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Ile-Saint-Denis
/ Une dizaine d’exilés afghans ont trouvé refuge dans un squat

Une banderole a été déployée sur la façade du Pavillon « Personne sous les ponts quand des bâtiments sont vides ».  © DR
Une banderole a été déployée sur la façade du Pavillon « Personne sous les ponts quand des bâtiments sont vides ». © DR

Parmi eux, se trouvent des expulsés du campement de la Place de l’Ecluse – au niveau de la Porte de Paris – évacué le 17 novembre dernier. Ils sont une dizaine, en particulier des hommes majeures, originaires d’Afghanistan, à s'être réfugiés en début d'année au sein du Pavillon, un bâtiment situé 2 quai de l’Aeroplane, au sud de l’Ile-Saint-Denis, entre le pont de Saint-Ouen et celui de Genevilliers. Le lieu est inoccupé depuis mars 2020 et appartient à la mairie de L'Ile-Saint-Denis. Les exilés afghans ont investi la maison avec l'aide d'habitants et d'associations et de collectifs venant en aide aux demandeurs d'asile.

Ces personnes migrantes dormaient à la rue, pas loin explique Pierre (1), ancien bénévole au sein du collectif Attiéké. L'occupation a été rendue publique dimanche 3 janvier au matin. Ce même jour la police s'est rendue une première fois sur place pour faire une constatation du squat mais les collectifs ont fait valoir l'ouverture d'un contrat EDF. Lundi 4 janvier, suite à un second passage de la police qui a « essayé d'entrer en force », plusieurs associations d’aide aux personnes exilées dont le collectif dionysien Solidarité Migrants Wilson, ont appelé à se rendre sur place pour soutenir les Afghans. « Il s’agit d’un groupe qui se connaît et s’est constitué, ils n’ont pas envie d’être nombreux », dans le squat relate Pierre (1). Ces migrants veulent s’ouvrir au quartier, faire des activités culturelles avec les habitants ».

Sur sa page Facebook, le collectif Citoyens Solidaires du 93 a fait savoir que « le dialogue a été tendu avec la mairie de L'Ile-Saint-Denis qui s'oppose au fait que le Pavillon soit ouvert et que des personnes à la rue trouvent un abri dans ce lieu au moment où les jours de l'année sont les plus froids ». 

YB.

(1) Le prénom a été changé 

Réactions

N'y a-t-il pas assez de problèmes sociaux en Seine-Saint-Denis pour en rajouter ? Pourquoi le collectif Attiéké ne cherche-t-il pas une habitation inoccupée à Ormesson-sur-Marne à Saint-Maur-des-Fossés ou à Saint-Mandé pour y loger les migrants afghans ? Ces trois communes ne respectent pas le quota de 30% de logements sociaux prévu dans la loi SRU avec la complicité du préfet du Val-de-Marne qui ne les a sanctionné que seulement deux fois en six ans. La présence de plusieurs centaines de migrants afghans à Saint-Maur-des-Fossés serait une excellente chose.

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