Sports

Fermetures administratives
/ Ras le bol du régime sans salle !

Fermés administrativement depuis plusieurs semaines, les salles de sport et équipements de loisirs sportifs sont loin de rester inactifs. Les gérants montent au créneau et ne veulent pas attendre le 20 janvier pour leur réouverture. Un bras de fer s’est engagé avec le Gouvernement.
Ça joue... pas tellement au Five de Marville. Le ballon rond n'a que très peu roulé sur les terrains du complexe depuis son ouverture en septembre
Ça joue... pas tellement au Five de Marville. Le ballon rond n'a que très peu roulé sur les terrains du complexe depuis son ouverture en septembre

Les étapes de reprise présentées par le président de la République Emmanuel Macron, le 24 novembre, sont loin d’avoir fait l’unanimité. Si la grogne des patrons de bar, de restaurants et de discothèques s’est faite entendre à de nombreuses reprises, celle des gérants des salles de sport et équipements de loisirs sportifs n’est pas restée sourde. Les autorités ont fixé le 20 janvier comme date potentielle de réouverture de ces établissements sportifs fermés – pour la plupart – depuis le 28 septembre. Soit bien avant le couvre-feu qui a débuté le 17 octobre en Île-de-France, transformé ensuite en un confinement national instauré depuis le 30 octobre.

1,28 milliard d’euros de manque à gagner

Aujourd’hui, c’est un cri d’alarme que lâchent les salles de sport qui demandent à l’État de leur permettre de rouvrir leurs portes dès le 4 janvier. Dans un communiqué de presse daté du 1er décembre, l’organisation syndicale FranceActive-FNEAPL regroupant 4 600 clubs et 55 000 salariés – dont font partie Basic-Fit et Fitness Park présents en nombre à Saint-Denis – rappelle que « depuis la réouverture en juin 2020, des protocoles sanitaires stricts ont été mis en place dans les salles de sports : double désinfection, jauge pilotée de façon automatique (une entrée, une sortie), traçage à l’instant T si demande par les services de santé... Aucun cluster n’a été constaté dans les salles de sport durant leur période d’ouverture ». Une vidéo postée sur YouTube par le syndicat retrace le parcours d’un adhérent d’une salle de fitness et comment il est soumis au protocole sanitaire. L’objectif étant de démontrer comment les consignes ont été respectées par les gérants. La vidéo a d’ailleurs été diffusée aux pouvoirs publics. Leur sommant d’agir et craignant la faillite de certains clubs, FranceActive-FNEAPL tire le bilan financier de ces fermetures successives : « À ce jour, le secteur accuse une perte cumulée estimée à plus de 1,28 milliard d’euros. » Pour le syndicat, qui a effectué également une étude début novembre, deux salles de sport sur trois n’auraient pas bénéficié du fonds de solidarité de l’État. Ayant contracté des prêts garantis, elles n’y sont plus éligibles. Une manifestation est prévue samedi 12 décembre à Paris pour maintenir la pression sur le Gouvernement.
À Saint-Denis, c’est une position partagée par les acteurs impactés. Le Five de Marville, qui n’a pas pu être inauguré officiellement, reste portes closes. L’équipement ouvert depuis septembre attend toujours de trouver son rythme de croisière. La Casa Padel, située rue Charles-Michels, n’a également pas échappé à la fermeture. Cependant, l’établissement a la chance d’avoir un restaurant, ce qui lui permet de maintenir une activité de vente à emporter. « En ce moment, on est l’arrêt à 95 % avec des pertes sèches de l’ordre de 90 % », explique l’enseigne de padel, de bien-être et de yoga. Sur la dizaine d’employés, un seul est présent actuellement sur site, les autres étant en activité partielle. Un motif d’espoir subsiste tout de même. Le 15 décembre, les autorités, dans l’étape 2 de la reprise de l’activité sportive, autorisent aux mineurs de reprendre une pratique dans les lieux clos. La Casa Padel, qui a pour souhait de s’associer avec la municipalité pour proposer du padel aux écoles et accueils de loisirs dionysiens, a prévu de reprendre ses cours destinés aux enfants.

Incompréhension pour les adhérents

Côté adhérents, c’est la douche froide. La perte de repères provoquée par la fermeture des salles engendre crispation et incompréhension chez les plus mordus de fitness. « Je trouve que cette situation est franchement ridicule. Nous pouvons nous contaminer dans notre lieu de travail, dans les transports et maintenant aussi dans les magasins, mais par contre en ce qui concerne le sport nous ne pouvons pas y aller, s’indigne Iris, adepte de Crossfit. Nous entendons que certaines causes des cas les plus graves sont liées aux problèmes de santé. Or, on nous empêche d'exercer des activités physiques encadrées, en intérieur. Personnellement, j'ai besoin de faire du sport ! Je ne vois vraiment pas en quoi cela représente un risque majeur pour ma santé. Par contre, le fait d'arrêter, si. » Son établissement favori, une petite structure, ne peut arrêter le prélèvement mensuel auquel elle est soumise par risque de faillite. Les grandes enseignes agissent différemment. Basic-Fit propose une remise équivalente à la durée de fermeture sur un prochain prélèvement. Fitness Park a de son côté suspendu le paiement de ses abonnements. L’attente est longue.

Christopher Dyvrande
 

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