Côté association

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/ Sonjé. Pour ne pas oublier

Jeudi 17 mai, Maison de la vie associative
Jeudi 17 mai, Maison de la vie associative

Jeudi 17 mai, à la Maison dela vie associative (MVA), Sonjé (se souvenir ou se rappeler en créole), faisait sa première apparition publique. Ses membres, des proches du CM98 (Comité de la marche du 23 mai 98) souhaitent organiser des actions « mémorielles en hommage aux victimes de l’esclavage colonial » au niveau local. L’association est une réponse à la décision du CM98 en 2016 de supprimer ses antennes locales. L’absence de structure faisait prendre le risque de perdre l’investissement des Dionysiens autour de ces questions alors même que le territoire accueille un monument mémoriel, œuvre du sculpteur Nicolas Cesbron inaugurée en 2013 par Victorin Lurel, alors ministre des Outre-Mer.

Ce mercredi 23  mai, journée nationale en mémoire des victimes de l’esclavage, après la cérémonie républicaine à 11 h devant le monument place de la Légion-d’Honneur et le vernissage de l’exposition Affiche contre l’esclavage des lycéens d’Éluard à 12 h au centre administratif (chapelle des Trois-patrons), la quinzaine de membres actifs de Sonjé donne rendez-vous à 13 h 30 parvis de la mairie pour un départ collectif à la marche parisienne qui fêtera son 20anniversaire. Sonjé, avant son apparition publique, avait été à l’origine d’une intervention dans une classe de CM2 de l’école Saint-Just devant des élèves qui ont découvert, à cette occasion, la réalité de la vie des esclaves racontée par leurs descendants. Cette action s’inscrit dans les objectifs que se fixe Sonjé : transmettre la mémoire du passé. Et comme l’a rappelé Jaklin Pavilla le 17  mai à la MVA : « Il faut aussi s’investir dans les initiatives locales contre le racisme et toutes les formes de discrimination. »

Contact : 06 65 23 25 56 ou 06 64 39 78 64 ; MVA, 19, rue de la Boulangerie.