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/ Les salariés de Biogroup en grève

© Yann Lalande
© Yann Lalande

Un attroupement de blouses blanches, pancartes à la main, le long du boulevard Anatole-France. La vision interpelle ce mardi matin 24 novembre. À l’appel de Force ouvrière, une partie des 270 salariés dionysiens de Biogroup sont en grève reconductible. Ce sont ces plateaux techniques que le ministre de la Santé Olivier Véran avait visités le 25 avril pour mettre en avant la nouvelle politique de test française. Mais au bout d’une année intense, qui verra sans doute le chiffre d’affaires du premier groupe de biologie médicale français (700 sites, 8000 collaborateurs, 75000 patients/jour) exploser, les salariés grévistes réclament leur dû.

« Nous n’avons pas eu d’augmentation salariale depuis six ans. Nous n’avons plus de ticket-restaurant ni de 13e mois et la prime de fin d’année a été supprimée, protestent-ils en chœur. L’activité a augmenté de 40% mais la direction refuse de s’engager dans la durée car elle dit ne pas savoir comment la situation va évoluer. Elle a fait le choix d’embaucher des CDD pour répondre à l’urgence Covid-19. »

Également marqués par la disparition de Raffi M’Boukou, au début de la crise, contaminé dans l’exercice de ses fonctions selon ses collègues, les grévistes entendent ne rien lâcher. Des perturbations sont donc à prévoir quant aux résultats (10000/jour hors Covid-19) des prélèvements.

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Réactions

"We are the folk that they call essential workers, but they don't pay them essential wages. We are the folk who don't have lobbyists" Les salarié·e·s de Biogroup pourraient reprendre les arguments du candidat américain démocrate Raphaël Warnock au poste de sénateur de Géorgie. Cf https://m.youtube.com/watch?v=orKM-KSIS-0

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