À la une En ville

Adolescents
/ Un lieu à l’écoute de leurs souffrances

Depuis dix ans, la Maison des ados Casado aide les jeunes en situation de mal-être. Un accompagnement qui nécessite une approche bienveillante.
La Maison des adolescents de Saint-Denis, Casado, a fêté ses dix ans d’existence lors d’un colloque tenu le 26 novembre.
La Maison des adolescents de Saint-Denis, Casado, a fêté ses dix ans d’existence lors d’un colloque tenu le 26 novembre.

La Maison des adolescents de Saint-Denis, Casado, a fêté ses dix ans d’existence lors d’un colloque tenu le 26 novembre. L’occasion de revenir sur le mode d’action de ce lieu d’accueil, d’écoute, d’orientation et de suivi psychologique, dédié aux 12-21 ans. « L’État a incité la création de maisons des adolescents depuis 2004. Nous avons saisi cette opportunité car les dispositifs de soins existants manquaient de moyens et de visibilité. C’était l’occasion d’innover, en accueillant les adolescents dans un lieu ouvert, une maison, sans avoir de connotation médicale péjorative », raconte le Dr Hervé Bentata, l’un des fondateurs.

Pourquoi vient-on à la Maison des ados ? « Cela va de Pablo qui vient d'arriver d'Espagne, qui ne parle pas et qui semble perdu, à Julie qui vit dans un hôtel miteux et a de gros problèmes de concentration. C'est aussi Rachid qui, ne comprenant rien en maths, s'en est pris à son professeur et s'est fait exclure, ou Yamina qui pleure tous les soirs sans savoir pourquoi », illustre Léa Talabard, psychologue à Casado. Quelque 400 jeunes sont reçus chaque année. « Beaucoup d’entre eux arrivent à Casado sur les conseils du personnel éducatif », constate le Dr Jean-Pierre Benoit, médecin responsable de Casado et chef du pôle pédopsychiatrie-addictologie de l'hôpital Delafontaine, dont dépend la structure. 
 

Aider par la parole

Le premier contact peut se faire avec ou sans rendez-vous, accompagné ou non, de manière anonyme et gratuite. Le premier entretien se déroule face à un éducateur et un psychologue, qui resteront les référents du jeune même s’il décide de ne pas revenir avant plusieurs années. « Nous nous montrons bienveillants pour que l’adolescent puisse dire ce qui lui pèse, ses difficultés », explique l’éducatrice IsabelleLagzouli.

L’accompagnement peut prendre ensuite des formes différentes : entretiens, groupe de parole, ateliers (théâtre, cuisine…), psychothérapies… Financée par l’ARS (Agence régionale de santé), Casado partage ses locaux avec le service de pédopsychiatrique de l’hôpital Delafontaine, pour faciliter les consultations des jeunes.

Casado conseille également des parents et des professionnels. Pour ne pas se limiter à un seul lieu, une équipe mobile a aussi été mise en place par les Conseils locaux de santé mentale (CLSM) de Saint-Denis et Saint-Ouen.

Delphine Dauvergne

Casado, 2bis, rue Gibault, 01 48 13 16 43. Du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Réactions

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
Merci de prendre connaissance de la charte des commentaires ci-dessous.

Principes de modération

Les commentaires postés sur lejsd.com sont modérés avant publication par l’équipe éditoriale.
Les commentaires sont ouverts les quatre semaines suivant la mise en ligne des contenus.
Les messages sont publiés dans leur intégralité ou supprimés s’ils sont jugés non conformes à la charte.
L’internaute est responsable des commentaires qu’il poste. L’équipe du JSD se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l’estime nécessaire pour la bonne tenue des échanges.
La modération dans l’immédiat a lieu du lundi au vendredi, en horaires de jour.
Lorsqu’un internaute poste plusieurs fois le même commentaire, l’équipe du JSD n’en publie qu’une version.

Pseudonymes

Il n'est pas autorisé de choisir comme pseudonyme le nom d'une autre personne physique ou morale (entreprise, institution, etc.) ou d'utiliser un nom similaire à celui d'un autre internaute dans le but de créer une confusion.
Les noms contenant des allusions racistes, sexistes ou xénophobes sont proscrits.
Si un internaute utilise plusieurs pseudonymes pour commenter, le JSD se réserve le droit de supprimer ces comptes, sans préavis.

Contenus illicites et prohibés

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Le JSD supprimera tout commentaire contrevenant à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois ou grossier.
Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, discriminatoires, diffamatoires ou injurieux, incitant à la violence (y compris les appels à la restauration de la peine de mort) ou à la haine raciale, niant les crimes contre l’humanité et les génocides reconnus, faisant l’apologie des crimes de guerre et du terrorisme ; justifiant des actes violents et des attentats.
Sont également proscrits : les propos de nature pornographiques, pédophile ou délibérément choquants ; les atteintes à la présomption d’innocence, l’usurpation d’identité, l’incitation à la commission de crimes ou de délits, l’appel au meurtre et l’incitation au suicide et la promotion d’une organisation reconnue comme sectaire…
Il est également interdit de divulguer des informations sur la vie privée d'une personne, de reproduire des échanges privés et d’utiliser des œuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).
Actuellement la publicité est interdite sur lejsd.com Les liens promotionnels sont proscrits mais la publication d’un lien vers un site commercial en lien direct avec le sujet dont il est question dans le programme ou le fil de commentaires peut être tolérée, si elle apporte un complément d’information utile à l’internaute.
Le JSD se réserve le droit de supprimer tout commentaire contenant des propos agressifs visant des personnes, notamment les autres commentateurs.
La suppression d’un commentaire entraîne celle des réponses qui lui ont été faites.
Pour contester une modération, merci d’écrire à info@lejsd.com.

CAPTCHA
Ce champ nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur