’est plus un parti de gauche », juste un « parti solférinien » et ceux qui font la différence entre un département de droite et un département de gauche et qui rappellent que « deux de nos candidats (Azzédine Taïbi et Bally Bagayoko) sont dans l’exécutif du conseil général ». 

Bref, c’est le remake local de frictions nationales entre Mélenchon et Laurent. Finalement, un cri du cœur résume le mieux l’état d’esprit général : « Quelle que soit la décision que nos candidats vont prendre, elle est merdique ! » L’épisode du duel Hanotin-Braouezec aux législatives de 2012 est aussi dans de nombreuses têtes et pèse sur le choix de militants qui se rappellent la « claque qu’on a pris en voulant remettre ça au second tour ». 

Dans la salle, s’il est un nom qui revient souvent, c’est celui de Mathieu Hanotin. Il n’a décidément pas la cote. On lui reproche de « déverser des saloperies », d’être « frondeur seulement à l’extérieur de la ville » mais « de mener à chaque fois la même campagne électorale que NKM à Paris contre Anne Hidalgo », Patrick Braouezec a envie de « défendre les valeurs bafouées par Hanotin », mais il en appelle toutefois à « être responsable » par rapport aux enjeux départementaux.

Quand les candidat(e)s reprennent la parole, Silvia Capanema précise que sur le canton Saint-Denis 1 « il ne s’agit pas d’appeler à voter PS, mais seulement de ne pas aller au second tour ». Pour elle, comme pour Azzédine Taïbi, Florence Haye, Bally Bagayoko, la soirée n’est pas terminée. Ils doivent maintenant prendre une décision avec leurs suppléants. Au moment de quitter la bourse, les militants ne savent pas avec certitude de quel côté va tomber la pièce. Ce n’est que le lendemain que l’accouchement dans la douleur donne naissance à un désistement ferme et définitif… Mais rejeté (lire ci-contre dans les réactions) par Ensemble et la Parti de gauche, deux composantes du Front de gauche. 

Dominique Sanchez




LES RÉACTIONS

Candidats Front de gauche

Florence Haye, sa suppléante Suzanna De La Fuente, Bally Bagayoko et Patrick Braouezec, son remplaçant, ont rendu public mardi une déclaration précisant le sens du retrait de leurs candidatures sur le canton Saint-Denis 1.

« Le retrait de la candidature du Front de gauche sur le canton de Saint-Denis 1 face à celle du Parti socialiste et d’Europe Écologie Les Verts pour le second tour des élections départementales a été décidé, face au danger de conquête du conseil départemental par la droite et le risque de perte importante d’élus du Front de gauche dans d’autres cantons. Nous restons cependant convaincus que seul le maintien de notre candidature nous permettait de rester en cohérence avec le projet local et national dont nous avons été porteurs pendant cette campagne du premier tour. Une campagne véritablement ancrée à gauche, contre les politiques d’austérité mortifères portées par la droite de Nicolas Sarkozy puis par le gouvernement Hollande-Valls.

Notre choix est celui du combat sur notre territoire et au plus haut niveau de l’État pour une véritable justice sociale en Seine-Saint-Denis afin de permettre à chacun-e de vivre dignement et de bénéficier des mêmes chances de réussite. Pour cela, nous portions et nous continuerons de porter de nombreuses propositions ambitieuses axées autour de l’amélioration du pouvoir d’achat des habitants de ce département et de Saint-Denis, de la défense du service public aujourd’hui grandement menacé par la réduction progressive des moyens octroyés par l’État aux collectivités. Notre projet politique est par essence en totale opposition avec ce projet libéral porté aujourd’hui par le Parti socialiste à la tête de l’État et du gouvernement et par Mathieu Hanotin, député cumulard plus abstentionniste que frondeur. Avec Azzedine Taïbi et Silvia Capanema, et l’ensemble des élus du Front de gauche du département, nous continuerons à revendiquer le maintien de l’aide au financement de la carte Imagine R pour les jeunes, la baisse du coût de la carte Améthyste pour les seniors, des tarifs de cantines dans les collèges, la pérennisation des subventions aux associations, le dégel des budgets liés aux équipements sportifs et culturels… Le Front de gauche sera porteur d’une véritable alternative sociale en restant dans une cohérence politique sans faille et en associant toujours plus largement les citoyens à la construction d’un nouveau projet de société et de résistance à la crise et à l’austérité. Tant que sa ligne sera friable et aussi illisible, le Front de gauche restera peu crédible car sans cesse associé aux yeux des électeurs aux atermoiements et aux renoncements du Parti socialiste.

