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/ Saint-Denis, le centre, n'est plus à la mode, le sera-t-il bientôt ?

Nom ou initiales: 
Guy Naizot, architecte, coordinateur de la ZAC Saint-Denis

C'est le sens de l'étude commandée par Plaine-Commune à l'urbaniste Bruno Fortier, en avril 2018.
Certes, la couverture médiatique au temps de la reconstruction du centre-ville entre 1977 et 1998, sans doute pour des raisons politiques, fut discrète, bien que visitée par nombre d'universités françaises et étrangères. Mais aujourd'hui, c'est Fortier qui le dit, Saint-Denis fait tache dans le Grand-Paris en voie d'uberisation. 

Que reproche-t-on à ce centre ? Que reproche à Saint-Denis cet urbaniste fortement engagé à refaire le visage des villes, à les «relooker» comme si le «spectacle» d'une ville devait convenir aux nouveaux qui l'investiront, en supposant qu'ils en déménagent les autres.

Il met le doigt sur l'îlot 8 (Renée Gailhoustet). Il n’y a pas besoin de le «démolir» ni de le «déforester» pour le redéfinir. Si seulement on le réparait, l'entretenait, le reconnectait plus finement au reste et le replantait. Si seulement on revisitait les commerces, les usages, très simplement.

L'illustration de la « plaquette Fortier » est à l'image de son tour de passe-passe : un tour-operator pour une contrée idyllique, une végétation de catalogue. Il a changé le ciel, bien sûr, toujours bleu. Une ville claire comme un « campus », comme une image donnée d’avance dans un catalogue de publicité immobilière. 

Pour plus de  visibilité , pour la carte postale depuis la place Jean Jaurès il éliminera l'hôtel. Il ne recherche pas un autre usage (résidence pour les étudiants de Paris-8 ?). Il ne gomme pas non plus les grilles qui rassurent les habitants. En est-il si sûr ? Peut-être veulent-ils être vidéo-surveillés ? N'y a-t-il pas d’autres moyens pour s'entendre ? Il ne remet pas cela en question. Pour lui, ça marche, la ville du «Preneur de rats» à Hamelin (1376). 

Seulement une question d'usage. C'est peut être là qu'il faut se poser le problème d'une ré-invention: un petit détail et Gailhoustet sera plus fluide. Les jardins de Simounnet, pourquoi sont ils abandonnés ? Les passages de Bardet ? Quelques rangs de briques et les gens seront chez eux : on ne les accusera pas de mal habiter! Et il n'y a pas besoin de Fortier pour trouver une troisième salle de cinéma à côté des deux autres.

Mais où Fortier a mal, c'est de voir que les touristes de la première cathédrale gothique du monde, ou comme on veut, de la nécropole royale, ne trouvent pas la ville et ne la consomment pas. Est-ce si compliqué de se glisser Place du Caquet et dans ses réseaux adjacents ? Sont-ce des secrets ? Alors révélons-les.  La ville : ses cours, ses venelles, ses passages. Ils ont des noms, qu’on les donne. Le Caquet, c’est quoi ? Les Poulies, de quoi ? Des secrets ?  Trouvons en d’autres : l’Humanité … de Jaurès. Le Gothique… la théorie de la lumière finale. Écrivons-les sur des plaques de lave émaillée.

 Ça se travaille, ça peut faire l'objet de propositions que les édiles et les habitants peuvent écouter, réparer ces dysfonctionnements.

Et si la succession de Calder n’avait pas été bloquée, sur le parvis il y aurait le KRINKLY.  Calder me l’avait promis au prix coûtant.

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Réactions

Je ne sais pas qui est ce Bruno Fortier mais faites un sondage sur la réception que les dionysiens ont de leur centre ville ! C'est moche ... c'est désolant de médiocrité architecturale. Il suffit de comparer à ce qu'un Ricardo Bofill a pu ériger à Monpellier (Antigone) à Paris ou ailleurs pour peser les erreurs qui ont été faites dans les choix.

Rien compris à l'article ! Rien compris non plus au commentaire de Mourad ? Boffil: critique ou louange ? Boffil, une architecture qui fut un temps tendance avec ses pilastres,... à l'antique. Un urbanisme pompeux, inhumain qui rappelle les réalismes fachistes ou socialistes. Parfait pour les défilés et meetings,.... ! Du vent, jeux de mots compris !
Et qu'est-ce que c'est que cette histoire de Calder ? On a raté une sculpture à Saint-Denis ? Ce serait regrettable.

