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Collège Elsa-Triolet
/ Une enseignante braquée

Jeudi 11 avril, une professeure du collège Elsa Triolet a été agressée par un adolescent qui lui a tiré dessus avec un pistolet à billes. Le jeune a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.
Le collège Elsa-Triolet en centre-ville.
Le collège Elsa-Triolet en centre-ville.

La liste des incidents dans les établissements du secondaire de Saint-Denis semble n’avoir jamais de fin. Jeudi 11 avril c’est le collège Elsa-Triolet du centre-ville qui a été le théâtre d’une agression d’une rare violence. Autour de 15h, une classe suit un cours de français dans une salle du rez-de-chaussée qui donne sur la rue Paul-Éluard. Trois jeunes interpellent les élèves depuis le trottoir et jettent un pavé sur l’une des vitres de sa salle. La professeure décide d’intervenir. Les fauteurs de troubles en retour s’introduisent dans l’établissement et entrent dans la classe. Ils insultent l’enseignante avant de s’éclipser.

Un des trois jeunes hommes décide alors de revenir quelques minutes plus tard. Il braque la professeure avec un pistolet. L’arme s’avère être factice mais l’intrus, qui crie « c’est un attentat », va jusqu’à tirer à deux reprises des billes en direction de l’enseignante, avant de prendre la fuite. Grâce à des signalements précis, cet ancien élève de Triolet âgé de 15 ans est ensuite interpellé par la police à son domicile. Placé en garde à vue, il a reconnu les faits. Il a déclaré aux forces de l’ordre s’être senti insulté par la professeure quand elle lui a demandé de quitter les lieux et avoir voulu se venger. Dimanche 14 avril, l'adolescent a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. 

Un front commun contre les violences

Dans la même journée, un élève de 6e a introduit un taser dans le collège et le personnel de l’établissement a dû faire face à un départ de feu à la cantine. En réaction à ces faits graves, l’ensemble des professeurs d’Elsa-Triolet se sont mis en grève ce vendredi 12 avril. Le rectorat a, lui, envoyé le proviseur de vie scolaire et une équipe mobile de sécurité à Triolet. Mais le corps enseignant ne souhaite pas en rester là alors que les actes de violences se multiplient dans les établissements du secondaire. « Nous voulons constituer un front commun face à ces phénomènes de violence, lance un membre du personnel de Triolet. Faire grève chacun de son côté ne servirait à rien. Nous voulons dénoncer une situation qui ne cesse d’empirer. »

Dans un communiqué les personnels de Triolet dénoncent le manque de moyens humains dont souffre l’établissement ainsi que l’Aide sociale à l’enfance et la Protection judiciaire de la jeunesse. Les profs grévistes regrettent également que la seule réponse apportée par l’institution scolaire soit répressive. « Chaque jour dans le département 167 à 589 élèves sont sous le coup d’une exclusion temporaire de leur collège. On parle de collège fantôme. Face à ce constat d’échec, l’institution appelle les enseignants à tenir bon et à prendre sur eux. » En retour les profs revendiquent le classement en REP + du collège, un 3e poste de CPE et deux postes supplémentaires d’assistant d’éducation, la diminution du nombre d’élèves par classe et des personnels médico-sociaux à temps plein sur l’établissement.

De son côté, la municipalité a condamné fermement ces violences et réaffirmé « son soutien à la communauté éducative, aux parents et aux collégiens ». Une réunion a été programmée avec la sous-préfète mercredi 17 avril pour évoquer la situation des collèges Elsa-Triolet et Fabien (lire ci-dessous). Dans ces deux établissements, la Ville cofinance l’opérateur Artis Multimédia pour une mission de lutte contre l’exclusion scolaire sous la forme d’un accompagnement personnalisé.

À ce niveau de tension, le dernier trimestre pourrait s’annoncer interminable dans les collèges dionysiens.

Yann Lalande

Fabien

Les profs font valoir leur droit de retrait

Suite à une série d’incidents à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement jeudi 11 avril, les professeurs du collège Fabien ont fait valoir leur droit de retrait vendredi matin 12 avril afin d’exprimer leur ras-le-bol.

Réactions

Bonjour. Au delà de débilité de l'acte, je constate depuis des années que la municipalité se défausse sur l'état mais elle oublie qu'elle entasse avec envie les problèmes sur la ville, à vouloir tous traiter, elle ne traite rien. Je dirais qu'elle ne fait qu'empiré la situation qui était déjà intenable sous prétexte d'engagement municipaux idéologiques. Il est déjà arrivé que des profs ne viennent pas car ils ont été affecté à Saint Denis (sources éducation nationale). Déjà que l'éducation nationale a une crise de vocation, est ce que qui ont encore la foi iront à Saint Denis, rien n'est moins sur. Ce que je conseille aux profs de la ville, une journée totale sans école. Sur toute la ville. Je plains cette prof. Aura t elle le courage de reprendre dans son collège??? Rien n'est moins sur.

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