Il est urgent de reconsidérer le socle de nos engagements envers les habitants de ce département et de ce pays. L’heure n’est pas aux tactiques de courte vue mais à la responsabilité historique. Un signal est attendu dans le pays pour créer une nouvelle force politique, un rassemblement social, culturel, citoyen inédit à gauche. Nous y sommes prêts. »


PSG

Le Parti socialiste de gauche « proteste contre l’accord de désistement intervenu ce jour entre le PS et le PCF pour le second tour des élections départementales. Alors que ces deux partis se sont très fermement affrontés avant le 1er tour, exprimant des visions très différentes de l’avenir de notre département, les voilà qui s’arrangent pour se partager des cantons alors même que les candidats de droite et d’extrême droite sont éliminés et ne présentent donc aucun risque pour la gauche. Cela est incompréhensible sur le plan politique. Le PSG appelle les électeurs dionysiens à s’abstenir pour marquer leur protestation et leur colère. »


Parti de gauche

« L’accord de second tour entre le PS, ses satellites et le PCF contribue à empêcher l’émergence d’une alternative écologique, sociale, et citoyenne. L’échec des candidat.e.s du Parti socialiste ne relève que de sa seule responsabilité. S’agissant des forces du Front de gauche, le PCF a unilatéralement décidé de signer cet accord qui est loin d’engager toutes les forces de gauche du département. Pour sortir de ces logiques d’appareil et redonner sa souveraineté au peuple, la mise en place d’assemblées citoyennes conduisant vers une VIe République est aujourd’hui plus que jamais nécessaire. »


« Citoyen, l’avenir est à vous »

Fatima Laronde et Jean-Michel Antonin estiment que leur candidature « citoyenne et écologiste a été le porte-voix des Dionysiens qui souhaitent un véritable changement dans la ville. Nous sommes fiers d’avoir offert aux Dionysiens un choix démocratique. À Saint-Denis, un trop grand nombre d’habitants se sentent abandonnés par l’État face à leurs problèmes quotidiens. L’abstention et le vote d’extrême droite apparaissent pour certains d’entre eux comme l’unique moyen d’exprimer un mécontentement. Nous refusons de nous y résigner. Nous continuerons de militer pour transformer Saint-Denis en une ville plus solidaire, plus attractive, plus humaine et écologique. »


Corentin Duprey et Mathieu Hanotin

« À l’occasion du premier tour des élections départementales, les Dionysiens ont pour la première fois lors d’une élection locale placé le Parti socialiste et ses alliés en tête des suffrages. Le rassemblement que nous avons initié avec Europe Écologie-Les Verts, le PRG et le MRC constitue aujourd’hui une alternative crédible et attendue par nos concitoyens. Notre volonté de conforter le rôle de bouclier social du département et défendre nos services publics face à une droite et à une extrême droite menaçante en Seine-Saint-Denis nous ont conduits à conclure un accord départemental avec l’ensemble des forces politiques de gauche. En vertu de celui-ci, nous ne nous présenterons pas au second tour dans le canton de Saint-Denis 2 et serons seuls en lice dans celui de Saint-Denis 1. Un an après les élections municipales, ce scrutin démontre le renforcement de notre implantation locale et la volonté croissante des Dionysiens d’une autre ambition pour notre ville. En tant que député et conseiller général pour l’un et en tant que conseiller municipal d’opposition pour l’autre, nous resterons présents aux côtés des habitants de notre ville pour proposer des solutions concrètes à leurs difficultés et relayer leurs aspirations et leur mécontentement auprès de la municipalité. Nous sommes plus que jamais déterminés à continuer à construire à Saint-Denis un large rassemblement politique et citoyen porteur de changement pour notre ville. »


PSG (Saint-Denis 1)

Adeline Assogba et Stéphane Privé ne sont « bien sûr pas satisfaits du score obtenu par le PSG dans ce canton. La surenchère entre les deux candidats principaux, PS et FdG, mobilisant des moyens que nous n’avions évidemment pas, a saturé l’espace politique. Le travail de fond effectué par le PSG va évidemment continuer et, passé cette période d’excès électoral, nous sommes convaincus que les électeurs dionysiens se sentant socialistes et de gauche trouveront dans l’offre politique de la gauche refondée qu’incarne le PSG la réponse à leur désarroi actuel ».


