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/ Le Racing toujours en vie

Vainqueur de Calais (3-0) dimanche 19 mai au stade Auguste-Delaune, le Racing Club de Saint-Denis se qualifie pour le deuxième tour des barrages d’accession-relégation de la D2 féminine. Une victoire avec une saveur particulière pour les Dionysiennes qui reviennent de loin.
Le Racing Club de Saint-Denis s'est qualifié dimanche 19 mai pour le deuxième tour des barrages d’accession-relégation de la D2 féminine.
Le Racing Club de Saint-Denis s'est qualifié dimanche 19 mai pour le deuxième tour des barrages d’accession-relégation de la D2 féminine.

Le Racing s’est offert un sursis dans sa quête de maintien en D2 féminine. Opposées dans ce premier tour des barrages d’accession-relégation à Calais, les filles de Michel-Ange Gims avaient à cœur de se racheter. Battues 3 buts à 1 dans le Nord de la France le week-end précédent, les Dionysiennes partaient avec un handicap.

Les joueuses du Racing souhaitaient aborder ce match en guerrières. Pourtant, le début du match est crispé. Saint-Denis semble tétanisé par l’enjeu dans les vingt premières minutes. Bousculées par une équipe calaisienne bien en place, les joueuses n’arrivent pas à déployer leur jeu. Seul frisson, le tir de Sabbah Seghir (0-0, 7e) repoussé par la gardienne nordiste.

Par la suite, Calais prend sa chance et s’offre deux opportunités de marquer (12e, 14e), sans succès. Ouf ! Car une fois le doute éliminé, le Racing lance la machine. Juste avant la demi-heure de jeu, Seghir ouvre le score sur corner pour les locales, d’une tête à bout portant (1-0, 28e). Saint-Denis prend alors un ascendant psychologique sur son adversaire. Namnata Traoré, buteuse à l’aller pour le Racing, est toute proche de marquer le but de la délivrance avant la mi-temps (42e) mais sa frappe est hors cadre.

 

Calais touche deux fois le poteau

La seconde période débute mal. Calais touche le montant d’entrée (46e) sur une frappe lobée. Delaune retient son souffle mais un court instant. Tandis que le tonnerre gronde, Namnata Traoré fait frapper la foudre. Sur le corner obtenu juste après le poteau calaisien, les visiteuses subissent un contre éclair. Parfaitement lancée, la numéro 9 du Racing ne tremble pas dans son face-à-face (2-0, 47e). Désormais qualifiées, les Dionysiennes sont en pleine confiance.

À l’heure de jeu, l’arbitre siffle un penalty suite à un contact dans la surface. Leila Meflah s’élance mais voit son tir repoussé par la portière (2-0, 61e). Frustrées, les joueuses de Gims enflamment le public, sept minutes plus tard. Sur un deuxième contre éclair, Traoré place son ballon hors de portée de la gardienne (3-0, 68e). Saint-Denis semble à l’abri mais Calais touche une nouvelle fois les montants à la 70e minute de jeu. La fin de match est tendue. Un but nordiste et ce serait les prolongations. Mais, le Racing tient bon et voit même Calais réduit à dix après l’expulsion de sa gardienne de but pour une faute en dehors de la surface. Le coup de sifflet final est une délivrance, Saint-Denis reste en vie !

Christopher Dyvrande

 

« C’est pas fini »

À l’issue de la rencontre, le soulagement est évident sur les visages dionysiens. À commencer par le président Paul Mert, qui déclare : « On s’est préparé toute la semaine, et l’objectif est atteint. Maintenant, c’est pas fini, on n’a fait qu’une partie du chemin. »

Pour Namnata Traoré, héroïne du jour grâce à son doublé, ses coéquipières ont « pris leurs responsabilités » suite à la peur installée à l’issue du match aller. Désormais, c’est Valence (Drôme) qui va se dresser face à Saint-Denis (match aller dans le Sud le 26 mai, retour à Delaune le 2 juin) pour le 2e et dernier tour des barrages. Un dernier effort pour rester dans l’antichambre du football national féminin. Et les ambitions sont claires au Racing. « On va là-bas pour gagner ! Hors de question de se faire peur à nouveau », lance Namnata. Le ton est donné.

ChD

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