En ville

Lycée Paul Éluard : le voyage au Guatemala se précise

Les élèves de 1re ES de cet établissement dionysien ont assisté à la deuxième conférence préparant leur voyage en Amérique centrale.


Après Jean-Patrick Razon, directeur de l’ONG Survival France, les élèves du lycée Paul Eluard ont reçu Patrick Kulesza le mardi 1er février dans leur salle de classe. Le directeur du GITPA (Groupe international de travail sur les peuples autochtones) a poursuivi la démarche commencée il y a deux semaines en sensibilisant davantage les élèves sur l’histoire et les difficultés rencontrées par les peuples autochtones. 


Il leur a notamment expliqué que le terme d’« indigène » n’était plus utilisé en France pour définir les « peuples ancestraux et issus de la terre sur laquelle ils vivent », car ce mot désignait « les habitants des colonies entre 1880 et 1946 ».


Une revue de presse retraçant le traitement médiatique de ces peuples sur les trente dernières années leur a ensuite été présentée. Cet exercice très représentatif a permis de mesurer de nombreux changements, puisque des titres publiés en 1987 comme « Les tribus qui vont disparaître, » ont laissé place à « La revanche des sauvages » en 1989, jusqu’à la revendication d’une identité en 2007 avec « Fiers d’être indiens ».

D’autres articles, écrits dès 1991, montraient que le monde dit « civilisé » se mobilisait pour ces peuples minoritaires avec des unes comme « sauvons les tribus pour sauver notre avenir ».


Les menaces qui pèsent sur ces peuples sont pourtant très nombreuses encore aujourd’hui, avec des « exploitations minières dévastant des sites sacrés, des vols, des accaparements de terres , des discriminations et des agressions » de la part du monde occidental. « Les ethnies concernées résistent et se mobilisent du nord au sud depuis plusieurs années pour faire entendre leur voix » raconte Patrick Kulesza.


Elles « se rapproprient notamment leurs identités » : les « Eskimos » se font désormais appeler « Inuits », les « Berbères » revendiquent le nom d’ « Amazighen », les « Canaques » insistent pour l’orthographe « Kanaks » et les « Jivaros » se nomment les « Shuars », sans oublier les « Bochimans » qui préfèrent dire « San ».


Les billets d’avion sont réservés

Les lycéens, eux, auront la chance de partir au Guatemala du 19 avril au 3 mai prochains avec leurs professeurs Jean-Pierre Aurières, Nicolas Urlacher et Jorge Pardo. Ils y rencontreront les peuples autochtones de la région et seront accueillis par l’ONG Collectif Guatemala. Miguel, originaire du triangle d’Ixil et rescapé d’une famille massacrée, sera leur contact sur place. « Les billets d’avion sont déjà réservés, en plus d’un car disponible 24 heures sur 24 pour les deux semaines du périple » expliquent les enseignants.


Comme prévu, Antigua sera visitée, ainsi que le lac Atitlan, la capitale maya Tikal, la jungle, les montagnes et peut-être certains bidonvilles. La rencontre avec Rigoberta Menchu, prix Nobel de la Paix, reste encore à l’état de projet au sein d’un programme déjà riche et bien chargé, qui marquera sans doute les futurs bacheliers. « Un voyage comme celui-là, ça vaut des milliers d’heures d’éducation civique » s’enthousiasme Jean-Pierre Aurières, qui n’en est pas à son premier coup d’essai après des séjours scolaires axés sur des thématiques fortes en Irlande du Nord, autour de la frontière américano-mexicaine ou en Afrique du Sud.


A leur retour, les élèves réaliseront un encart de quatre pages publié dans le Journal de Saint-Denis, en plus du blog qui sera quotidiennement mis à jour durant leur circuit. Mais avant le départ, une troisième conférence est prévue dès demain avec le professeur de philosophie Julien Duçot, qui reviendra sur l’altérité « sauvage et civilisé » à travers différents points de vues. Enfin, Patrick Kulesza sera de retour pour un dernier échange le 1er mars prochain.


Valentine Duarte (stagiaire) et A.S.

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