En ville

Quartier Franc-Moisin
/ Trop-plein de violence

Arrachages de sacs, de portables ou de bijoux, vols à la portière, agressions, dégradations ou menaces. Les actes de délinquance se multiplient, au grand dam des Dionysiens qui vivent dans ce périmètre et se sentent déconsidérés.
Au coeur de la cité Franc-Moisin, le sigle FMC tagué sur le mur d'un transformateur électrique
Au coeur de la cité Franc-Moisin, le sigle FMC tagué sur le mur d'un transformateur électrique

Sabine (1) a hésité à parler. Il y a la crainte d’être reconnue mais aussi de stigmatiser davantage son quartier. « Je ne veux pas mettre de l’huile sur le feu », prévient cette habitante. La situation est devenue difficile pour elle et les riverains qui font face à une recrudescence d’actes violents. Ils en sont témoins, mais aussi de plus en plus victimes. « Cela s’est détérioré ces cinq dernières années (2) », dit-elle. En mai dernier, un collectif d'habitants ont envoyé un courrier pour alerter le ministère de l’Intérieur et les autorités locales avec une liste d’actes violents relevés depuis le début de l’année : des arrachages de sacs, de téléphones portables ou de bijoux, des vols à la portière au feu rouge, des agressions, des dégradations ou des menaces. Ce sont souvent des mineurs ou des jeunes majeurs. « C’est malheureux à dire mais on s’y habitue, soupire Sabine, même si la situation la révolte. Quand je vais à Paris, je ne me fais pas agresser. Ici, quelqu’un vient se balader, il peut se faire agresser ! Cela veut dire quoi ça ! ? »

 

« C'est tabou de parler de sécurité »

 
Ces actes se produisent généralement rue Danielle-Casanova, qui longe la cité à l’ouest, se dirige au nord vers le centre-ville, au sud vers Aubervilliers. À première vue, tout à l’air normal. Mais au premier feu, à l’arrêt de bus près du bureau de Poste et du supermarché, une caméra a été installée au printemps. Vandalisée, elle a été placée plus haut à la rentrée. Plus loin, les deuxièmes feux tricolores sont à l’orange pour éviter aux voitures de s’arrêter. 
 
C’est aussi sur cet axe que fin juillet un bus de la ligne 170 a été incendié en pleine nuit par un groupe d’une quinzaine de personnes. Et cet été, une série de cambriolages a eu lieu à Franc-Moisin mais aussi dans le quartier voisin de Bel-Air. Les butins sont maigres. « Les gens sont pauvres ici ! », s’indigne Mélanie Thomas, responsable de la Maison de quartier. De ce qu’elle entend, « des habitants n’ont plus le sentiment d’être protégés parce qu’ils vivent dans le quartier ». « Des cambrioleurs se sont introduits chez une personne alors qu’elle était là. Ils ont pris la fuite… », raconte Sabine comme un symbole d’une violence qui frappe de plus en plus les riverains. 
 
Le travail à la Maison de quartier, ouverte depuis 2013, avec de l’accompagnement scolaire et des cours d’apprentissage du français pour adultes, se déroule paisiblement. Mais l’ambiance peut parfois vriller. « On est comme au pied du volcan. La terre est très fertile. Mais d’un coup la violence explose et puis elle retombe », explique Mélanie. En ce moment, la situation est relativement calme. Aborder la question de la délinquance est très sensible. « C’est tabou de parler de sécurité. II faudrait en discuter parce que cela alimente des fantasmes sur les faits et empêche le développement du quartier », poursuit-elle. 
 
Ce discours mesuré est aussi tenu par David Proult, l’élu nouvellement en charge des quartiers Bel-Air et Franc-Moisin. « Il faut pouvoir parler sereinement de la sécurité sans angélisme, ni exagération. La cité n’est pas un coupe-gorge mais ce n’est pas non plus un endroit où il ne se passe rien, souligne l’adjoint au maire. Pour certains, face à la stigmatisation, il y a une surprotection, voire un déni de la réalité. » Il pointe tout de même « une parole qui commence à se libérer ». Franc-Moisin donne l’impression d’une grande famille avec une forte solidarité – plus de trente associations y sont présentes – mais avec aussi ses fractures et ses secrets. Lors de notre enquête, de nombreuses personnes ont refusé de s’exprimer. Contacté par le JSD, le commissariat de Saint-Denis n’a pas non plus réagi.
 

