En ville

Ouvertures et dérapages

Christophe Girard, maire adjoint en charge du commerce, affirme qu’il faut en finir avec les ventes à la sauvette, pointe du doigt les commerçants qui ne jouent pas le jeu et se félicite des nouvelles arrivées.

« J’ai déjà écrit à la police nationale et à la police municipale, et je prépare une lettre au procureur de la République. Ça ne peut plus durer. » Avec mesure et détermination, ce lundi 6 octobre, le maire adjoint au commerce, Christophe Girard, livre son sentiment sur les ventes à la sauvette dans le centre-ville. Il demande au procureur « une enquête sérieuse sur les réseaux impliqués dans ces trafics, sachant que les simples mesures visant à appréhender les petits vendeurs ne règlent pas la question ».
S’il reconnaît que « certains commerces sont en difficulté », Christophe Girard n’en relève pas moins « la grande diversité » des enseignes locales, « marché compris ». Mais dans le même temps, il pointe du doigt des étalages extérieurs dans la rue de la République, « ce qui contribue au désordre de cette voie ». Et il donne un autre mauvais point à d’autres qui développent une activité nouvelle sans prendre la peine de retirer l’ancienne enseigne. Rue Gabriel-Péri, par exemple, se trouve une épicerie exotique installée à l’enseigne du « Sans façon, dépôt-vente », un peu plus loin un salon de coiffure « habite » dans le local électoral de « Saint-Denis citoyen », dont les immenses panneaux jaune vif de la campagne pour les municipales encadrent curieusement la boutique…
Cette mauvaise image, éloignée des pratiques commerciales classiques, fait ombrage aux efforts que déploient d’autres commerçants, qui, avec plus ou moins de bonheur, envisagent des évolutions de leur activité. C’est le cas du café des Arbalétriers, proche du marché, qui après de grosses difficultés financières devrait rouvrir dans un établissement rénové d’ici quelques semaines. « J’ai visité le chantier qui est bien avancé », affirme l’élu. Chez le boulanger Buridant, qui n’ouvre plus sa boutique que les jours de marché, c’est semble-t-il l’impossibilité d’augmenter la production qui est la cause de cette ouverture en pointillés. « Nous recherchons des solutions avec lui », assure le maire adjoint.
En revanche, aux Cafés Miguel, deux dames ont repris l’activité au printemps dernier, et le niveau de qualité reste identique, avec des perspectives de développement. Un peu plus loin dans la même rue Gabiel-Péri, Michèle Consigny a ouvert une mercerie (lire ci-dessous), pas loin du pâtissier Lannois qui soigne ses vitrines… Du côté des nouveautés, on peut indiquer pour bientôt un magasin Celio dans la rue de la République, un prêt-à-porter mode « RG 512 » dans le centre Basilique, et aussi une agence immobilière à la place du pub de la Porte de Paris. La vitrine fait toujours saloon, mais c’est bien moins fun…
Gérald Rossi

Une nouvelle mercerie
« L’aiguille qui danse »

Après vingt-cinq ans dans une Zep, l’institutrice Michèle Consigny, ex-parisienne et dionysienne depuis cinq ans, a choisi de se tricoter un nouvel avenir, en ouvrant une jolie petite mercerie, au 58 de la rue Gabriel-Péri. À l’enseigne de « L’aiguille qui danse ». « J’essaie de proposer d’autres produits, dans des gammes si possible plus originales, différentes de ce que l’on peut trouver chez les concurrents, notamment du marché », explique la mercière qui a ouvert son commerce le 16 septembre. Au delà des fils, aiguilles, boutons, laines… Michèle Consigny répare les machines à coudre, retouche les vêtements et prépose des ateliers de broderie, tricotage et couture. Ainsi que des animations, chaque mois sur un thème différent, par exemple le tricot d’art, samedi 18 octobre. L’ouverture d’un tel commerce n’est pas très habituelle, mais assez vite une clientèle fidèle semble se faire connaître. « Il y a une part de la population qui habite ici depuis longtemps, mais que je découvre dans ma nouvelle activité », dit-elle dans un sourire.
G.R.

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