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Assises contre les violences
/ Stéphane Peu : « On ne se défausse pas sur l’État »

La dernière journées de Assises contre les violences a débuté par une table ronde consacrée à l’égalité républicaine.
La dernière journées de Assises contre les violences a débuté par une table ronde consacrée à l’égalité républicaine.

La dernière journée des assises citoyennes a débuté par une table ronde consacrée à l’égalité républicaine. Le député Stéphane Peu en a profité pour exposer les conclusions du rapport parlementaire sur l’action de l’État en Seine-Saint-Denis rendu en mai dernier. Ce sont principalement les missions de sécurité, de justice et d’éducation qui ont été scrutées par un groupe d’une dizaine de députés.

Aucun scoop à l’horizon mais « des choses admises par les habitants et élus locaux mais qui méritaient d’être objectivées au national : le 93 est moins doté que les autres départements », a affirmé Stéphane Peu. Selon lui, « la force de ce rapport est qu’il fait l’unanimité de toutes les forces politiques. Cela récuse l’accusation selon laquelle on se défausse sur l’État. C’est une alerte républicaine ». On apprend notamment qu’entre le CP et la terminale, un élève du 93 perd l’équivalent d’une année scolaire à cause des absences des enseignants. « On recrute des enseignants qui ont eu 7 sur 20 de moyenne au concours », a ajouté le parlementaire.

Avec un collectif d’élus, il a réclamé au gouvernement une augmentation des effectifs de policiers, magistrats et professeurs, mais a constaté avec regret que le budget 2019 ne comporte aucun correctif. 
 

Génération discriminée et sacrifiée

« On a posé un couvercle sur la Seine-Saint-Denis mais, à un moment donné, ça ne tient plus. Il faut prendre la mesure des événements. Un immense gâchis se profile à l’horizon », s’est inquiété Laurent Russier. Le maire de Saint-Denis juge qu’après « la génération sacrifiée du chômage de masse », une seconde est en passe de l’être sur l’autel de la discrimination. « L’État doit prendre ses responsabilités. Les habitants se tournent vers nous parce qu’ils ne peuvent pas ouvrir les portes du Département, de la Région ou d’un ministère », a-t-il constaté.

Face à l’impuissance des pouvoirs publics, des collectifs de mamans ont vu le jour pour calmer les tensions entre jeunes. Mamou Macalou, membre de « Nos enfants d’abord », est venu parler de ses patrouilles au pied des immeubles des cités de Floréal, Saussaie et Courtille. « On travaille ensemble jour et nuit. Nous étions trois au départ, on restait jusqu’à 3h ou 4h du matin. Petit à petit, les jeunes sont rentrés chez eux », a-t-elle rappelé. La voix éraillée par l’émotion, elle a interpellé le commissaire de Saint-Denis, Laurent Mercier, présent à la table : « Je sais qu’il y a des policiers qui font bien leur travail, mais d’autres ne le font pas et provoquent.» L’agent de police lui a alors rétorqué qu’elle pouvait « faire appel à l’Inspection générale de la police en ligne. Par ailleurs, nous disposons de 16 caméras piétons et j’oblige mes agents à les porter ». Il a également annoncé le recrutement d’un policier à plein temps pour intervenir en milieu scolaire et faire de la prévention contre les violences ainsi que sur Internet et ses dangers.

Samba Doucouré

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