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Pour une partie du JSD
/ L'issue était prévisible

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Des salariés du JSD

Les plus attentifs d’entre vous l’ont déjà remarqué : le « communiqué de presse » qui figure depuis le vendredi 18 décembre sur le site Internet du JSD et sur son Facebook n’est pas signé par l’ensemble des membres de la rédaction. Non pas parce que la disparition du Journal de Saint-Denis nous laisse indifférents ou nous réjouisse. Nous n’en sommes pas signataires parce qu’il est inexact et tendancieux.

Non, nous n’avons pas appris la disparition du titre le jeudi 17 décembre au soir, à l’occasion du conseil municipal. Déjà, le mercredi 16 décembre, la veille de la séance du conseil, Grégoire Badufle – directeur de publication et président de l’association Communiquer à Saint-Denis en charge de la parution du JSD – est venu informer l’ENSEMBLE de la rédaction de son inquiétude sur l’avenir et des démarches entreprises par le conseil d’administration de Communiquer à Saint-Denis (composé de 13 membres bénévoles) pour tenter de maintenir une publication en janvier, voire en février, le temps de trouver une éventuelle solution au remplacement du rédacteur en chef démissionnaire.

Pour ceux qui auraient ouvert grand leurs oreilles ce jour-là, ils auraient compris que si les carottes n’étaient pas cuites, la cuisson était déjà bien entamée. Pour preuve : mercredi 16 décembre, juste après la venue dans les locaux du JSD du président de l’association, l’un de nos collègues journalistes a fait ses adieux à l’équipe : il était encore en période d’essai et aurait dû signer son CDI le 31 décembre. Seule la mort imminente du journal local a mis fin au projet d’embauche de ce collègue. Alors quelle surprise de voir sur les réseaux sociaux, le jeudi 17 décembre au soir à l’issue du conseil municipal, des journalistes faire part de leur étonnement à l’annonce de la suppression de la subvention à l’association qui édite le JSD !

On aurait pourtant dû s’y attendre, c’est ainsi que réagit une partie de la rédaction du JSD depuis le début de la crise interne – qui a provoqué le départ du rédacteur en chef – le 23 octobre dernier : en ne faisant aucun cas de l’épée de Damoclès qui menaçait la pérennité du journal. Depuis ce jour, la rédaction n’a pas trouvé l’apaisement. Pire : les rapports entre les uns et les autres se sont détériorés. Et si, pour nous, la République et la laïcité sont des valeurs FONDAMENTALES, pour d’autres elles sont relatives. Alors comment continuer à travailler ensemble ? Et pour notre part, nous ne sommes pas étonnés qu’il soit difficile de trouver un nouveau capitaine au navire JSD. Déjà, le précédent rédacteur en chef s’en était inquiété pendant des années avant son départ en retraite…

Alors oui, Mathieu Hanotin a sacrifié le JSD. Aurait-il pu le faire aussi rapidement sans le sabordage venu de l’intérieur ? Ça, nous ne le saurons jamais.

Enfin, si le « communiqué de presse » publié sur les réseaux est signé par onze journalistes, et que nous ne sommes que trois membres de la rédaction signataires du présent texte, il est intéressant de signaler que nous totalisons chacun entre 18 et 26 années au JSD. Des années qui ne se sont pas toutes écoulées comme un long fleuve tranquille. Mais jusque-là nous avions affronté les turbulences grâce à une rédaction unie et en ramant dans la même direction.

Nous pensons bien sûr à vous, nos lecteurs, que nous avons informés, interpellés, amusés, agacés, mais qui, chaque mercredi, attendaient la nouvelle édition du Journal de Saint-Denis. Nous aurions voulu poursuivre encore quelques années cette belle aventure avec vous.

Véronique Le Coustumer, journaliste maquettiste

Yann Mambert, reporter photographe

Patricia Da Silva Castro, secrétaire de rédaction, rédactrice en chef adjointe

Signataires auxquels s’associe Vanina Bartoli, administratrice du JSD

Pour une partie du JSD

Réactions

Utile mise au point mais pourquoi ne pas nommer les choses clairement ? C’est la ligne racialiste, indigéniste, décoloniale, communautariste qui a fini par avoir la peau du PCF local qui n’a jamais su comment réagir face à cette mouvance Bagayoko / Messaoudene ... comme c’est cette même ligne racialiste, indigéniste etc. qui a fini par avoir la peau du JSD.

En tant qu’ancien journaliste au JSD (permanent de 1998 à 2016, puis pigiste régulier), je suis solidaire de cette « partie de la rédaction du JSD »

Bonjour,
Je vous souhaite de retrouver vite un emploi.
Nous regretterons ce journal que je lis depuis 1996 !
Et les superbes photos de Yann.
Bon courage .

je suis d'accord avec Mourad; et le dernier coup d'éclat des racialistes, indigénistes et décoloniaux contre Yann Lalande n'ont fait que précipiter la chute et la fin du JSD . On devrait refaire l'historique de ces dernières années , de cette sorte de " prise de pouvoir " des ennemis de la liberté de pensée
Déja , Dominique Sanchez avait eu affaire , à un administrateur J. Brafaman qui avait exigé de publier plusieurs rectificatifs suite à une attaque d'"antifa" dans la salle du conseil municipal
Plus tard c'est Yann Lalande qui avait avait été " recadré" par Messaoudéne qui lui avait été reproché d'avoir interviewé Ensaf Aïdar épouse de Raïf Badawi , tous deux défenseurs des droits humains et des femmes en Arabie . Cette interdiction était plus que déplacée et ahurissante venant de l'élu délégué aux droits des femmes et contre les discriminations
Yann Lalande avait subi d'autres pressions de l'extérieur comme de sa propre rédaction , c'est dire que contrairement à ce qui a été dit Yann Lalande , était un esprit libre et indépendant n'acceptant aucune injonction ou diktat quel qu'il soit Ce qui a provoqué la mort du journal , c'est l’intransigeance des racialistes et indigénistes qui sont des militants obscurantistes , ils ont tout fait pour que l'équipe nouvellement élue s"en débarrasse . Étaient-ils si naïfs que ça ? penser qu'après avoir "virer" Lalande , la nouvelle équipe allait continuer à les financer? ou alors trop sur d'eux , trop persuadès que la ville et le journal leur appartenait
Ca restera une triste histoire pour la ville , une de plus

Et les intégristes de la laïcité anti Musulmans vous lès avez oubliez

La même chose arrivera aux États-Unis d'Amérique. Joe Biden se fera bouffer par les racialistes indigénistes et autres antifas. Comme en France le PCF et LE JSD se sont laissés intimider par eux. Sauf que le peuple américain n'attendra pas novembre 2024 pour réagir.

@krimo, vous êtes hors sujet puisque ce sont ici ceux qu'on pourrait qualifier d'intégristes anti-laïcité qui sont responsables de cette situation.

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