En ville

2015-2016, la vidéosurveillance en deux étapes

Une quarantaine d’habitants assistait, le 4 février, à une réunion publique sur la sécurité, animée par deux adjoints au maire et par le commissaire central.
Caméra de vdéosurveillance
Caméra de vdéosurveillance


Mercredi 4 février, la salle de résistance de la mairie accueillait une réunion publique sur la sécurité dans le secteur République/Gare. Laurent Russier, maire-adjoint en charge de ce quartier, Slimane Rabahallah, maire adjoint à la tranquillité publique, et David Le Bars, commissaire central de Saint-Denis, étaient présents pour répondre aux questions d’une quarantaine d’habitants.


Les participants ont rappelé les problématiques de ce quartier, qui constituent « un chantier immense et urgent » (M.Russier) : le trafic de stupéfiants, endémique à plusieurs endroits ; les attroupements alcoolisés dans les halls des immeubles et dans les rues, vers la gare mais aussi autour de la place des Tilleuls et le long du boulevard Sembat ; les vols avec violence, particulièrement nombreux dans ce secteur dense.


En ce qui concerne le trafic de drogues, le commissaire divisionnaire a expliqué que la police nationale se concentre, dans un souci d’efficacité, sur les réseaux de trafiquants, c’est-à-dire sur des enquêtes longues, peu visibles. Mais le trafic reprend vite. La rue du Corbillon en est un bon exemple. Après avoir été démantelée, l’activité illicite y a repris depuis. Quant aux vols avec violence, dix mineurs qui sévissaient en bande organisée autour de la place du Caquet ont été arrêtés il y a peu, et le nombre de faits a chuté, selon le commissaire.


Une étude de faisabilité et des visites de terrain

La vidéosurveillance a vite été évoquée par les habitants. Slimane Rabahallah a rappelé qu’une étude de faisabilité et des visites de terrain étaient en cours en vue d’installer des caméras le long de l’axe Caquet-Gare et dans les rues perpendiculaires. « Ne nous faites pas le coup de 2008 ! », ont averti des habitants qui se souviennent d’une étude précédente, restée lettre morte. MM. Rabahallah et Russier se sont engagés à ce que l’équipement soit déployé en deux étapes, en 2015 et 2016. Le commissaire a rappelé que cela pouvait être un outil utile, mais qu’il ne fallait pas en attendre de miracles. La Ville a demandé à ce que le dispositif soit placé sous le contrôle de la police nationale.


M. Le Bars a rappelé aux présents de composer le 17 pour les urgences absolues, mais de laisser une trace écrite, en incluant dans la boucle les différents interlocuteurs (police, ville, bailleurs), pour signaler des problématiques durables, comme les attroupements ou les occupations. Ces problématiques sont complexes : il est possible d’interpeller les individus pour ivresse sur la voie publique ou occupation des espaces communs, mais la réponse pénale est faible. La coopération entre tous les acteurs est nécessaire pour obtenir des résultats. L’arrêté de fermeture des commerces à 20h a notamment été étendu au boulevard Jules-Guesde.


Hélas, les effectifs de police restent limités. La municipale, qui compte 39 agents à ce jour, devrait recevoir 19 renforts en 2015 et 19 autres au cours du mandat. Par contre, les effectifs de la police nationale (à peine 300) n’ont pas augmenté depuis dix ans malgré une population en forte hausse. Laurent Russier a notamment regretté que le dispositif de la Zone de sécurité prioritaire autour de la gare, « qui a donné des résultats depuis 2012 » semble désormais « en stagnation ».


Sébastien Banse


Une réunion publique est également prévue mercredi 11 février, en mairie à 18h30, pour Péri/Langevin.

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