En ville

*Au conseil municipal du 31 janvier 2013* La Baleine change de ligne d’eau

Après le constat de graves dysfonctionnements et un audit extérieur, un gestionnaire spécialisé prendra en charge le centre nautique de Saint-Denis dès juillet.
Le centre nautique de Saint-Denis ne sera plus géré directement par la ville
Le centre nautique de Saint-Denis ne sera plus géré directement par la ville


« Le service rendu n’étant pas à la hauteur des attentes du public, sans amélioration en vue, et après un audit, nous proposons de lancer un marché d’exploitation», a indiqué l’adjointe aux sports Fabienne Soulas lors du conseil municipal du 31 janvier. En conséquence, dès juillet la gestion du centre nautique La Baleine devrait être assurée par un prestataire spécialisé et non plus par les services municipaux. Mais la Ville va «conserver la maîtrise des orientations pour l’utilisation de l’équipement ; les bassins seront toujours accessibles aux associations, aux scolaires et au public, sans doute dans des plages horaires plus larges».


«L’audit a confirmé des dysfonctionnements conduisant à des coûts d’exploitation élevés au regard du service rendu», précise Fabienne Soulas, pour qui « il n’y a pas de travaux très importants à réaliser au bout de quinze ans d’existence, mais il est bon d’entreprendre une remise à niveau pour éviter des surconsommations énergétiques…».


Elle explique aussi que «le choix de ce soir est le résultat de toute une démarche, engagée avant le lancement de l’audit », et reconnaît «un désaccord avec les agents, et un contexte régulièrement conflictuel. […] Ce sont des maîtres nageurs professionnels, ils sont intégrés dans la filière administrative des éducateurs sportifs spécialisés, et nous recherchons avec eux les meilleures solutions de reclassement». Puis, tout en précisant que «de plus en plus de collectivités s’engagent sur cette voie », l’élue note que « les dépenses pour la collectivité seront sensiblement égales».


Pour Georges Sali (opp. Socialistes & partenaires), «les dysfonctionnements graves, avec des fermetures au moindre prétexte, sont connus de tous et, effectivement, cela ne pouvait pas continuer. Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Je sais que la tendance est d’aller vers des délégations de services publics (DSP), Paris et le conseil général y pensent pour la piscine de Marville (qui est de leur ressort), mais je veux poser clairement la question du service public. Et je souhaite que l’on se donne les garanties pour revenir un jour à une régie municipale si le conseil le décide». Le groupe socialiste et les élus de droite votent au final contre. Le rapport est adopté par la majorité.


Xavier Ducos-Fonfrède (opp. UMP) parle «d’incurie dans la gestion municipale dans tous les domaines, et là vous faites mourir La Baleine. C’est une nouvelle fois l’expression de votre mépris pour cette ville et ses habitants». Didier Labaune, autre élu de droite, estime que «le privé ne gérera pas mieux que le public car il sera sous le contrôle de la Ville, alors que les élus de la majorité n’ont pas les compétences…»


Agnès Renaud (maj. LO) indique que les élus de sa sensibilité ne voteront pas pour, «car par principe nous sommes opposés à toute privatisation», dit-elle en regrettant qu’une autre solution n’ait pas été envisagée. Arezki Ammi (opp. Socialistes & partenaires) témoigne de dysfonctionnements qu’il a constatés, comme «la condamnation des tribunes alors qu’elles devraient permettre aux parents d’y attendre leurs enfants, les portes fermées obligeant à attendre dehors même en hiver… Est ce que cela va s’améliorer ? Je n’en suis pas certain…».


Bally Bagayoko (maj.) estime «que l’on peut certes regretter l’abandon d’une gestion en régie directe, mais il faut tenir compte aussi des usagers qui attendent des réponses concrètes. La solution de la DSP nous permet de maintenir les orientations politiques sur lesquelles nous nous sommes engagés».


Quant au maire Didier Paillard, il «souhaite que cette modification profite au maximum au public, car la demande d’ouverture est bien supérieure à ce qui était proposé. Nous nous engageons dans un marché d’exploitation pour cet équipement sur une durée limitée, et rien ne nous interdira de réexaminer la question dans quelques années».

Compte rendu Gérald Rossi


Ils ont dit en séance

Georges Sali (opp. PS & part.)

«Effectivement le centre La Baleine doit être remis à niveau. Mais la question est: comment en est-on arrivé là? Et il faut s’interroger aussi sur l’avenir du service public.»


Fabienne Soulas (maj. PC)

«Les coûts de cette modification seront équivalents pour la collectivité, et notre objectif est d’avoir une piscine davantage ouverte au public, ce qui entraînera plus de rentrées financières.»


Didier Paillard (maj. PC)

«Nous pourrons revoir les modalités, mais ce que nous voulons c’est que le public bénéficie d’un meilleur fonctionnement de la piscine avec davantage d’heures d’ouverture.»


Xavier Ducos-Fonfrède (opp. UMP)

«La Baleine illustre bien l’incurie municipale dans tous les domaines, le mépris pour les Dionysiens qui payent leurs impôts. J’en ai marre, je suis scandalisé, j’ai honte pour vous.»


Bally Bagayoko (maj.)

«Les usagers attendent des réponses concrètes et il est normal de proposer une solution alternative pour la piscine, même si l’on regrette effectivement la fin de la gestion directe.»


L’accueil matinal sonne le réveil

À la rentrée prochaine, les gamins pourront être accueillis dès 7h15 dans les groupes scolaires de la ville.