Article mal écrit, presque incompréhensible, mais on sent bien que Guy Naizot a le seum, et c'est normal puisqu'il a fait n'importe quoi.

Je ne connais pas en détails le projet de Fortier, et suis d'accord que certains éléments architecturaux de Gailhoustet doivent être conservés, mais on ne peut pas nier la faillite du projet initial de Naizot : tout cet ensemble constitue une rupture urbaine majeure qui rend les cheminements illisibles pour qui ne connait pas la ville comme sa poche. La configuration sur dalle, fermée, forme un semi-ghetto. Oui, cet îlot est un obstacle pour les touristes, mais aussi pour les dionysiens qui aimeraient pouvoir circuler partout dans le coeur de ville plutôt que de devoir tourner autour de ce mammouth de béton incompréhensible. Les bâtiments, avec leurs jardins et terrasses, sont aussi très difficiles à entretenir sans le concours actif et financier des habitants, malheureusement difficile à obtenir au vu de leurs revenus.

Bref, ce monsieur ne veut pas reconnaître ses erreurs, qu'il pense pouvoir résoudre avec quelques briques et un fléchage des rues, la bonne blague. Espérons que le prochain fera mieux.

On n'abandonne pas facilement une utopie qu'on a portée, et celle-ci, qui reposait sur une vision survalorisée de l'humanité on ne peut plus louable, n'a malheureusement pas fonctionné. A peine une terrasse sur 10 (toutes sont susceptibles d'être cultivées) est entretenue; l'incivilité, le vandalisme prédominent. Cela seul suffit à condamner la réalisation. En outre la rénovation de l'îlot 8, prévue après celle de l'îlot 4, il y a déjà quelques années, fut annulée pour raisons budgétaires, sans autre détail, du jour au lendemain. Tous les résidents réclamaient des huisseries et des doubles vitrages plus performants. Habiter au-dessus de la place du Caquet est un enfer en matière de bruit, et beaucoup de logements, partout, sont difficiles à chauffer.
Il n'en demeure pas moins qu'en fonction des loyers on a ici des appartements qu'un Parisien pourrait qualifier de "somptueux". Certains disposent de plusieurs terrasses, avec une superficie grandiose, et leur plan est tout sauf banal. On peut ne pas aimer, bien sûr, les angles aigus, et ce style "brutaliste" qui nécessite une éducation stylistique un peu sophistiquée, mais dans l'ensemble je dirais que "ça valait le coup".
En ce qui concerne la destruction programmée de l'hôtel Campanile, comme M. Naizot, je suis contre. La petite sente urbaine créée près du métro a son charme. Mais on m'a informé que les subventions de l'ANRU dans le cadre du NPNRU sont conditionnées à des destructions...
L'agrandissement côté tram du passage des Poulies en fait probablement partie. Des décisions un tantinet arbitraires que les locataires en majorité ne soutiennent pas. Un comité de locataires pour l'îlot 8 existe, qui fait ce qu'il peut pour se tenir au courant et exprimer son avis. Comme tous ici, il est actuellement dans l'expectative...

La laideur du mamouth Gailhoustet n'est plus à démontré, insalubre, déshumanisé, invivable, obtu comme ses angles, borné comme la politique qui en produit des articles incompréhensibles pour sauver les méandres d'une famille décomposée et qui a imposé aux autres des logements sans culture. Un enfer pour les autres, Gailhoustet n'aime ni les pauvres, ni le paysage, ni le collectif, ni l'individu, et ne vit qu'à travers son ex-mari architecte. Sans transmission aucune, ni valorisation de vraies femmes architectes. Sans sécurité, ses logements favorisent la délinquance, et les impasses sombres et coupe-gorge, le trafic de drogue : il n'y a là aucune vision ni expertise de la cité. On ne réalise pas des logements privés pour des artistes paumés privilégiés au milieu d'une diversité qui circule et ne veut plus vivre dans du béton brutal et criminel qui arme la propagande du communisme. Aucune poésie ni ouverture d'esprit.

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