« Insécurité sociale et économique »

 
La focalisation des médias sur la violence du quartier exaspère. « Les habitants de Franc-Moisin, comme d’autres quartiers populaires en France, souffrent de l’insécurité sociale et économique en lien avec la gestion “politique” de ces quartiers depuis une trentaine d’années », nous écrit une militante associative qui liste le chômage, le mal-logement ou l’échec de l’école. « On se sent délaissés, déconsidérés », lâche une autre habitante. 
 
L’ensemble Bel-Air et Franc-Moisin compte environ 10 600 habitants. Le taux de chômage y est de 25 % et dépasse même 40 % pour les moins de 25 ans. La cité Franc-Moisin est constituée de plus de 2 000 logements sociaux, gérés par les bailleurs Plaine Commune Habitat (PCH) et Logirep. Les acteurs du quartier s’accordent à dire qu’il y a de moins en moins de mixité sociale. « Comme dans d’autres quartiers, Franc-Moisin concentre des problématiques : une population très jeune, du décrochage scolaire, beaucoup de mères célibataires, une situation sociale, économique et psychologique difficile, etc. », énumère Aomar Rahmani, responsable de secteur de l’association Canal, qui compte trois éducateurs dans la cité pour venir en aide aux jeunes. « Il faudrait être six », juge-t-il. « La situation s’est dégradée au fur et à mesure », assure Modibo, éducateur dans le quartier depuis 1998. 

 

« Ouvrir le quartier, le désenclaver »

 
C’est un terreau favorable à la petite délinquance mais aussi au trafic de stupéfiants. Le deal s’organise sur la place rouge, au cœur de la cité, entre les bâtiments 1, 2 et 4. De midi à minuit, cet espace est contrôlé par les trafiquants. Difficile d’accès en voiture, l’endroit est idéal. Mais dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), la configuration des lieux va changer. « Il faut ouvrir le quartier, faire des rues pour pouvoir le désenclaver, que l’on puisse le traverser même si on n’y habite pas », confie l’élu David Proult. L’incendie du bus cet été pourrait être lié aux dealers qui verraient d’un mauvais œil la destruction du bâtiment 1, dont l’hypothèse a été évoquée. 
 
Entre la rénovation urbaine et le trafic, c’est une histoire ancienne. En 1995, le bâtiment 3 est démoli. « Le B3, c’était le siège social du crime », raconte un quadragénaire qui a quitté le quartier. « Vers les années 1990, Franc-Moisin avec les 4 000 à La Courneuve étaient les plus gros terrains de cannabis d’Île-de-France », raconte cet autre ancien. Après la destruction, selon eux, le trafic s’est éparpillé. Et surtout le commerce de la drogue s’est banalisé en région parisienne. « L’économie du trafic s’est aussi dégradée », juge-t-il. Aujourd’hui, le point de deal de Franc-Moisin est moins important que ceux de Pablo-Neruda ou de Gaston-Dourdin. De la drogue dure comme l’héroïne y est vendue. La rénovation urbaine ne suffira pas à éradiquer la délinquance, surtout si la situation socio-économique reste la même. Sabine, elle, « veut que les choses changent », fatiguée d’assister au broyage générationnel. « Cela me fait mal au cœur de voir cette jeunesse se martyriser. » 
 
Aziz Oguz
 


  

« Je suis un mec du Franc. Franc-Moisin, c'est pas Saint-Denis » 

Trois lettres, FMC, affichent sur les murs de la cité la fierté des jeunes d’être de ce quartier. Comme une réaction à leur stigmatisation. 
 
