Cultures

Parisiards et banlieusiens

Pour sa troisième édition, Cinébanlieue, né à Saint-Denis, s’associe au centre culturel Confluences à Paris. Cette année, il interroge sur les liens complexes entre la capitale et la banlieue.

Cinébanlieue est un festival qui n’arrête pas de grandir. Après avoir parlé des femmes l’an dernier, pour sa troisième édition, du 5 au 16 novembre, l’association Extra-Muros interroge les liens complexes entre Paris et la banlieue, faits à la fois de fascination et de rejet. « L’idée de Paris, banlieue, je t’aime moi non plus, c’est le titre du festival 2008, tombe à pic à l’heure des grands débats autour du Grand Paris, et autre Paris métropole », annonce Aurélie Cardin, la programmatrice du festival. Un programme construit en lien étroit avec Boris Spire, le directeur de l’Écran où est née la manifestation en 2006. Mais si le cinéma de Saint-Denis est toujours le point d’ancrage de Cinébanlieue, il n’en est plus le lieu unique. « Nous allons aussi présenter un programme de documentaires et une exposition de photos à Confluences, à Paris, dans le 20e arrondissement », indique Aurélie Cardin. L’exposition, Diverses cités, est le fruit de regards croisés de jeunes Parisiens sur la banlieue et de jeunes Séquano-dionysiens sur la capitale. Elle devrait être ultérieurement présentée à Saint-Denis.
Mais revenons à la programmation à l’Écran. En ouverture, mercredi 5 novembre à 20 h, Entre les murs, de Laurent Cantet. Un film déjà programmé ici, mais qui bénéficiera cette fois de la présence de François Bégaudeau, auteur du livre qui a inspiré le film et comédien. « Ce film montre bien que les questions centrales qui se posent en banlieue se posent aussi à Paris. Il s’agit en fait bien plus de questions sociales que de territoire », affirme Aurélie Cardin. Le lendemain, jeudi 6 novembre à 20 h 30, elle proposera une soirée de cinéma et de slam avec un programme de courts-métrages et la lectures de textes (Desnos, Prévert, Pialat…) par deux comédiens, Silvia Cordonier et Alain Enjary. Un seul film, vendredi 7 novembre (20 h 30), Andalucia, d’Alain Gomis, présenté par Vincent Malausa, journaliste aux Cahiers du cinéma. « C’est l’histoire de Yacine qui grandit en banlieue et qui végète à Paris. C’est un très beau film sur le déracinement, le rejet… »
Des extraits texte lus par les Fous d’encre
Enfin, la journée du samedi 8 novembre peut-être considérée comme le clou du festival à Saint-Denis : après Miss Mona, de Mehdi Charef avec l’immense Jean Carmet (14 h), un deuxième programme de courts–métrages débutera à 16 h, en présence des réalisateurs. À noter que l’un de ces films, Corps étrangers, a été tourné dans le quartier de la petite Espagne, à la Plaine. À 18 h, séance de rencontre entre un écrivain, Philippe Vasset, auteur de Un livre blanc (éditions Fayard, 2007), dont des extraits seront lus par l’association des Fous d’encre, et le cinéaste Florent Tillon, dont le film Rond-point de la porte Maillot sera projeté. « Philippe Vasset se définit comme géographe alternatif, sourit Aurélie Cardin, il a repéré sur les cartes les zones blanches, apparemment inoccupées, et les a visitées. » La partie dionysienne de Cinébanlieue se clôturera avec la projection, à 20 h 30, de Petits frères, de Jacques Doillon, en présence de l’historien du cinéma Noël Simsolo. La suite à Paris, du 12 au 16 novembre.
Benoît Lagarrigue
Paris, banlieue, je t’aime moi non plus du 5 au 16 novembre à l’Écran, place du Caquet. Tél. : 01 49 33 66 88. Entrée : 4 € la séance ; pass festival : 12 €. Du 12 au 16 novembre à Confluences : 190 boulevard de Charonne, Paris 20e arr. Tél. : 01 40 24 16 46. Un programme complet de Cinébanlieue est disponible à l’Écran.

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