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/ Youyous et binious

Jusqu’au 1er juin, l’Amicale des Bretons organise la 9e édition de son festival dédié à la culture bretonne, à laquelle elle associe depuis quelque temps la culture kabyle, par le biais de la Maison Amazigh. Exposition, projection, concerts, danses et défilé figurent au programme.
" Nous nous sommes aperçus aussi que les Bretons pouvaient danser sur des musiques berbères et vice-versa" © Véronique LeCoustumer
" Nous nous sommes aperçus aussi que les Bretons pouvaient danser sur des musiques berbères et vice-versa" © Véronique LeCoustumer

Les chants et les danses traditionnelles vont égayer la ville jusqu’en juin. Ils convoquent la mémoire des Dionysiens pour qui Saint-Denis était « l’autre capitale de la Bretagne ». Jusqu’au 1er juin, l’Amicale des Bretons organise la 9e édition de son festival dédié à la culture bretonne et dont la célébration a failli disparaître. « Jusqu’au milieu des années 1990, nous fêtions le Pardon. C’était assez grandiose. Il y avait des défilés, de la musique, la fête se poursuivait dans le parc interdépartemental de Marville. Puis il n’y a plus rien eu pendant des années, faute de financements », décrit Gérard Réquigny, président de l’Amicale.

En 2011, l’association décide de reprendre son héritage en main et de ne pas le laisser périr. « Nous avons commencé tout petit avec un stand à crêpes installé devant la basilique et seulement trois musiciens, se rappelle-t-il. Puis, petit à petit, l’événement a pris de l’ampleur. » À tel point que Saint-Denis la Bretonne renaît de ses cendres. Au fil des années, le festival s’est renforcé avec de nombreux événements : concerts, exposition, danses.

Dans divers endroits de la ville

Depuis trois ans, un défilé en costumes traditionnels clôt les festivités et parcourt le centre ville, comme autrefois. « La première année du défilé, beaucoup d’anciens pleuraient. Cela leur rappelait de vieux souvenirs », témoigne Gérard Réquigny. À cette parade haute en couleurs se sont jointes les robes chatoyantes des Berbères emmenés par la Maison Amazigh. Une façon de rappeler que les deux communautés partagent de nombreux points communs.

« Ce sont deux cultures importantes à Saint-Denis qui ont deux histoires pas si éloignées. Ce sont deux communautés à qui on a voulu interdire la langue, leurs instruments de musique sont assez semblables… Nous nous sommes aperçus aussi que les Bretons pouvaient danser sur des musiques berbères et vice-versa. » Rien de mieux que de s’ouvrir aux autres cultures pour continuer à faire vivre la sienne. C’est le message que souhaite envoyer l’Amicale des Bretons. Pour cette édition 2019, le festival organise une pléthore d’événements. Une exposition de peintres locaux se tient à l’Office de tourisme jusqu’au 31 mai. 

Le défilé samedi 1er juin

Une causerie autour des compositeurs bretons du Moyen-Âge à nos jours s’achèvera par un concert de clavecin lundi 27 mai à 19 h à l’église SaintPaul-de-la-Plaine (29, rue du Landy). Mardi 28 mai, à la Maison de la Bretagne de Saint-Denis (16, rue Dezobry), une conférence sera donnée par Françoise le Goaziou au sujet des peintres de l’école de Pont-Aven. Mercredi 29 mai, la librairie Folies d’Encre (14, place du Caquet) accueillera une rencontre autour des romans policiers régionalistes. Enfin, le vendredi 31 mai, le groupe Malurette vous fera danser et chanter à la brasserie le Basilic (2, rue de la Boulangerie).

Quant au défilé, il aura lieu samedi 1er juin à 14h30 avec un départ à la mairie. Cette journée sera l’occasion de découvrir de 11h à 21h, place Jean-Jaurès, le marché artisanal avec un forgeron, un calligraphe, un tailleur de pierre, de la poterie… Une scène, sur laquelle se relaieront chanteurs touaregs et bretons, ponctuera la journée bretonne-berbère pour un Fest-Noz digne de ce nom. « Avec ces événements très différents, nous voulions montrer que nous avons une culture riche mais qui, parfois, a du mal à s’exprimer, résume Gérard Réquigny. Mais je constate malgré tout que les jeunes Bretons en région parisienne renouent avec leur culture. Ils se remettent dans le circuit et, aujourd’hui, il y a des Fest-Noz quasiment toutes les semaines en région parisienne.» L’Amicale des Bretons pense dorénavant créer des ponts avec d’autres communautés comme les Kurdes (côté musique) et les Serbes (côté danses), toutes deux également très présentes sur le territoire. 

Maxime Longuet

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