Il n’est pas rare de lire le sigle FMC sur les murs de la cité. « C’est l’influence du hip-hop américain, l’époque de Wu-Tang Clan. FMC, cela veut dire Franc-Moisin clan ou crew (groupe, bande en anglais, ndlr) », raconte un quadra de la cité en faisant référence à ce groupe de rappeurs new-yorkais né dans les années 1990. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes du quartier se revendiquent du FMC, notamment sur les réseaux sociaux. « Les habitants sont fiers de venir de Franc-Moisin. Il y a un fort sentiment d’appartenance, analyse Penda Diouf, directrice de la médiathèque Ulysse. La ville de Saint-Denis est stigmatisée. Mais Franc-Moisin est stigmatisé par le centre-ville et les autres quartiers. Il subit sa mauvaise réputation. Les habitants, eux, ont intégré la stigmatisation pour mieux se la réapproprier. Ils transforment la perception du quartier qui au départ est négative en quelque chose de positif. »
 

« Il y a des barrières invisibles »

 
C’est le cas des rappeurs de FMC Gang. Âgés d’une vingtaine d’années, ses deux jeunes membres, Sega et Sinox, ont grandi dans la cité. Le groupe a publié plusieurs vidéos depuis plus d’un an sur YouTube. Les clips prennent la cité comme décor. Le dernier, tourné pendant l’été et sorti en septembre, s’appelle Mon village en hommage au quartier. Les enfants se mêlent aux grands dans une ambiance de fête.
 
 
« Je suis un mec du Franc. Franc-Moisin, c’est pas Saint-Denis », rappe Sega dans un freestyle publié sur Facebook en février 2015. L’identité forte va de pair avec un sentiment d’être à part. « C’est un quartier enclavé, avec le canal à l’ouest, l’autoroute A1 au nord, l’A86 au sud », exprime Penda Diouf. En cas de bouchon, le bus 170 est souvent en retard. Le pont routier vers le Stade de France est régulièrement en panne. 
« C’est une ville dans la ville », répètent souvent les habitants. « Moi, j’ai fait toute ma scolarité ici. On a tout : des écoles maternelles et primaires, le collège, le lycée, etc. Ils ne veulent pas qu’on sorte du quartier », raconte un jeune de 23 ans en recherche d’emploi. Il y a des barrières invisibles. Toi, tu ne les vois pas, mais moi je les vois. »
« On vit en autarcie, raconte un trentenaire. Après on se plaint que les gens soient “associables”. Mais on a créé le problème. »  
 
AO
 
 
(1) Le prénom a été changé. 
(2) Lire JSD n° 1060 (11 au 17 novembre 2015), sur la délinquance d’un petit groupe d’ados, n° 1094 sur l’agression le 5 septembre 2016 d’un surveillant au lycée Suger.

