En ville

Cité Dourdin
/ Travailleurs sociaux en colère

Mercredi 27 février, l’équipe des travailleurs sociaux – quasi-exclusivement des femmes – a fait grève. © Aziz Oguz / Le Journal de Saint-Denis
Mercredi 27 février, l’équipe des travailleurs sociaux – quasi-exclusivement des femmes – a fait grève. © Aziz Oguz / Le Journal de Saint-Denis

Ce sont des travailleurs sociaux en colère. Mercredi 27 février, une demi-douzaine de salariés du centre Accueil, logement, jeunes mères (ALJM), ont fait grève contre la dégradation de leur condition de travail et les mesures disciplinaires « arbitraires » visant deux de leurs collègues. Quasiment toute l’équipe des travailleurs sociaux – quasi-exclusivement des femmes – s’est mobilisée, soutenue par plusieurs bénéficiaires du centre. Située en plein cœur de la cité Gaston-Dourdin dans le nord de la ville, la structure vient en aide à des jeunes mères isolées et leurs enfants de moins de trois ans.

Les grévistes dénoncent « un climat délétère » qui s’est installé au sein leur structure depuis la prise de fonction de leur nouveau directeur en septembre dernier. « On a le sentiment qu’il est venu faire le ménage », critique une manifestante. L’élément déclencheur de leur mouvement a été le licenciement jugé abusifd’une des salariés, le lundi 25 février. « J’ai appris la nouvelle en arrivant au travail. On m’a demandé de quitter les lieux », explique Sindy Laigle. Sa direction reproche à l’éducatrice des faits remontant au 7 décembre dernier. Elle aurait tardé à prendre en charge une demande. Ce qu’elle conteste.  

Une procédure disciplinaire est également en cours contre une autre salariée. Lui sont reprochées sa « nonchalance » et sa « désinvolture ». Elle est accusée, entre autres, « d’avoir fermé les yeux lors d’une réunion », s’indigne une éducatrice. Pour les grévistes, ce sont des motifs « futiles » qui « dissimulent » une volonté de casser leur collectif.

« On a demandé à être reçus. La direction le refuse », ont-ils regretté. Jeudi 28 février, les salariés ont repris le travail, mais ils continuent leur mobilisation. Contacté par le JSD, le directeur n’a pas répondu à nos questions.

Aziz Oguz

Réactions

Pour info un employeur a 2 mois pour sanctionner un employé ayant commis une faute. Si le fait reproché à cette dame date du 7/12/2018, le fait est prescrit après le 07/02/2019.

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