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Ensemble contre les violences
/ Lutter par le rire

Sept jeunes humoristes de l’association « Smile & Com’Art » se sont produits sur scène, à la Maison de quartier Plaine, mercredi 29 novembre pour dénoncer la violence sous toutes ses formes. Leurs sketchs étaient inspirés de faits réels, tournés en dérision pour l’occasion.
L’agression en octobre d’une professeure d’un lycée de Créteil, qui s'est fait braquer à l’aide d’une arme factice, dans sa classe par son élève est mise en scène et réinterprétée par quatre des sept humoristes.
L’agression en octobre d’une professeure d’un lycée de Créteil, qui s'est fait braquer à l’aide d’une arme factice, dans sa classe par son élève est mise en scène et réinterprétée par quatre des sept humoristes.

« Citoyen ou pas citoyen ? ». À chaque sketch, le public doit trancher. Afin d’apprécier son arbitrage au sujet des questions de violence et de civisme, Joachim, l’animateur de l'événement stand up « On a le droit de rire », n’a pas manqué de le faire interagir. Et de l’interroger sur le caractère « citoyen » ou « pas citoyen » des différents actes de violence joués sur scène par une équipe de sept humoristes. Âgés de 13 à 22 ans, ils sont originaires de Saint-Denis et d’Épinay. 

Dans le premier sketch, deux gangs se font face : la « team » (1) Booba contre la « team » Kaaris. Les quatre jeunes qui composent ces deux bandes rivales se regardent du coin de l’œil, se balancent des injures puis s’invectivent de plus en plus, pour finir par se battre à coups de… flacons de parfum. L’humour est de mise. Si cette scène ne vous rappelle rien, c’est que vous n’avez pas suivi, en août dernier, la bagarre très médiatisée entre les rappeurs français Booba et Kaaris à l’aéroport d’Orly. 

« Alors, c’est citoyen ou pas citoyen ce genre d’attitude ? », interroge Joachim, également humoriste. « Pas citoyen », crie le public de la Maison de quartier Plaine, composée d’une trentaine de personnes. Parmi elles, la petite Wefak, 7 ans, très réactive, venue encourager son frère, Mouhad, qui fait partie des sept jeunes chargés le temps d’une soirée de nous faire rire, mais également de nous faire prendre conscience des dangers de la violence, qu’elle soit verbale, physique ou juste visible.

« La ligne 13 n’est pas citoyenne, elle est comme les gens qui la fréquentent », lance Kevin, l’un des jeunes comédiens, qui joue le rôle du donneur de leçons en matière d’incivilités dans les transports publics. Pour la petite Wefak, « c’est citoyen de laisser les gens sortir du métro et de laisser sa place ». 
 

Violences entre jeunes et adultes

Dans leurs sketchs, Christo, Elias, JP, Kevin, Mouhad, Jonas et Youssouf tournent en dérision divers faits de violence entre jeunes et adultes. L’agression en octobre d’une professeure d’un lycée de Créteil, qui se fait braquer à l’aide d’une arme factice, dans sa classe par son élève, est mise en scène et réinterprétée. Il en est de même pour la scène au cours de laquelle un chauffeur de la RATP gifle un jeune à Arcueil, parce qu'il l'avait insulté. Dans ces deux cas, les vidéos des agressions avaient fait le tour du Web. « L’attitude du chauffeur est-elle citoyenne, est-ce qu’il aurait pu agir autrement ? », questionne de nouveau Joachim. 

Aborder différents cas de situations de conflit dans l'espace public et réflechir aux solutions pour y répondre : tels sont les challenges relevés par une soirée stand up où le rire et la vanne ont su trouver leur place. 

Yslande Bossé 

(1) équipe en anglais

Réactions

De 1980 à 2000 la direction de la RATP n'a pas investi un franc dans l'augmentation de la fréquence des rames de la ligne 13, ni dans l'amélioration du matériel roulant, ni dans la désaturation de la ligne. Pendant ces vingt années là, la RATP préférait investir à l'international. Seulement à partir de 2003, la RATP a commencé à concevoir le système de contrôle de commande des trains (Ouragan). Vingt ans à laisser pourrir la ligne 13, la direction de la RATP est-elle citoyenne ?

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