Réactions

j'ai travaillé dans cette cité dans les années 90. déjà ce n'étaient pas des enfants de coeur... pourtant beaucoup d'humanité, de solidarité. aujourdhui parfois ces ados ou jeunes adultes ont vieilli et me reconnaissent au détour du centre ville, d'un quai de la gare du Nord et viennent me saluer et je ne les reconnais qu'à l'énoncé de leur nom ou de l'adresse de leur batiment ou de leur no d'escalier et ce sont des souvenirs partagés. Tout n'est pas blanc ou tout noir et il faut croire en l'avenir même si c'est difficile..
Cette ville est complètement laissée a l'abandon, elle est en dérive totale et elle ne changera malheureusement que l'lorsqu'elle basculera à droite. Demandons nous après pourquoi les gens votent Le Pen. je l'ai déjà dis qui sème la merde la récolte. pourquoi le maire démisionne,il est complètement dépassé.
J'habite dans ce quartier depuis 2005 croyez moi c'est un enfer.on est respecté ni par les jeunes ni par les bailleurs ni par les autorités. J'essaie de quitter mais quand on est étranger c'est pas évident. J'ai honte d'inviter des amis et dire que j'y habite. Les blancs sont inexistants hormis les flics en fourgons. C'est un enfer
J'avoue ne pas percevoir la finalité de cet article ! En effet, ce n'est plus de l'information : tous les ans, le JSD et le Parisien décrivent à peu près les mêmes dérives au Franc-Moisin. De plus, aucune solution pérenne n'est mise en avant ... Oui ... j'aimerais bien que l'on explique le subliminale de cet article ...
@momo Les blancs qui votent Paillard ont les moyens d'assumer leur moral à 2 balles, ils déménage dès que ça sent le roussi...
@momo Je vis en centre ville (hypercentre) et nous avons la même problématique, tout ceux qui ont les moyens ont fuis Peu de quartier sont épargné, ils ont changé la population de la ville, en faisant venir toute la misère de l'IDF, faisant fuir la classe moyenne, cette classe qui ne vote pas extrême.. N'oubliez pas de leur rappeler à chaque vote pour les dégager au plus vite
Je pense avec lucidité, qu'il est normal que la commune de Saint Denis reste le Lieu francilien à devoir supporter toute la misère du monde et des environs. Qui en veut pour être honnête ? Nous nous et nous... Pourquoi se battre pour partager une misère que l'on veut à normal quel prix ? La misère intellectuel c'est le doudou pour s'endormir. Y'a que les cités qui doivent être hautes... N'est-ce pas une nécropole ? Bientôt avec la grande mosquée Paris-VIII toutes Les Lumières nécessaires viendront jusque dans nos têtes. en attendant souvenez-vous que l'Emirat a investi dans cette banlieue, belle et tolérante... http://www.michel-lafon.fr/livre/1796-Nos_tres_chers_emirs.html
j'ai habité dans ce quartier pendant 25 ans. On peut dire ce que l'on veut, ce que ressent ses habitants, c'est la même chose dans tous les quartiers. Pour ma part, dès qu'on revient d'ailleurs, on ressent cette misère et à chaque fois je me dis qu'on fait tout pour qu'on ne s'en sorte pas. Le fait d'être pauvre ne nous dédouane pas dans l'éducation de nos enfants, mais depuis les années 81, on a privilégié les droits et pas les devoirs. et dans nos quartiers, la plupart des personnes attendent que ce soit les institutions qui fassent l'éducation de leurs enfants. Vu le contexte du quartier de Franc-Moisan, et pour pouvoir vivre correctement, hélas, la seule solution est de partir de ce quartier. C'est dommage, car les appartements sont spacieux mais les écoles, une catastrophe. Le problème, c'est qu'il n'y a plus de mixité dans les logement sociaux et dès que certains locataires partent, on met des personnes qui ont des difficultés; et de ce fait, la majorité ont des problèmes et ils se retrouvent ensemble. Certains n'ont plus de repère et quand vous voyez des gamins qui ne sont jamais sortir de ce quartier, c'est grave.
Ce n'est qu'aux enfants que le maire fait du mal en en ayant que faire de ce qui peut bien se passer dans cette ville. En effet, les adultes seuls ou en couple sans enfants peuvent vivre très bien à l'aise même dans ce quartier. Mais dès qu'ils ont des enfants ceux qui ont les moyens se tirent avec motif contrairement à Maitre Gims. Bref, les enfants qui grandissent dans ces quartiers sont condamnés non pas à l'échec mais à une vie dure et à être témoins de saletés quotidiennes. Et ceci ne devrait pas exister en France. Il faut dégager l’extrême gauche incapable et minable voter à droite. Wa salamou alaykoum.
