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Pablo-Neruda
/ Les habitants veulent des gardiens fixes

Depuis plus d’un mois, il n’y a plus de gardiens attitrés dans la cité Pablo-Neruda. Vendredi 5 juillet, une trentaine de locataires de Plaine Commune Habitat se sont réunis pour dénoncer cette situation.
Vendredi 5 juillet, une trentaine d'habitants se sont réunis Ce vendredi 5 juillet, la colère gronde dans l’annexe de la cité Pablo-Neruda en présence d'un représentant de PCH.
Vendredi 5 juillet, une trentaine d'habitants se sont réunis Ce vendredi 5 juillet, la colère gronde dans l’annexe de la cité Pablo-Neruda en présence d'un représentant de PCH.

Ce vendredi 5 juillet, la colère gronde dans l’annexe de la cité Pablo-Neruda. Une trentaine de locataires se sont déplacés pour faire part de leur mécontentement à leur bailleur social Plaine Commune Habitat (PCH).

Depuis plus d'un mois, les habitants de cette petite cité HLM, située à proximité de l’université Paris 8, n’ont plus de gardien fixes. Le 17 mai, les trois agents ont été pris à partie par un groupe d’individus. Saisi par le col, l’un d’entre eux a été verbalement menacé. Les gardiens ont alors fait valoir leur droit de retrait. L’agent molesté s’est mis en arrêt maladie. « Pour assurer leur sécurité, PCH a pris la décision de retirer les deux autres agents du site jusqu’à nouvel ordre », explique Francis Mongin, responsable de ce secteur, et présent à la réunion avec les locataires. Depuis « deux gardiens expérimentés sont à la loge chaque matin », explique-t-il. « Deux nouveaux gardiens arriveront ce lundi 15 juillet. A partir de septembre, ils seront épaulés par un coordinateur expérimenté », continue-t-il. 

Le temps d'avoir cette nouvelle équipe fixe, PCH a fait appel à un société extérieure pour faire l’entretien des parties communes, mais le travail effectué par le prestataire est insuffisant et mal fait, critiquent des habitants.  La dernière agression a mis en lumière un mal plus profond. Les gardiens se succèdent à Neruda, surtout depuis le départ d’une gardienne, connue et appréciée pour son travail, partie fin 2018 après six ans sur le site. Les habitants ont profité de la réunion pour demander le retour de cette dernière.  

Mauvaise réputation

« On assiste à trop de turnover parmi les gardiens. On ne sait plus qui est qui. On n’a pas plus d’interlocuteur privilégié sur le quartier », résume Bakary Soukouna, habitant et président de l’association Nuage basé à Neruda, à l’initiative de cette rencontre avec le bailleur. Ces derniers mois, il a comptabilisé au moins une dizaine d’agents différents. « Il n’y a pas de stabilité. On n’a pas le temps de consolider les liens », ajoute-t-il.  « Des agents travaillent un mois, deux mois. Après certains trouvent des prétextes pour partir », regrette une habitante. Pour elle, la cité paye sa mauvaise réputation.

Petit ensemble HLM de 300 logements, Neruda est confronté à un important trafic de drogues qui opère à ciel ouvert dans la cité. « On veut des gardiens attitrés », a demandé Paulette Lagniaux de l’amicale des locataires. « Le site n’est pas laissé à l’abandon », explique le responsable du secteur à PCH, Francis Mongin, conscient qu’il faudra améliorer la situation pour « retrouver petit à petit la confiance » des locataires.

Pour les habitants, le problème avec les gardiens est symptomatique d’une dégradation de vie dans leur cité. « Il y a un malaise d’ordre générale », note Francis Mongin.  « La situation se détériore. Si on ne fait rien, cela va se dégrader encore plus », s’alarme une locataire qui vit dans la cité depuis 1974. Outre le trafic, les habitants ont pointé des incivilités en tout genre. Des gens ont par exemple pu faire leur besoin dans des locaux techniques ou des espaces extérieures. « C’est trop ! », se plaint Domingas habitante en rez-de-chaussée. « Des jeunes font de la moto jusqu’à tard le soir. Cela fait du bruit », rajoute une locataire.

Bakary Soukouna attend que cette réunion permette d’améliorer la situation, en espérant que les nouveaux gardiens vont rester sur le long terme cette fois.  

Aziz Oguz

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