Sports

Rugby
/ Sport dangereux ?

Face à l’accumulation des accidents graves, parfois mortels, le monde du rugby tente de réagir. Les nouvelles règles instaurées cette saison complète les dispositifs existants.
Le 26 mai, face à Compiègne, un joueur du Sdus quitte le terrain sur blessure. © Yann Mambert (Archives)
Le 26 mai, face à Compiègne, un joueur du Sdus quitte le terrain sur blessure. © Yann Mambert (Archives)

Il y a un an et demi Adrien Descrulhes (Billom, Puy-de-Dôme), 17 ans, décédait des suites d’un choc à la tête. Le premier nom d’une liste de quatre rugbymen français morts en pratiquant leur sport. Si son décès a choqué le monde amateur, les disparitions des espoirs du rugby professionnel Louis Fajfrowski (21 ans, Aurillac) et Nicolas Chauvin (18 ans, Stade Français) ont été encore plus retentissantes. L’universitaire de Dijon, Nathan Soyeux décédé en début d’année, à 23 ans, s’est ajouté à cette liste noire. 

LIRE AUSSI / Rugby : le Sdus regarde vers le haut

Ces jeunes joueurs ont tous subi un plaquage, souvent illicite. Ces drames les instances du rugby auraient aimé les prévenir. Elles avaient réagi lors de la dernière décennie, marquée par la multiplication des fameuses commotions cérébrales.

« La fédération a instauré des cartons bleus depuis deux saisons, explique Olivier Glévéo, président du Sdus. L’arbitre le sort dès qu’un joueur est éventuellement sujet à commotion. Le joueur doit répondre à un protocole de questions. S’il n’est pas en mesure de reprendre le jeu, il est suspendu pour raisons médicales pour 3 semaines minimum. Et il faut qu’il aille voir un médecin pour faire des examens. Ça nous est arrivé deux fois en seniors et une fois chez les jeunes. »

Avec la direction des sports de Saint-Denis, le club a formé ses entraîneurs et éducateurs à détecter les commotions grâce au médecin de la Ville, Anne-Louise Avronsart. Cette dernière insiste : « La reconnaissance n’est pas si évidente que ça car parfois la commotion n’est pas spectaculaire. Le pire serait qu’on ne sorte pas un joueur et qu’il reprenne une seconde commotion. Ou un autre choc. Dans ce cas, il y a plus d’effets secondaires, plus de lésions, de séquelles. » Une fois sur deux, le plaquage est la cause de ces commotions. Depuis cette saison, chez les amateurs, il est donc désormais interdit de plaquer au-dessus du bassin. 
 

Pas plus de blessures qu’au foot

Le Sdus prend également des précautions de son côté : « La prévention passe aussi par un travail d’éducation sur le positionnement du plaquage, souligne Olivier Glévéo. C’est souvent des joueurs qui sont en défense qui prennent des coups de genoux, il faut bien positionner sa tête. Et en attaque, le jeu prôné à Saint-Denis est un jeu de mouvement, pas de collision. »

Reste que le rugby arrive premier parmi les sports de ballon au pourcentage (20 %) d’accidents concernant la zone du cou et de la tête, contre 13% pour le foot. Mais loin derrière la boxe (60 %) (1). Cela en fait-il le sport collectif le plus dangereux ? Le docteur Avronsard « reconnait que ça pose question ». Elle ajoute : « C’est pour ça que les enquêtes avec des chiffres et des méthodes scientifiques sont importantes. La majeure partie des accidents – pas uniquement les commotions - qui conduisent aux urgences sont des sports collectifs. Donc il n’y a pas que le rugby. À 70%, c’est le foot ».

LIRE AUSSI Licenciés : quand faire son certificat médical ?

Adrien Verrecchia

(1) Données de l’institut de veille sanitaire suite à un regroupement de plusieurs études

Réactions

la comparaison n'est pas tres réaliste entre des sports d'équipe et un sport individuel comme la Boxe. La boxe est un sport de contact ou les coups portes à la tete représente 75 % des touches autorisées. Dans cs conditions il est difficile de faire une comparaison;

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
Merci de prendre connaissance de la charte des commentaires ci-dessous.

Principes de modération

Les commentaires postés sur lejsd.com sont modérés avant publication par l’équipe éditoriale.
Les commentaires sont ouverts les quatre semaines suivant la mise en ligne des contenus.
Les messages sont publiés dans leur intégralité ou supprimés s’ils sont jugés non conformes à la charte.
L’internaute est responsable des commentaires qu’il poste. L’équipe du JSD se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l’estime nécessaire pour la bonne tenue des échanges.
La modération dans l’immédiat a lieu du lundi au vendredi, en horaires de jour.
Lorsqu’un internaute poste plusieurs fois le même commentaire, l’équipe du JSD n’en publie qu’une version.

Pseudonymes

Il n'est pas autorisé de choisir comme pseudonyme le nom d'une autre personne physique ou morale (entreprise, institution, etc.) ou d'utiliser un nom similaire à celui d'un autre internaute dans le but de créer une confusion.
Les noms contenant des allusions racistes, sexistes ou xénophobes sont proscrits.
Si un internaute utilise plusieurs pseudonymes pour commenter, le JSD se réserve le droit de supprimer ces comptes, sans préavis.

Contenus illicites et prohibés

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Le JSD supprimera tout commentaire contrevenant à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois ou grossier.
Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, discriminatoires, diffamatoires ou injurieux, incitant à la violence (y compris les appels à la restauration de la peine de mort) ou à la haine raciale, niant les crimes contre l’humanité et les génocides reconnus, faisant l’apologie des crimes de guerre et du terrorisme ; justifiant des actes violents et des attentats.
Sont également proscrits : les propos de nature pornographiques, pédophile ou délibérément choquants ; les atteintes à la présomption d’innocence, l’usurpation d’identité, l’incitation à la commission de crimes ou de délits, l’appel au meurtre et l’incitation au suicide et la promotion d’une organisation reconnue comme sectaire…
Il est également interdit de divulguer des informations sur la vie privée d'une personne, de reproduire des échanges privés et d’utiliser des œuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).
Actuellement la publicité est interdite sur lejsd.com Les liens promotionnels sont proscrits mais la publication d’un lien vers un site commercial en lien direct avec le sujet dont il est question dans le programme ou le fil de commentaires peut être tolérée, si elle apporte un complément d’information utile à l’internaute.
Le JSD se réserve le droit de supprimer tout commentaire contenant des propos agressifs visant des personnes, notamment les autres commentateurs.
La suppression d’un commentaire entraîne celle des réponses qui lui ont été faites.
Pour contester une modération, merci d’écrire à info@lejsd.com.

CAPTCHA
Ce champ nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur