En ville

Soirée de soutien
/ Ne pas laisser la grève gréver les revenus

Sept syndicats de Seine-Saint-Denis organisaient une soirée en soutien aux grévistes en lutte contre le projet de réforme des retraites, samedi 11 janvier au gymnase Nelson-Mandela. Un événement pour soutenir moralement et financièrement les travailleurs en grève depuis le 5 décembre.
Les représentants syndicaux ont pris tour à tour la parole, retraçant le mouvement de ses prémices à ses actions futures, pour donner un second souffle à la mobilisation. © Marine Delatouche
Les représentants syndicaux ont pris tour à tour la parole, retraçant le mouvement de ses prémices à ses actions futures, pour donner un second souffle à la mobilisation. © Marine Delatouche

« Il faut redistribuer les caisses de grève dès maintenant, déclare Romuald Ternisien, secrétaire CGT des cheminots de Saint-Denis. J’ai eu 800€ en moins le mois dernier. Mon salaire est de 1 400€ d’habitude. » En attendant un versement de la caisse de grève « à la fin du mois pour les cheminots grévistes, c’est la galère. »

Créer un appel d’air pour les travailleurs en lutte contre la réforme des retraites, partager « un moment de solidarité avec les grévistes » sont, pour Claire Gensac, gilet rose Solidaires sur le dos, les enjeux de la soirée. Si les journées de grève de la professeure d’histoire-géographie de Pierrefitte n’ont pas encore été retirées de ses bulletins de paie, elle se préoccupe en priorité de la « perte de centaines d’euros pour [sa] retraite. »

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Après avoir manifesté à Paris l’après-midi, les sept organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFE-CGC, UNSA et UNEF du 93) affichent leur unité dans un gymnase Nelson-Mandela tapissé pour l’occasion de drapeaux et d’affiches syndicales. Près de 200 personnes motivées à poursuivre la lutte sont rassemblées.
 

« La caisse de grève, ça ne remplace pas un salaire »

Travaillant dans l’un des secteurs les plus mobilisés – la RATP –, Fabien Cosnefroy, mécanicien au centre de bus Pleyel, sait que son salaire va « tomber à zéro le mois prochain ». L’homme« déjà fatigué à 50 ans » craint « petit à petit, de perdre du monde » à cause du manque à gagner que représentent quarante jours de grève mais reste « optimiste » quant à la suite du mouvement. « La caisse de grève, ça ne remplace pas un salaire », réagit Michel Kieffel, machiniste retraité de la RATP.

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Un peu plus loin, Myriam Hossain, assistante maternelle, fait figure d’exception dans son domaine. « Je n’exerce pas dans un secteur qui a l’habitude de se mobiliser. Les assistantes maternelles se sentent isolées ». L’habitante des Lilas s’est mise en grève les 5 décembre 2019 et 9 janvier 2020, soit une perte de 145€ qu’elle relativise.

Au milieu des syndiqués, le maire de Saint-Denis, Laurent Russier, et la tête de liste Faire Saint-Denis en commun aux élections municipales de mars 2020, Bally Bagayoko, sont venus apporter leur soutien.

Quelques « Et on ira jusqu’au retrait (de la réforme, ndlr)! » retentissent avant la prise de parole des représentants des organisations syndicales. Depuis l’estrade, Hervé Ossant, responsable départemental CGT souligne une « brutalité sociale de ce gouvernement assez exceptionnelle », et appelle à de nouvelles mobilisations les 14, 15 et 16 janvier.

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Marine Delatouche

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