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/ Le Racing s’enfonce dans la crise

Le calvaire continue pour le Racing Club de Saint-Denis, dernier de Division 2 avec zéro point au compteur. Ce week-end au stade Delaune, les Dionysiennes ont subi contre l’OGC Nice (1-2) leur huitième défaite de suite. La crise s’installe durablement au club, en grand danger dans sa course au maintien.
Contre l'OGC Nice, les Dionysiennes ont subi leur huitième défaite de suite. © Stéphane Vague
Contre l'OGC Nice, les Dionysiennes ont subi leur huitième défaite de suite. © Stéphane Vague

Les joueuses du Racing Club de Saint-Denis avaient deux matches couperets pour s’épargner une crise automnale. Si contre le leader havrais le 27 octobre, la victoire aurait relevé du miracle (défaite 3-0), la rencontre face au promu et avant-dernier niçois ce dimanche, faisait bel et bien office de tournant.

Les Niçoises avaient tout de l’adversaire idéal pour obtenir une première victoire. Plus mauvaise défense de la D2 féminine, avec 25 buts encaissés avant le coup d’envoi, les Azuréennes ont par-dessus le marché connu des difficultés pour rejoindre Saint-Denis par la faute des fortes pluies du week-end.

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Coup de pied arrêtés fatals

Le match s’est joué dans une ambiance très pesante. Personne ne voulant perdre, la rencontre a été hachée et marquée par des déchets techniques abyssaux. Voyant sa défense peu à son aise le coach Michel-Ange Gims opérait un changement dès les premières vingt minutes avec l’entrée de Khadija Ben Addou dans la charnière centrale. Un entraîneur dionysien qui a semblé ne plus vouloir faire preuve de patience avec les joueuses n’étant pas assez convaincantes sur le terrain.

Sabbah Seghir en faisait les frais également en première mi-temps alors qu’aucune blessure n’était à observer. En dépit de ces atermoiements, Essoh ouvrait le score pour le Racing après s’être jouée de la gardienne niçoise (1-0, 24e), suite à une percée plein axe. Une délivrance de courte durée car dix minutes plus tard, Nice égalisait à la suite d’un coup de pied arrêté. Le grand mal dionysien dans ce championnat. Les Dionysiennes revenaient des vestiaires avec de belles intentions mais les offensives n’étaient pas assez tranchantes. Une possession de balle stérile symbolisée  par le manque de joueuses à la réception des centres… 

C’est finalement en fin de match que tout se décantait. Sur un coup franc anodin à une quarantaine de mètres, le ballon mal renvoyé par Hebrard atterrissait dans les pieds de la niçoise Closset qui l’envoyait au fond des filets (1-2, 89e). Meflah obtenait une ultime occasion dans les dernières secondes pour le Racing mais son coup franc s’écrasait sur la barre transversale. Tout un symbole.
 

« Je n’ai pas vu de combattantes ! »

Au coup de sifflet final, l’abattement et la consternation dominaient côté Saint-Denis (12e, 0 pt). Abattues par ce nouvel échec, les joueuses mettaient plus d’une heure avant de sortir du vestiaire, visages fermés et têtes basses. Murés dans le silence, ni l’entraineur, ni le staff, ni les joueuses n’ont souhaité s’exprimer sur les raisons de ces échecs répétés. Le seul à oser prendre la parole était le président. Furieux, Paul Mert, frappait du poing sur la table :

« Quand on est dans le dur, on met son bleu de chauffe !  Aujourd’hui, c’est une énorme déception car je n’ai pas vu de combattantes, j’ai vu une équipe de foot loisir ! ». Pour lui, son entraîneur « qui fait son travail » n’est pas à blâmer, ce sont les joueuses « qui se foutent » des consignes de Michel-Ange Gims qui sont dans son viseur. « Cela fait plus de quinze buts qu’on prend sur coup de pied arrêtés, il y a un manque criant de lucidité et de maîtrise de soi sur cet exercice, il faut que les filles se remettent en question ».

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Avec huit défaites au compteur, des changements vont-ils être opérés ? La réponse est cinglante : « A titre personnel, si j’étais le coach, j’aurai écarté la moitié de l’équipe. » avant de tempérer : « Maintenant, il reste trois matches avant la trêve. Si elles se réveillent, on ne sera plus relégable mais si on les perd, on n’aura plus notre destin entre les mains. Si certaines ne sont pas contentes avec mes propos, qu’elles viennent me voir et on prendra les décisions adéquates ».

Prochain rendez-vous, dimanche 17 novembre à l’extérieur contre Thonon-Évian (11e, 4 pts). Réponse sur le terrain attendue.

Christopher Dyvrande

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