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Centre technique municipal
/ Le rapport administratif va être rendu public

Alors que la grève dure depuis deux semaines au CTM, la municipalité annonce qu’elle va communiquer les conclusions de l’ancien magistrat Fournier de Laurière. Vingt-et-un élus, de la majorité et de l’opposition, demandent une commission d’information.
Lundi 20 février, environ une centaine de personnes se sont rassemblés au CTM
Lundi 20 février, environ une centaine de personnes se sont rassemblés au CTM

« Le rapport sera communiqué mais il doit être anonymisé. Le magistrat et le service juridique y travaillent avant qu’il soit rendu public », annonce Fabienne Soulas, adjoint au maire en charge du Centre technique municipal (CTM). Elle précise par ailleurs que l’ancien juge, Jacques Fournier de Laurière, présentera son travail aux élus. « On cherche une date », ajoute-t-elle. Celle-ci devrait avoir lieu avant le prochain conseil municipal, convoqué le 2 mars.

Depuis le mercredi 8 février, des salariés du CTM protestent contre les mesures prises par la municipalité se basant sur l’enquête administrative suite à la découverte de 500 kg de cannabis en novembre dernier : dissolution du service des fêtes, externalisation du gardiennage et suppression des logements de fonction. Pour les agents grévistes, ces décisions sont des « sanctions déguisées » : ils sont victimes de ce scandale où un agent du service dissout a été mis en examen pour trafic de stupéfiant. 

Les agents ont reçu le renfort d’élus qui demandent une commission d’information et d’évaluation qui permettrait notamment de mener des auditions. Une vingtaine d’entre eux, de la majorité mais aussi de l’opposition, se sont joints à la démarche, initié par Philippe Caro (il en fallait au minimum 9) : 7 du groupe du groupe Rouge et Vert ensemble (Reve), Kola Abela du PSG et 12 du groupe socialiste. « On ne désolidarise pas de la majorité, mais il faut qu’on soit associé aux décisions, ce qui n’a pas été le cas jusqu’ici », assure l’adjoint Vincent Huet (Reve), lors du rassemblement le 20 février au CTM, à l’appel de FO, Sud et la CFDT, qui a réuni environ une centaine de personnes. 

Le dialogue social est pour l’instant à l’arrêt. « Nous leur avons proposé une rencontre le jeudi 23 février, à condition qu’il lève le blocage », déclare Fabienne Soulas. Les grévistes empêchent la sortie et l’entrée des véhicules « entravant la continuité de nombreux services » dénonce la Ville dans un communiqué du 14 février. Depuis lundi 20, des débrayages sur les heures du déjeuner impactent certaines écoles. « Il est hors de question de lever le piquet de grève », assure Laurent Barthel, secrétaire général du syndicat FO. L’intersyndical appelle à un nouveau rassemblement au CTM le vendredi 24 février, entre 11h et 14h, et la poursuite des débrayages.

Aziz Oguz
 

Réactions

lever le blocage avant d'être reçu cela ne ressemblerait-il pas a du chantage?
Vu ce matin... La gréve est toujours en cours... Et le personnel semble toujours motivé. 13 jours de gréve, c'est quand même assez long. Même avec la piscine municipale, de mémoire, ce n'était pas aussi long. On attends avec impatience ce fameux rapport. Intéressant le commentaire de V. HUET « On ne désolidarise pas de la majorité, mais il faut qu’on soit associé aux décisions, ce qui n’a pas été le cas jusqu’ici » La démocratie inventive sans doute.
On ne va pas quand-même reprocher à la municipalité de Saint-Denis de prendre des mesures pour éradiquer le trafic de drogue. Ce serait l'inverse qu'on lui reprocherait, c'est à dire de ne prendre aucune mesure. Quel est l'avis du syndicat Force Ouvrière sur le trafic de drogues à Saint-Denis ?
Bonjour @habitant "Éradiquer" vous y aller un peu fort... le contenir cela serait une grande avancée du logiciel municipale. Et il faut éviter de mélanger les faits nier qu'ils sont liés. La grève est la pour dénoncer l'absence de sanctions sur la hiérarchie. Quel est l'avis de la CGT, de S. PEU sur cet affaire ? Leur silence est quand même assourdissant. On en saura plus ce soir avec la lecture du rapport.
J'hésite entre les rires et les larmes... Le rapport c'est 13 pages (dont la page de garde) écrites en gros. Jusqu'ici tenues obstinément secrète depuis deux mois. Alors qu'elles servent d'argument à l'exécutif municipal pour prendre des décisions concernant la vie professionnelle et familiale de salariés, et privatiser des pans entiers du service public communal ! Pour vous faire une idée directement, je l'ai mis ce matin à disposition en téléchargement ici : http://philippecaro.over-blog.com/2017/02/une-enquete-administrative-sur-le-ctm-de-saint-denis-a-pres-de-1000-la-page.html Le lecture ne devrait pas vous prendre trop de temps...

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