Cultures

Danse puissance six

Six compagnies chorégraphiques dionysiennes ont carte blanche samedi 14 février, à la Belle Étoile. Parmi elles, la compagnie Boukousou présentera la dernière création de Max Diakok.
La compagnie Boukoussou présentera Depwofondis, une chorégraphie de Max Diakok
La compagnie Boukoussou présentera Depwofondis, une chorégraphie de Max Diakok



Le théâtre de la Belle Étoile ouvre ses portes à la danse samedi 14 février avec Dansons camarades !, une carte blanche offerte à six compagnies dionysiennes. Parmi elles, la compagnie Boukousou présentera à 17 h sa dernière création, Depwofondis, chorégraphiée par Max Diakok. « Il s’agit d’un focus sur la société dans laquelle on vit, qui nous happe, constate Max Diakok. Aujourd’hui, on ne parle plus mais on échange des SMS, nous sommes envahis d’ordinateurs, de mobiles. Où est la convivialité de la place publique ? » Le chorégraphe ne porte pas de jugement, il constate et cherche à combiner modernité et qualité humaine.

Trois danseurs (dont lui) de générations différentes mèneront ce parcours en forme d’introspection, « pour retrouver une forme spirituelle. Mieux se connaître de l’intérieur permet d’aller vers les autres, affirme-t-il. Il nous faut sortir du tout quantitatif pour revenir vers le qualitatif. Et cela passe par les corps. »


Gwoka, hip-hop, jazz…

En plusieurs tableaux, de la course effrénée à la redécouverte de soi-même en passant par l’apprentissage de la conscience de son corps, de l’énergie vitale qui ouvre le chemin, Depwofondis est interprété par des danseurs venus de styles différents (Max Diakok du gwoka, Loïc Elice du hip-hop et du jazz et Alexandre Atanga de la contemporaine) sur une musique originale (interprétée, entre autres, par le grand pianiste de jazz Alain Jean-Marie) composée par Rico Toto. « Nous avons beaucoup travaillé ensemble », indique Max Diakok. La chanteuse Jacqueline Etienne participe aussi à l’aventure.

Les autres compagnies invitées sont toutes aussi passionnantes. Juste après Depwofondis, place au hip-hop avec Hip Hop Art et à la compagnie Aktuel Force, de Gabin Nuissier, qui présentera I-Mobil-is. La soirée se poursuivra à 20 h 30 par trois spectacles de danse contemporaine : Étude pour une chorégraphie urbaine, par la compagnie Héliotropion, On éteint, On est un, par la compagnie Censure et De Cassius Clay à Mohamed Ali, par L’Œil Arabesk.

B.L.

Dansons camarades ! samedi 14 février à 17 h et à 20 h 30. 14, rue Saint-Just. Tarifs : 6 € une partie, 10 € les deux parties. Restauration sur place. Tél. : 01 49 98 39 20.