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Bouches d’incendie
/ Résidents menacés

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Groupe whatsapp bouche incendie saint just.
Madame, monsieur,

Nous sommes habitants du quartier de la plaine Saint-Denis et nous ne savons plus vers qui nous tourner.

En effet, suite aux ouvertures des bouches incendie, nous nous relayons entre voisins pour empêcher les récidives. Il y a deux semaines, une petite fille s’est retrouvée avec une jambe fracturée, mercredi nos voisins se sont fait tapé sur leur voiture, alors qu’ils souhaitaient regagner leurs logements. Nous avons contacté la police qui nous dirigeait vers les pompiers dès le début de l’incident, à 17h30. À 20h35, l’eau coulait toujours et inondait les parkings, les logements, provocant des pannes d’électricité.

Jeudi après-midi vers 17h30, une dame a appelé la police, suite à une nouvelle tentative de sabotage. un civil, au péril de sa vie, a resserré l’écrou permettant l’ouverture et la fermeture de la vanne de cette borne. Au passage, les jeunes saboteurs l’ont insulté. Une femme  est ensuite restée pour empêcher l’accès à cette bouche d’incendie. Elle s’est faite encerclée par une vingtaine de jeunes, qui lui demandaient de se pousser afin d’avoir la possibilité de se rafraîchir. Cette femme a lancé un appel à l’aide dans la rue. Petit à petit d’autres voisins sont venus la rejoindre. Les jeunes se sont éloignés. Nous avons aussi appris l’incident du Petit de 6 ans éjecté et en arrêt cardiaque vers 19h. Les plus grands passaient de temps à autres et menaçaient de l’ouvrir le lendemain matin. Nous sommes restés jusqu'à 22h30.

Le lendemain, nous avons contacté la mairie de Saint-Denis afin de mettre en place un système de brumisateurs à côté des fontaines présentes dans le parc Diderot. 

Nous avons ensuite contacté AlloAgglo afin qu’ils sécurisent la vanne dans la journée. Nous avons tous signalé l’incident. À la fin de la journée, rien n’était fait. Des voisins ont encore empêché le sabotage de cette vanne jusqu'à 23h.

Aujourd’hui (samedi 29 juin), en sortant du parc, une femme a surpris trois jeunes munis de pinces et de marteaux, qui ont réussi à ouvrir la trappe. Elle s’est précipitée avec ses trois enfants et s’est tenue debout au dessus de la vanne. Les trois jeunes lui ont demandé de partir, ce qu’elle a refusé de faire. Elle a appelé à l’aide. Les jeunes l’ont traitée « d’handicapée », l’ont menacée de revenir le lendemain à 6h30 pour inonder son parking. Les voisins ont accouru suite à son appel à l’aide et ont veillé les lieux.

Nous apercevons quelques voitures de police en patrouille dans le quartier.

Demain (dimanche 30 juin), nous nous retrouverons au square Diderot à midi afin de surveiller cette zone.

Nous souhaitons la sécurité de cette vanne depuis vendredi. Mais restons sans réponse constructive de la part de nos élus municipaux, d’AlloAgglo, et de Veolia.

Nous vous appelons à l’aide afin que notre quartier, nos résidents et nos enfants puissent circuler et vivre sans menace, inquiétude.

Nous vous présentons nos salutations amicales et désespérées.

Bouches d’incendie

Réactions

Je ne vois pas de solution à votre problème même si on peut regretter l'inertie de la police nationale et municipale. Le fait que vous vous mobilisez est une grande nouveauté à saint Denis car la plupart des gens ne font rien. Le problème des mineurs qui sont dans les rues est un problème caractéristique de notre ville mais il nécessiterait des mesures fortes : éducateurs, responsabilisation des parents, couvre feu pour les mineurs..

Samedi, en sortant de chez moi, à deux pas de la mairie, c'était l'inondation...car une bouche à incendie venait d'être ouverte. En passant sur la place Jean Jaurès, je vois des jeunes gens essayer d'en ouvrir une autre. J'appelle le commissariat, qui me dit que je dois appeler un autre numéro. Je croise alors des policiers municipaux rue de la République, je le leur dis et ils me répondent : "Ah oui ? Ah, c'est ce qu'on nous a raconté alors...On va y aller...". Je croise d'autres policiers municipaux en train de discuter rue Gabriel Péri. Manifestement, ce problème des bouches à incendies n'est pas une priorité. Evidemment, quand je repasse plus tard sur la place, la bouche à incendie a été ouverte...

Tout mon soutien à ces habitants. C'est exactement ce qu'il faut faire. D'habitude, les gens n'en ont rien à faire et reste chez eux planqués derrière leur fenêtre. Là je dis chapeau !
La municipalité actuelle a amené à cette situation lentement mais sûrement. Nous sommes désormais obligés de nous organiser en milice pour faire respecter l'ordre.
Mais demander d'installer des brumisateurs dans les lieux publics, j'appelle ça "baisser son froc". Ces jeunes cherchent à foutre le bordel. Donc ce ne sont pas les brumisateurs qui vont les empêcher de faire des "bêtises". Une photo de ces énergumènes, un signalement à la police, des sanctions à la hauteur d'une mise en danger de la vie d'autrui, de la prison (bien sûr, rassurez-vous il n'y aura pas d'exéction de la peine) et ça fera peut-être réfléchir plus de monde. Ces jeunes ont aussi des parents qui sont responsables des actes de leurs "enfants". Mais ça...
C'est anormal d'apprendre par le courrier des lecteurs qu'une gamine s'est fracturée la jambe, et que des parkings ont été inondés. Comme quoi le street pooling est un véritable le scandale et pas une bêtise de jeunesse. Tout ça me révolte !

et 9000€ d'amende pour les personnes qui ouvrent ces bornes ce serait envisageable? en tout cas, le maire d'Asnières l'a fait l'année dernière...

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