En ville

Rue de la République
/ Les vigiles patrouillent

Depuis la mi-novembre, les vendeurs à la sauvette ont déserté la rue de la République en raison de la présence d’agents de 1re Ligne, société de sécurité sollicitée par la ville.
Un des agents de la société de sécurité 1ère Ligne. © Aziz Oguz
Un des agents de la société de sécurité 1ère Ligne. © Aziz Oguz

Chasser les vendeurs à la sauvette de la rue de la République, la ville s’y essayait depuis des années, sans grand résultat. Tout juste parvenait-elle à les déranger le temps que passent ses policiers municipaux. Depuis la mi-novembre pourtant, ils ne sont plus qu’une poignée à sortir furtivement leur étal de fortune en début de soirée. Et il devrait en être ainsi au moins jusqu’à la mi-janvier, quand prendra fin le « dispositif expérimental » mis en place par la ville avec la société de sécurité 1re Ligne.

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« Rassurer et dissuader »

Déployés d’ordinaire sur les événements sportifs et culturels, les agents de cette société dionysienne font équipe par « deux ou trois », sept jours sur sept, sur la portion piétonnisée de la Rep’, là où les étals sauvages formaient une haie continue devant les boutiques.

« On est en mission d’appui aux services de tranquillité publique, explique Marc Si Fodil, dirigeant associé de 1re Ligne. On ne fait pas de contrôle d’identité. On est là pour rassurer et dissuader. » Et de toute évidence, ça marche. « Si nécessaire, ces agents demandent l’intervention des brigades vertes, des gardes de l’espace public, de la police municipale ou nationale », complète-t-on au cabinet du maire, où l’on envisage d’étendre leur présence aux secteurs « gare, Porte de Paris, marché, etc. Il y aura entre 3 et 6 agents selon les horaires et selon les périodes de la journée ». Le coût de ce déploiement sur deux mois s’élève à 30 000 €, précise-t-on encore en mairie, en faisant valoir la demande des commerçants qui « pâtissent des ventes à la sauvette et demandent une action forte de la ville ».

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D’autant plus qu’ils réalisent en cette période de fêtes une bonne part (environ 20 %) de leurs chiffres d’affaires annuels. « Comme toutes les communes d’Île de France, Saint-Denis a des difficultés pour recruter suffisamment de policiers municipaux et de personnel qualifié dans le champ de la sécurité. » Les arguments de la ville recoupent ceux du patron de 1re Ligne, qui rappelle par exemple la présence d’agents privés au contrôle des accès au secteur des Puces à Saint-Ouen. Et en signale l’encadrement légal.

Accélérée au nom de la lutte contre le terrorisme, la privatisation de la sécurité dans l’espace public est cadrée par l’article L613-1 du Code de sécurité intérieure, qui prévoit qu’à « titre exceptionnel », les agents privés « peuvent être autorisés, par le représentant de l’État dans le département (…) à exercer sur la voie publique des missions, même itinérantes, de surveillance contre les vols, dégradations et effractions visant les biens dont ils ont la garde »

