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Initiation
/ Le waacking, c’est wak ?

À l’occasion de son atelier d’initiation au waacking qui se tiendra au chapiteau Raj’ganawak le 1er mai, Jérémy Gaudibert revient sur cette danse née dans les années 1970 dans les clubs gays de Los Angeles et qui a marqué son parcours personnel et professionnel.
Le waacking est une danse qui né dix ans avant le voguing, au sein de la communauté LGBT, noire et latino-américaine.
Le waacking est une danse qui né dix ans avant le voguing, au sein de la communauté LGBT, noire et latino-américaine.

Le JSD : Le waacking est né dix ans avant le voguing, une danse qui bénéficie d’un regain d’intérêt dans le monde depuis quelques années. Expliquez-nous ce qu’est le waacking.

Jérémy Gaudibert : Comme le voguing, cette danse s’est développée d’abord au sein de la communauté LGBT, noire et latino-américaine. Le nom waacking vient de l’onomatopée « whack » que l’on retrouvait dans les bandes dessinées Batman et Robin. Elle désigne le son d’une gifle et évoque le rejet. Son nom vient aussi de l’expression en anglais « you wack », « tu crains ». Les waackers se sont inspirés aussi bien du disco et des figures des films muets en noir et blanc. Ce cinéma très expressif a nourri la gestuelle du waacking. Mais il y a une couleur différente selon les influences des danseurs. Par exemple, moi je viens du hip-hop, donc ma gestuelle reste très groovy. Cette danse est avant tout une manière d’affirmer sa différence, son extravagance, et d’en faire une arme. Pour moi, c’est une forme de combativité sensuelle et féroce à la fois.

Le JSD : Comment êtes-vous venu à cette danse ?

JG :Comme beaucoup de danseurs, j’ai commencé comme amateur avant de me professionnaliser. J’étais dans un crew hip-hop, de 2013 à 2016, le Hype’n’Spicy. C’était mon école de danse. La hype, c’était du hip-hop old school avec du swing, c’était festif, le BPM [battements par minute, ndlr] était assez rapide… C’est une danse énergique, proche des danses africaines. Cela m’a amené naturellement au waacking.


Une pratique qui a failli disparaître
 

Le JSD : Comment se développe aujourd’hui ce courant en France ?

JG :Il n’existe pas de formation au waacking, seulement des cours. À Paris, la scène waacking est assez dynamique, c’est un petit milieu. Il y a quelques associations comme Made in Waack, Madame Paris ou le collectif Off Road qui font bouger les choses… On constate un regain d’intérêt de cette danse depuis le début des années 2010 car elle a fait son entrée dans les battles de danse. Sa pratique avait failli disparaître. 

Le JSD : Le waacking, c’est aussi un état d’esprit que vous souhaitez transmettre lors de vos ateliers ?

JG :Au-delà de l’aspect esthétique, le waacking c’est prendre le temps de s’équiper d’outils pour se valoriser. Je travaille sur le besoin d’exprimer quelque chose qui est enfoui en nous. Dans cet espace bienveillant, on travaille la confiance en soi, la musicalité, la façon de s’exprimer en cadence. Et tout ça sans jugements. Au chapiteau Raj’ganawak, ce que j’adore c’est que le public est formé de gens du coin, de gens curieux, issus de cultures différentes. Ce ne sont pas forcément des danseurs d’ailleurs. La dernière fois, il y avait des enfants et des mamies aussi. C’est un panel très large. Il n’y a pas de niveau requis pour ces ateliers.

Maxime Longuet

Atelier d’initiation au waacking, mercredi 1er mai de 19h à 21h au chapiteau Raj’gnawak (3, rue Ferdinand-Gambon). Tarif : 10€. Inscription sur Facebook @ Chapiteau Raj’ganawak

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