Voilà une nouveauté prévue pour la prochaine rentrée scolaire (septembre 2013) qui va donner le sourire a bien des parents. En effet, le conseil a décidé (6 abstentions du groupe Socialistes & partenaires et 2 contre à droite) de généraliser l’accueil des enfants dans les groupes scolaires de la ville, dès 7h15, avec le concours d’associations et d’entreprises relevant de l’économie sociale et solidaire (ESS). «Nous répondons ainsi à une demande forte des pères et des mères», explique l’adjointe au maire Zohra Henni.


D’ores et déjà, ce type d’accueil existe dans plusieurs écoles comme à Bel-Air, Brise-Échalas, Jules-Vallès, Casarès-Doisneau, Victor-Hugo… Avec des associations de parents et pour l’année 2012-2013, d’autres groupes scolaires ont vu l’intervention d’un groupement d’entreprises d’ESS (Pasteur, Vieille-Mer, Diderot, etc.).


«Cet accueil matinal (effectué en règle générale dans les locaux des centres de loisirs) sera assuré du lundi au vendredi pendant les périodes scolaires», a précisé l’élue. Il peut se faire dans une école voisine de l’établissement fréquenté par l’élève et le transport vers le lieu de scolarisation se fait à pied sous la surveillance de l’équipe. Cette dernière veille aussi au «filtrage» des enfants accompagnés par leurs parents. Les familles sont facturées par la Ville, sur la base des tarifs en vigueur pour les études.


«Je tiens à ce que le JSD ne titre pas que l’UMP est contre la garde des enfants, mais je demande une clarification du mode opératoire», s’exclame dans le débat Xavier Ducos-Fonfrède, qui demande que lui soient fournis «les montants horaires par jour et par enfant». L’adjointe au maire Fabienne Soulas précise que le coût a été évalué à «1300 euros par an et par enfant (salaires compris)».


Georges Sali (Socialistes & partenaires) justifie l’abstention de son groupe en regrettant que ces missions n’aient pas été confiées à du personnel municipal «car on va vers un service public de moins en moins assuré par du personnel public». Il précise: «Je ne critique pas les associations de parents, mais je ne suis pas convaincu que l’on ne puisse pas faire autrement.»


David Proult (maj. Fase) considère que « ce dispositif est un grand pas en avant qui accompagne la transformation de la ville et qui répond à une véritable attente des familles, notamment monoparentales». Pour le maire Didier Paillard, «cette généralisation de l’accueil du matin est la concrétisation d’un de nos engagements. Ce dispositif s’appuie sur les parents d’élèves et il a aussi l’avantage de créer des emplois locaux. À nous de veiller que cela se traduise par un service de qualité».

G.R.


Décisions au conseil

Subventions

Le conseil a voté (2 contre à droite) l’attribution d’une partie des subventions qui seront attribuées aux associations et organismes publics lors du vote du budget annuel. Sont concernés principalement les clubs sportifs importants et les structures culturelles. Le vote de ces acomptes est conforme aux règles de la comptabilité publique. Le montant total de ce premier versement «pour permettre d’honorer les échéances» du début d’année (paiement des salaires et des fournisseurs) s’élève à 2 906 525 €.


Handicap

Plusieurs travaux permettant une meilleure accessibilité des personnes handicapées seront réalisés dans l’hôtel de ville et son extension (centre administratif) jusqu’à l’été. Ces travaux concernent notamment l’installation de portes automatiques, de rampes d’accès, de guidage au sol, de mise en conformité des ascenseurs et sanitaires, d’un accès spécifique en salle du conseil, etc. L’ensemble de ces travaux est estimé à 305 250 €.


Cité Floréal

Un projet d’aménagement dans cette cité prévoit notamment l’amélioration des liaisons piétonnes dans le secteur, la réorganisation du stationnement le long des voiries et à proximité du centre commercial, le développement des espaces publics aménagés et de jeux…


Immeuble rénové

Au 59-61 rue Charles-Michels dans le quartier Gare, la Société Histoire et Patrimoine va réhabiliter cet immeuble construit en 1878 pour loger le personnel de l’usine de produits chimiques Coignet. Le bâtiment a été longtemps squatté, un incendie y a fait des victimes et il nécessite une remise en état totale. Le projet prévoit la réalisation de 58 logements de petite taille, tous en location. La Société Histoire et Patrimoine est spécialisée dans la remise en état des anciens bâtiments. À Saint-Denis on lui doit notamment la réhabilitation du coron Meissonnier.


Réhabilitations

Les opération de réhabilitation menées par Plaine commune avec la Soreqa dans le cadre du Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (Pnrqad) vont s’étendre, a expliqué le maire adjoint Stéphane Peu. Les opérations concerneront notamment les immeubles des 39, 48 et 50 rue Gabriel-Péri.


Secteurs scolaires

L’augmentation de la population et la construction de nouvelles écoles entraînent des modifications des secteurs scolaires dans le quartier Plaine. «Nous avons pris les dispositions pour que les enfants ne changent pas plus d’une fois d’école dans le primaire», a expliqué le maire adjoint David Proult, qui a précisé que «jusqu’en 2016 dix écoles (cinq groupes scolaires) s’ajouteront à celles existant déjà ».


Sports

Les élus ont adopté le texte d’une «convention type» qui sera signée avec les associations sportives subventionnées. Ce document précise les «objectifs communs permettant de répondre aux attentes de la population» dans le respect des règlements des fédérations sportives, et «de la charte d’éthique et de déontologie du sport adoptée par le Comité national olympique et sportif français». Les clubs s’engagent aussi à «assurer rigoureusement le contrôle de l’aptitude médicale de leurs membres».


Mur vendu

La société I3F va réaliser des logements et une crèche privée sur le terrain du 14, rue Brise-Échalas dans le quartier Gare. En fond de terrain, un mur de 6 m2 n’avait pas été compris dans l’acte de vente initial. C’est désormais chose faite au prix symbolique de 1€.


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