UMP-UDI

Milisa Gonçalves et Georges Mélane : « Parce que l’exécutif est incapable d’être à l’écoute des citoyens, les extrêmes progressent. Ainsi, le dégoût engendré par la gestion communiste de notre ville, les ambitions affichées de notre député PS cumulard et les sommes indécentes dépensées lors des campagnes électorales constituent aussi un des socles de l’extrême droite dans notre ville. Notre résultat nous conforte dans notre idée, née en 2014 durant les élections municipales, de créer un dialogue direct avec les Dionysiens, mais pas à la manière du Front de gauche ou des socialistes, mais un lien vrai sans faux-semblant et nourri de nos expériences communes. Aujourd’hui, notre engagement reste total. Nous habitons Saint-Denis et nous n’aurons de cesse de faire avancer nos idées pour changer notre ville. Nous sommes prêts pour y travailler avec chaque Dionysien. »


PCF

« Dans des cantons redécoupés sur mesure par le Parti socialiste, nos candidats du Front de gauche arrivent en première et seconde position sur les 2 cantons de Saint-Denis. Le scrutin, marqué par une très forte abstention, ainsi que la campagne, traduit un véritable rejet de la politique. Un rejet qui dépasse la simple défiance vis-à-vis des organisations politiques. De plus en plus de Dionysiens ne croient plus qu’il est possible de construire ensemble un avenir meilleur, ils ne croient plus en un combat collectif, ils ne voient plus dans la politique un moyen de faire respecter leurs intérêts. La crise est profonde et la politique du gouvernement PS, tout comme la campagne particulièrement néfaste du Parti socialiste menée par Mathieu Hanotin, qui s’est contenté d’appeler à sanctionner la municipalité de gauche, ne font que l’aggraver. »


ENSEMBLE (membre du FdG)

« Les résultats des élections départementales sont sans appel pour Hollande-Valls avec une nette victoire de la droite et une poussée du FN. Dépitée par la politique de régression sociale du gouvernement, une grande partie du peuple de gauche n’est pas allée voter. Le PS a fait campagne non pas contre la droite ou contre le FN, ni même en rejetant les politiques d’austérité du gouvernement mais en dénonçant et en dénigrant le difficile travail de la majorité municipale Front de gauche, EELV et PSG face à l’austérité. Il a tenté de manipuler les électeurs. Pendant la campagne, les Dionysiens nous l’ont répété : les arrangements entre amis et entre appareils, ils n’en veulent plus. Dire une chose un jour et faire le contraire le lendemain nourrit la défiance vis-à-vis des organisations politiques, le Front de gauche inclus. »


Front national

Le secrétaire départemental du FN, Jordan Bardella, est « satisfait des résultats obtenus sur les deux cantons de Saint-Denis, avec le début d’une campagne de terrain ». Pour lui, « c’est une belle dynamique qui s’enclenche », la naissance d’un FN « qui a sa place dans l’implantation locale ». Le Front National « a vocation à rallier les amoureux de la France à Saint-Denis », estime-t-il.


PSG (Saint-Denis 2)

Slimane Rabahallah : « Avec ma colistière Habiba M'Ghizou, nous sommes vraiment satisfaits du score que nous avons réalisé dans ce canton et nous remercions chaleureusement les électeurs qui nous ont apporté leur suffrage. Avec très peu de moyens, nous avons pu confirmer l'implantation du PSG engagée à Saint-Denis lors des élections municipales il y a un an. Au-delà, nous avons déployé nos messages de refondation de la gauche à Stains. Ce 1er tour est un vrai encouragement pour tous ceux qui veulent s'engager en politique, loin des vieux appareils embourbés dans leurs contradictions. Notre travail va continuer dans l'objectif permanent de servir notre population. »


Evelyne Nicol, responsable UMP

« Merci à tous nos électeurs. Malheureusement nous ne sommes pas qualifiés pour le second tour et notre ville continuera de s’enfoncer toujours un peu plus. Pour nous tout n’est pas fini pour autant, nous restons à votre disposition pour bâtir une alternance, car à la veille du second tour qu’observons-nous ?

Nous voilà revenu au temps de l’URSS, au temps du candidat unique :

M. Hanotin sauvé par M. Bagayoko et M. Taibi par M. Duprey le tout grâce au FN.

Et comme à l’accoutumée, fin du jeu de rôle. Le désistement faussement démocratique ne laisse en place qu’un seul candidat :

· Mathieu Hanotin (PS) sur Saint-Denis 1

· Azzedine Taïbi (FdG) sur Saint-Denis 2

Les soi-disant ennemis politiques d’hier se sont réconciliés. Mais nous en avons l’habitude. Ces petits arrangements entre amis détruisent la confiance des citoyens dans le système démocratique et font monter le FN. Après avoir fait des campagnes qui développent des thèmes différents ils tombent maintenant d’accord… Les électeurs et leurs militants ont été bernés.

La gauche a beau jeu de donner des leçons de morale à l’ensemble de la classe politique alors que localement les clans s’arrangent entre eux, tuant chaque fois un peu plus l’expression démocratique. Les socialistes, les communistes et leurs alliés gèrent désormais ensemble notre ville et seront tous responsables de sa situation désastreuse.

Dimanche 29 mars 2015 l’abstention sera le seul adversaire du candidat unique.

Je laisse juge tous les Dionysiens. »


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