En ville

Les petits écolos votent leurs projets verts

Éco-ambassadeur, éco-parlement. Les deux termes ont fait leur entrée à Saint-Denis en 2008, en faisant conjuguer sous la même abréviation l’école avec l’écologie et l’apprentissage de la démocratie. Le jeudi 22 janvier, le deuxième éco-parlement des écoliers a réuni vingt jeunes éco-ambassadeurs, élèves de cours moyens. Dans la salle du conseil municipal où Michel Ribay, maire adjoint à l’environnement, présidait la séance, ces enfants issus de cinq écoles (1) ont présenté leurs « projets pour l’environnement » pour l’année scolaire 2008-2009. Sur les dix-huit préparés dans les classes avec les animatrices du pôle municipal de l’environnement, ils devaient en désigner quatre sur le bulletin de vote qu’ils ont glissé dans l’urne.
À de rares bulletins près, invalidés parce que le compte n’y était pas, les suffrages se sont portés sur un site Internet ou un blog à créer « sur le thème des animaux en voie de disparition », et sur une exposition « d’œuvres d’art » à réaliser avec des déchets, que proposaient également les enfants de l’école Victor-Hugo. Quant aux élèves de l’école Balzac, inquiets de la pollution des sacs plastiques qui pullulent à chaque marché, ils ont convaincu leurs « collègues » de l’utilité d’une tombola à mettre en place pour promouvoir les cabas réutilisables qui en seraient les lots. Enfin, les enfants de l’école Renoir ont été eux aussi approuvés dans leur projet d’une manifestation en vélo pour « inciter les gens à utiliser des moyens de locomotion moins polluants ».
« Les projets sont intéressants », ont jugé, unanimes, six des éco-ambassadeurs de l’an dernier, que M. Ribay a invité à ne pas se détourner au collège de leurs préoccupations environnementales. L’adjoint au maire a aussi donné une leçon de modestie à la jeune assemblée lorsqu’en début de séance il a dressé le bilan des projets votés en mai 2008. Sur les cinq, un est en cours de test – la collecte sélective dans les écoles. Quant aux anciens manuels scolaires à envoyer dans les pays pauvres, ils doivent encore faire l’objet d’un inventaire. Conduit avec l’Éducation nationale, le travail sur l’éco-parlement est soutenu par Elyo, société de distribution de chaleur.
M.L.

(1) Écoles Balzac, Blériot, Renoir, Saint-Just et Victor-Hugo.