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/ Le Malade imaginaire version Français

La troupe de la Comédie Française revient pour la troisième fois au Centre dramatique national dionysien. Elle y reprend la dernière pièce écrite par Molière.
Guillaume Gallienne de la Comédie Française est Argan, le malade imaginaire.
Guillaume Gallienne de la Comédie Française est Argan, le malade imaginaire.

Pour la troisième année consécutive, la Comédie Française donne les trois coups de la saison 2019-2020 du TGP. Après Vania, d’après Tchekhov, mis en scène par Julie Deliquet en 2017, après Les Fourberies de Scapin, de Molière, monté par Denis Podalydès en 2018, c’est avec un autre monument du fondateur de la Comédie Française que celle-ci revient à Saint-Denis du 11 au 15 septembre : Le Malade imaginaire, présenté dans la mise en scène de Claude Stratz (décédé en 2007) créée en 2001 et qui fut jouée plus de cinq cents fois depuis.

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« Nous partons souvent en tournée durant tout l’automne, et nous cherchons un plateau en région parisienne pour répéter car toutes nos salles sont prises à cette époque », explique Éric Ruf, l’administrateur général de la Comédie Française. C’est son frère, Jean-Yves Ruf, et Julie Deliquet, artistes associés au TGP, qui firent le lien. Le CDN dionysien n’ayant pas les moyens financiers d’accueillir ces spectacles, Jean Bellorini leur ouvre donc ses portes pour répéter en échange de quelques représentations.

« Et ce fut à chaque fois de belles rencontres, souligne Éric Ruf. Les salles sont remplies, les applaudissements nourris et l’on sent que les spectateurs sont heureux que l’on viennent ici. De plus, nous y sommes formidablement reçus par l’équipe du théâtre, des personnes compétentes, attentionnées, chaleureuses. Ce qui au départ était un peu un hasard est devenu une belle habitude et c’est notre mission de venir là aussi. Nous avons envie d’y revenir », ajoute-t-il.
 

« Une comédie crépusculaire »

 Le Malade imaginaire est la dernière pièce de Molière qui fut créée le 10 février 1673. Malade des poumons, il meurt après la quatrième représentation alors qu’il jouait le rôle d’Argan. « Cette pièce, qui commence dans les teintes d’une journée finissante, est une comédie crépusculaire teintée d’amertume et de mélancolie », soulignait Claude Stratz, qui a notamment travaillé avec Patrice Chéreau, et dont la mise en scène épurée a traversé les années. « C’est une mise en scène exemplaire, un véritable manifeste. Et ce qui est fascinant dans cette comédie-ballet, c’est la juxtaposition du rire et de la pensée de la mort ! », s’écrie Éric Ruf. Crépusculaire dans tous les sens du terme, certes. Mais il s’agit de Molière. Et donc on rit, beaucoup. Argan, faible mari et père abusif, se croit sans cesse malade et se livre aveuglément aux médecins et autres apothicaires qui l’entretiennent dans cet état souffreteux. Pour se sauver, il décide de marier sa fille Angélique, elle-même éprise de Cléante, à… un autre médecin.

On le voit, tous les ingrédients de la comédie « moliéresque » sont bel et bien présents. Et cette ultime pièce est sans doute la plus aboutie de son œuvre. Sur scène pour cette nouvelle reprise de ce Malade imaginaire, la troupe du Français donc, avec entre autres Guillaume Gallienne, Christian Hecq ou encore Julie Sicard, et de jeunes pensionnaires prometteurs.

« Julie Sicard jouait Angélique à la création et incarne aujourd’hui Toinette. C’est la mémoire vive du spectacle », remarque Éric Ruf, qui lui-même a joué plus de cent cinquante fois Argan, repris par Guillaume Gallienne. Une belle affaire de transmission, donc, qui fait aussi la marque du Français.

Benoît Lagarrigue

Le Malade imaginaire, de Molière, mise en scène de Claude Stratz, du 11 au 15 septembre au TGP (59, boulevard Jules-Guesde, salle Roger-Blin), du mercredi au samedi à 20h, dimanche à 15h. Durée : 2h. Tarifs : 6€ à 23€. Réservations : 0148137000 ; www.theatregerardphilipe.com

Réactions

Ce serait bien qu'une classe d'âge (5ème ou 4ème) de tous les collèges de St Denis (privés/publics) puissent assister gratuitement à une représentation de la pièce, ne serait-ce qu'en compensation de la subvention municipale versée au TGP.

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