Bonjour. Les problèmes d'urbanisme de la ville pointés du doigt depuis plusieurs décennies font qu'on arrive à des situations dramatiques. Pendant longtemps, et cela continue, Les quartiers excentrés de la ville vont de plus en plus mal, on les exclus du reste la ville. C'est le cas de Franc Moisin, Floréal, Cosmonautes, etc... sans accès au reste de la ville et de ces services. Résultat, on enferme ces personnes dans les quartiers en mettant des pseudo services publiques dans ces quartiers. Floréal par exemple: Un lycéen mets 30 min à pied pour aller au lycée (une seule ligne de bus qui dessert ce quartier de 10 000 habitants). Depuis longtemps, nos élus font semblant d'agir pour les habitants. Et je suis d'accord avec Karima, lorsqu'une famille quitte un quartier difficile, elle est remplacée par une famille encore plus en difficulté. Sur ce dernier point, une famille aidé (CAF, et autre) est favorisée par un bailleur, car ce dernier est assuré d'être payé... On est dans un cercle vicieux dont les victimes sont les enfants, dont on bouche l'avenir. Dans l'article, les élus ne sont pas cités. En aucune manière sur leurs responsabilités de la gestion des quartiers. Cela aurait été intéressant de l'avoir. Et notamment S. PEU en charge de l'urbanisme et sa vision pour le futur. Que fait on pour ces logements HLM? Combien de logements vides? Combien d'appart squatté? Faut il détruire des barres de logements? Quid de la mixité sociale de la ville?
Le Député Hanotin a écrit au Préfet pour l'alerter de la « recrudescence des violences » dans le quartier du Franc-Moisin à Saint-Denis. Monsieur le Député, c'est plutôt la recrudescence du regain de l'accroissement de la multiplication et de l'intensification des violences ... ne croyez-vous pas ? http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/saint-denis-le-depute-ps-alerte-le-prefet-sur-la-violence-au-franc-moisin-17-11-2016-6340308.php
Encore un article scandaleux dans le Figaro et plus généralement dans la presse : cette presse nauséabonde prétend que des poids lourds venus d'Espagne viennent directement livrer des tonnes de cannabis dans des locaux municipaux !!! J'espère que Didier PAILLARD va porter plainte une nouvelle fois ... Non, messieurs les journalistes, Saint-Denis n'est pas une ville gangrénée par le Salafisme et les trafics de drogue en tout genre ... c'est la Ville modèle que le monde entier devrait copier. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/11/18/97001-20161118FILWWW00162-du-cannabis-saisi-dans-un-batiment-municipal.php
Il y a des études, des enquêtes qui ont été faites depuis des années sur ce quartier. Les problèmes on les connaît et les solutions où sont-elles? Rénovation des façades, ça a déjà été fait. On veut encore les refaire? Où est le suivi des locataires, au moins faire un geste pour vérifier que ce qui touche à l'électricité dans les appartements soit aux normes partout. C'est pas de la déco ni du design comme à la télé mais aussi une question de sécurité des biens et des personnes vu le prix des loyers et des impôts locaux que payent aussi les habitants du Franc-Moisin. C'est beaucoup plus concret que de refaire un coup de peinture sur les façades pour sauver les apparences. Comment ont été et sont traités les locataires? Et ceux qui y vivent depuis longtemps? Sentiment d'être lâchés et seul horizon pour beaucoup: partir. Toujours les mêmes débats... depuis des décennies.