Marylène Lenfant

Réactions

Ça sent bon les élections. Quand sera a t il lors de la prochaine mandature? Les grillades reprendront de plus belles, les vendeurs à la sauvette vendront et Didier Paillard et Laurent Russier chanteront en cœur, il fait bon vivre à Saint Denis. Plus sérieusement, si on veut de la qualité, dans n'importe quel domaine, elle se paie. C'est pareil pour la qualité de vie. Et Laurent Russier, pense avec naïveté (ou pas) que les habitants vont se réguler d'eux mêmes. La politique du laisser faire a duré toute la mandature. Julien Colas en était dégoûté de ne pas pouvoir agir. Il a démissionné.
Le fait d'être à quelques mois des élections n'a évidemment rien à voir avec cette mesure (au demeurant fort coûteuse)...
Je propose qu'on débaptise Saint-Denis pour l'appeler Lourdes-sur-Seine. Ici c'est mieux encore car c'est tous les jours un miracle et on va même jusqu'à se féliciter de s'être inspiré de la politique de droite, menée à Saint-Ouen ! Mais attention c'est des miracles expérimentaux à durée limitée ! J'attends donc impatiemment le miracle miraculeux, celui qui va nous débarrasser définitivement de l'équipe municipale actuelle tous courants confondus
Dans cette affaire il est à noter que si les sociétés de sécurité priviée peuvent exercer une surveillance de l'espace public, une telle surveillance se limite à la sécurité des biens dont elles auraient reçus la garde pour prévenir les vols et les dégradations. Il est donc manifeste que dans le cas d'espèce nous sommes très loin d'une telle mission, ceux-ci s'assurant de l'occupation du domaine public, des vendeurs à la sauvette, une situation qui pourrait constituer un détournement de la loi, d'autant qu'il parait improbable que le Préfet ait pu délivrer son autorisation pour d'autres missions que celles relevant des dispositions du CSI.
Aujourd'hui, rue de la République, à 19h05, heure à laquelle nous sommes encore nombreux à rentrer chez nous ou finir nos courses, une altercation a démarré. Ces nouveaux agents de sécurité sont intervenus aidés des médiateurs de nuit. Ils semblaient maîtriser la situation. Il y avait de la tension, de l'excitation, des badauds qui observaient le "spectacle" mais il ne me semble pas qu'il y avait du danger. Or la police n'a pas trouvé mieux que de foncer dans la rue de la rep' encore pleine de monde à cette heure puis d'empreinter la rue du Corbillon, rue étroite où se trouve une école maternelle et une école élémentaire heureusement fermées 5 min auparavant. J'étais dans la rue avec mes deux enfants de 3 ans et 7 ans. Ils auraient pu se trouver sur leur chemin. Heureusement il n'y a pas eu de blessés. Ce comportement de la police est innaceptable, la police est là pour nous protéger pas pour nous mettre en danger! Voir une voiture de police qui fonce ainsi dans la foule est effrayant. J'ai eu du mal à rassurer mes enfants en rentrant à la maison.
@Mathilde,il me semble que le problème n'est pas la tant police que l'accumulation de la misère, qui attire la misère et les réseaux mafieux vivants sur son dos avec les conséquences que nous subissons quotidiennement : crasse, violence, désordres... Le système économique sous lequel nous vivons a sa part de responsabilité dans cette situation, mais pas seulement. La Municipalité et également responsable par son attitude générale de "laisser faire" et son choix de faire fuir les classes moyennes, pour faire plus de place à toujours plus de pauvreté. Ces vendeurs à la sauvette pratiquent le travail dissimulé, vendent de la contrefaçon et n'intéressent qu'une clientèle de gens nécessiteux. D'où l'intérêt vital de ne pas priver la ville d'une salutaire mixité sociale. Je suis sceptique quant au fait d'avoir des difficultés à recruter dans la police municipale, sauf si on ne veut pas trop de cette police municipale. Autant je peux trouver normal de faire appel à du gardiennage supplémentaire lors d'évènements tels que Festival de saint Denis, Feu d'artifice, Fête des Tulipes.... autant je trouve anormal de voir aujourd'hui des gardiens privés sillonner (à nos frais) la rue de la Rep alors que rien ne le justifie,si ce n'est peut être de faire plaisir aux commerçants, (adhérents de la MCA ?)
@Mathilde Le souci majeur pour l'éducation de vos enfants de 3 et 7 ans ce ne sont pas les poivrots, les prostituées, les pickpockets, les vendeurs à la sauvette etc. Le souci c'est donc la police ,!
L613-1 du Code de sécurité intérieure, qui prévoit qu’à « titre exceptionnel », les agents privés « peuvent être autorisés, par le représentant de l’État dans le département (…) à exercer sur la voie publique des missions, même itinérantes, de surveillance contre les vols, dégradations et effractions visant les biens dont ils ont la garde » Mais pas de verbaliser ! C'est du bidon qui coute une fortune
Bonjour. @Mathilde. Sinon, quel est le rapport avec le sujet des agents de sûreté qui pâlie le rôle de la police municipale? J'ai d'autres question à l'élu de la sécurité (Laurent Russier). Pourquoi maintenant? Cela fait des années que la rue de la république est une cour des miracles. Comme si la proximité des élections précipite les décisions. Est ce qu'il y a un appel d'offres? Pourquoi la PM n'arrive pas à embaucher à Saint Denis.?? Est ce un problème d'attractivité de la ville, des missions, de RH?? Et la c'est pas la faute de l'état.
On ne souhaite pas une vraie police municipale à St-Denis..mais juste avant les elections on nous crée une espèce de milice qui sillonne la rue de la république, sans inquiéter les vrais fouteurs de troubles, qui sont les dealers, qui squatent en bas des bâtiments. Et après les elections...On fait quoi??? Les policiers municipaux ne souhaite pas travailler à St-Denis, car on les utilise comme chair à canon..on ne leur donne aucun moyen e défendre,faire respecter, faire leur travail.. dans la ville la plus criminogène de France
Bonjour Il faut des vigiles les gardes de l'espace public les agents de la brigade verte a eux seul sont plus nombreux que les policiers municipaux a ce jours 15depart sont actée des patrouilles de 3 agents pour toute la commune sa fait juste bizarre personnes n'en parle les 65 agents son une grosse escroquerie comme les chiffres de la brigade verte pour les verbalisations

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