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Familles syriennes
/ Une évacuation sous tension

Vendredi 30 novembre, cinq familles syriennes ont été évacuées de l’immeuble où elles logeaient rue Raspail. Des solutions de relogement leur ont été proposés.
Sept familles syriennes vivent encore dans l'immeuble insalubre du 6 rue Raspail.
Sept familles syriennes vivent encore dans l'immeuble insalubre du 6 rue Raspail.

Elles ont appris la nouvelle mercredi 28 novembre au soir, par la sous-préfète de Saint-Denis, Nicole Isnard, « venue les prévenir personnellement ». Cinq familles syriennes sur la dizaine qui logeaient dans un immeuble insalubre de la rue Raspail ont été évacuées du bâtiment vendredi 30 novembre.

Des représentants de la Préfecture de Seine-Saint-Denis, une élue de la Ville non-mandatée, Béatrice Geyres ainsi que des membres de l’association Raj'ganawak et quelques traducteurs étaient présents ce jour-là dès 8h30. Rassemblées rue Raspail, certaines familles syriennes ont fait part durant plusieurs heures, de leur désaccord et de leurs doutes. Si deux d’entre elles ont pu bénéficier d’une solution de relogement pérenne, à Ivry, dans un centre d’hébergement géré par Emmaüs, trois se sont vu proposer des places d’hôtel à la Courneuve. « Les familles ont demandé des garanties écrites à la Préfecture pour ne pas être expulsées, car tous les 14 jours, elles doivent appeler le 115 pour pouvoir rester à l’hôtel mais on leur a dit que ce n’était pas possible », a précisé Yahia Abdoulaye, chercheur syrien qui a aidé à la traduction des actes de naissances d’une vingtaine d’enfants syriens scolarisés à Saint-Denis fin septembre. « Ces familles ont été prévenues un soir par voie orale, ces propositions ne sont pas claires », a fait savoir un soutien du chapiteau Raj’Ganawak.

Le jour de l’évacuation, « qui aura duré quatre heures », en raison des « négociations », a précisé la conseillère municipale Béatrice Geyres, un car a été mis à disposition par la Préfecture de région pour accompagner les familles sur place.

Et la scolarisation ?

La question se pose désormais quant à la scolarisation des enfants de ces cinq familles – toutes demandeuses d’asile – qui ont pu être relogées. « Dans le centre d’hébergement d’Ivry, il y a une école maternelle, une école primaire, mais pas de collège. On ne sait pas ce qu’il va se passer pour l’un des jeunes qui est inscrit au collège à Saint-Denis », a souligné Yahia Abdoulaye. « La Ville n’a pas préparé en amont cette évacuation, a regretté la conseillère municipale Béatrice Geyres. On n’a pas donné à chaque famille tout ce qu’il fallait pour scolariser de nouveau leurs enfants. » Sept familles vivent encore dans le bâtiment du 6, rue Raspail.

Yslande Bossé 

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