Il est injuste et trop facile de lier le problème n'est pas lié à l'orientation politique de saint denis, Il est identique au Neuhof de Strasbourg, dans les quartiers Nord de Marseille, le quartier du Mirail à Toulouse, les quartiers Nord d'Amiens , sans oublier Bordeaux, Montpellier... toutes ces villes de droite de gauche et du centre qui doivent gérer ces vieilles cités des années 1960 construites à partir d'erreurs stratégiques et architecturales qui ont privilégié l'entassement et l'enfermement des habitants ( colonnes de F4, de F5, vie entre soi comme le dit l'un des témoins avec crèche, école collège dans l'enceinte de la cité) où le fait de dépasser les frontières de la ville devient une aventure . bref l'échec de la Politique de la Ville que l'on n'a pas su coupler avec une politique éducative adaptée, le phénomène de ghettos (ghettos de pauvres contre ghettos de riches), le refus égoîste de certaines communes d'accepter une répartition équilibrée des plus modestes, et le désarroi des politiques qui, reconnaissons le, pour la plupart ont tenté des solutions qui n'ont pas marché parce que nous sommes, nous comme les politiques incapables de comprendre ces phénomènes et que nous nous sommes trompés de remèdes - Il faut continuer à travailler, ne pas baisser les bras et arrêter de jouer les donneurs de leçons alors qu'on n'aurait pas fait mieux et qu'aujourd'hui personne n'a la solution
@tiv Alors pouvez-vous me dire pourquoi c'est St-Denis qui est la ville la plus criminelle de France depuis 10ans, depuis l'arrivé du duo Braouzec/Paillard et que ça ne fait qu'empirer qu'on empêche tout installation de vidéosurveillance à la police nationale par exemple. Pourquoi Braouzec s'est allié à Devidjean contre le grand Paris, pour que l'un garde son ghetto de riche et l'autre son ghetto de pauvre, et tous ça à but électoraliste alors que les habitant du ghetto pauvre ne sont absolument pas d'accord...Et des exemples comme ça, j'en ai à la pelle.
Bonjour. @Tiv Comment se fait il alors que la municipalité et plaine commune signent des engagement avec l'état pour densifier le territoire? Personne n'a obligé P. BRAOUEZEC et D. PAILLARD de signé avec l'état 4 000 logements sur plaine commune, alors que les équipements de l'état ne fonctionne pas? Sans contre partie. Les erreurs ne sont en aucune manière assumées par les élus mais les habitants en paient les conséquences pour eux et leurs enfants. Il est possible de faire mieux et accepter de ne plus avoir le pouvoir. Peut être pour que d'autres tentent d'autres solutions. Meilleurs que celles qui sont utilisés maintenant. Mais dés qu'un opposant à la politique municipale lève la main, c'est un type d'extrême droite. On voit que l'entre soi depuis des années à mener à enfermer les habitants dans des quartiers et les laisser entre eux, sans transports, sans service publique, sans école de qualité car les profs ne viennent pas dans ces écoles. La politique mené à Saint Denis est un échec depuis 20 ans. Et personne ne fait d'inventaire. Nos élus se présentant aux mandats sont comptables de cette situation. S. PEU et L. RUSSIER sont responsables de cette situation et ils osent paradé en ville pour avoir du soutien auprès des habitants qu'ils enfoncent au quotidien... L’indécence n'a décidément plus de limite.
pas étonnée des réponses, ce sont toujours les mêmes qui viennent des mêmes personnes , donc à prendre comme elles sont . Je maintiens mon post , (moins le gloubi glouba de la première ligne) et ses conclusions-
@tiv Vous avez pas l'impression d'être seul à croire à ces âneries?
@Tiv On vous parle de Saint-Denis, vous nous parlez des autres villes. Dans ce cas, je peux vous parlez d'autres villes ou on a pas bétonné tout le territoire. On vous parle de Saint Denis car c'est la ville ou on vit. Et j'ai pas l'impression qu'on vit dans la même ville. Les échecs, il faut les assumer et nos élus font les autruches. Et on le voit avec l'affaire du CTM. Aucune remise en question des élus. Comme si rien ne s'était passé. Et on doit laisser passer cela???
Heureusement qu'on est là, nous, les communistes de Saint-Denis. On offre un toit décent à chacun. Mais à cause du vilain gouvernement, Le Havre de paix que nous érigeons est miné par la Ville ce, les incivilites, les trafics. Continuons à consolider le Ghetto !
J'ai surtout l'impression que Tiv ne vit pas à Saint-Denis et encore moins aux Francs-Moisins. Donc encore quelqu'un qui veut influer sur la façon de penser des habitants pensant qu'on ne sait pas penser. Tiv de Saint-Denis, du quartier des Francs-Moisins? Ca m'étonnerait! A côté de la plaque! Entre parenthèses, les policiers à cheval dans la cité, c'est un hommage à Clint Eastwood et John Wayne? J'aime beaucoup les animaux mais nous ne sommes ni dans le Far-West ni dans un cirque . Merci!

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