À la une En ville

Bénévolat
/ Reclus, mais solidaires

Qu’elles émanent de la ville, d’associations ou de particuliers, les initiatives se multiplient pour aider ceux qui pâtissent le plus du confinement, personnes à mobilité réduite, enfants en difficulté scolaire… Et pour remonter le moral des soignants avec des bons petits plats. Avis aux volontaires.

S’il est au moins une actualité heureuse depuis les débuts du confinement, c’est celle-là : l’élan de solidarité qui a inspiré maintes initiatives pour venir en aide aux plus isolés, aux plus fragiles, et pour soutenir le moral des personnels hospitaliers. Nouvelle en bien des endroits où elle tranche avec l’habituel repli sur soi, cette réalité fait partie de l’ordinaire de Saint-Denis. Pour les associations et personnes de bonne volonté, il a seulement fallu s’adapter aux besoins de l’heure, et compenser, avec des nouveaux venus, le retrait d’un certain nombre de bénévoles que leur état de santé, leur âge, etc, obligent à un strict confinement.  

Offres de bénévolat et aide aux devoirs

A cet effet, la ville a mis en ligne une plateforme (lien : formulaire bénévolat) où celles et ceux qui veulent se rendre utiles sont invités à donner leurs nom et contact, et faire part de l’activité souhaitée, préparer colis ou panier, livrer des denrées alimentaires, téléphoner aux personnes les plus isolées… Autant d’informations mises à la disposition des associations pour recruter directement des volontaires. Un autre formulaire en ligne proposé celui-là pour l’aide aux devoirs permet de mettre en contact les parents en demande et les volontaires compétents pour épauler leurs enfants (lien : https://forms.gle/ZCcgEFgvw3xNL1Dn6). Pour offrir le plus large aperçu des informations utiles et des initiatives développées ici et là, la ville a aussi ouvert un Facebook Saint-Denis solidaire face au Covid-19.

SaintDenisSolidarité au plus près des quartiers

Avec la fermeture d’une multitude de services, nombre de personnes ou de familles sont confrontées à d’importantes difficultés, accrues par le confinement. C’est ce qu’ont pu constater dans leur voisinage et dans leur quartier un groupe de personnes, des femmes surtout. Et qui ont décidé d’unir leur bonne volonté pour trouver des solutions. Ainsi ont-elles constitué un groupe nommé SaintDenisSolidarité pour intervenir au plus près de chaque quartier. Et y travailler en lien avec des associations telles Dimanche Sportif, Saint-Denis SFC, La Petite Liberté et Dessine-moi Pleyel. Les tâches effectuées par ces bénévoles sont fonction des besoins : courses alimentaires à la demande, photocopies de documents, et notamment des devoirs scolaires pour les familles qui ne disposent pas d’imprimante, ni même d’ordinateur… Les demandes d’aide émanent souvent de parents d’enfants handicapés, qui ne peuvent effectuer, ne serait-ce que les courses alimentaires, faute d’un mode de garde. Les bénévoles sont sollicités aussi pour des colis alimentaires qui les obligent à faire appel aux dons. Pour les rejoindre, mail : solidaire@de-saint-denis.fr

Aux fourneaux pour les soignants

Les applaudir chaque soir à 20h pour leur remonter le moral, c’est bien. Mais leur fournir des plats faits maison, « c’est un acte solidaire, et qui est visible », explique-t-on dans ce collectif, sans nom, d’une vingtaine de personnes qui cuisinent chez elles pour les soignants en première ligne contre la pandémie à l’hôpital Delafontaine. Et ce, depuis le début avril. Trente repas par jour, servis alternativement dans les services : l’idée émane d’un médecin hospitalier, bientôt approuvée par d’autres et par l’administration qui se charge de l’acheminement des plats cuisinés. Mais pas seulement. Le groupe a lancé une collecte à la fois de fruits, gâteaux, friandises sucrées ou salées, et de boissons. Ces mêmes bénévoles se relaient aussi à l’entrée de l’hôpital, chaque jour de 10h à 19h, où ils rendent un précieux service aux patients comme à leurs proches. Aujourd’hui interdits de visite, familles et amis peuvent remettre à ces Facteurs des petits bonheurs, comme on les surnomme ici, les objets qui parviendront ainsi à leurs destinataires hospitalisés. Pour leur prêter main forte, mail : myriamkrivine@hotmail.fr

Appel à gâteaux

Le groupe vient de se constituer à la Plaine pour le réconfort des personnels des urgences et de réanimation à Delafontaine. Il a pour nom Team Tagada, et a déjà effectué pour ces services des premières livraisons le 9 et le 16 avril. Une vingtaine de gâteaux faits maison. Pour la suite, la Team s’est fixé une fréquence hebdomadaire. Quant aux volumes, ils seront fonction des bénévoles qui répondront à l’appel pour cuisiner gâteaux, cakes, cookies, et autres régals sucrés comme salés. Mais cuits quoi qu’il en soit. Déjà bien organisé, le groupe est aussi très rigoureux dans ses consignes d’hygiène et pour prévenir tout risque de contamination (gants et masque requis en cuisine). Pour en savoir plus, mail : isabouriaud@hotmail.fr Instagram : @isabouriaud  

Permanence d’écoute

Confiné dans une solitude qui met le moral en berne, avec un conjoint que l’on ne supporte plus, dans le deuil d’un proche que l’on n’a pu accompagner dans ses derniers instants… Ou bien auprès de parents intrusifs, irrespectueux de son intimité d’adolescent. Quels que soient son âge, sa situation familiale ou professionnelle, la réclusion imposée par la situation sanitaire peut être source d’une souffrance qui a motivé la création de plusieurs lignes d’écoute téléphonique, telles Psy Ile-de-France ou Ma Cabane. La ville de Saint-Denis a mis elle aussi en place avec la Maison des parents une permanence téléphonique, Point Ecoute Saint-Denis. Au bout du fil, des psychologues, éducateurs ou consultant en parentalité, travaillant en PMI, en crèche, dans la réussite éducative ou en CSAPA (Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie), se relaient six jours sur sept.De 9h à 12h du lundi au samedi, et 14h à 17h du lundi au vendredi. Tél. : 01 49 33 64 10. 

 

Marylène Lenfant

 

 

 

 

Réactions

Bonjour, Très bonnes initiatives de la part de toutes ces personnes. Je constate que le confinement n'est absolument pas respecté à Saint-Denis, la rue Péri et la gare sont envahis de gens sans masque qui ne prennent même pas le soin de rester à un mètre. Des magasins de Kebab sont ouvert comme si cela était une nécessité. Il serait bien que le maire prenne un arrêté pour interdire les rassemblement exemple Place des Tilleuls. On va jamais s'en sortir avec ces personnes qui nous font prendre des risques. Une chose est certaine c'est que les dealeurs rue Péri sont présent eux !