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Pleyel
/ Le franchissement urbain pas au goût de certains

Trois associations émettent des réserves à l’égard du projet de pont multimodal qu’elles jugent polluant pour le quartier Pleyel. Elles ont déposé un recours fin août.
Trois associations ont déposé un recours contre le franchissement urbain prévu dans le quartier Pleyel dès 2024. © Yann Mambert
Trois associations ont déposé un recours contre le franchissement urbain prévu dans le quartier Pleyel dès 2024. © Yann Mambert

Fin août, trois associations (Vivre à Pleyel, Paris en Selle et France Nature Environnement) ont déposé un recours contre le projet de franchissement urbain prévu dans le quartier Pleyel dès 2024. Ce pont multimodal d’un coût de 222 millions d’euros doit enjamber la voie ferrée qui sépare la gare RER D du Stade de France-Saint Denis de la future gare du Grand Paris Express (GPE).

Ce recours porte sur la déclaration d’utilité publique du 30 janvier 2020 et non sur le franchissement urbain en lui-même que les associations jugent nécessaire. Est reproché entre autres l’impact sanitaire du projet sur le quartier. Un argument utilisé auparavant contre l’échangeur autoroutier de Pleyel dont l’arrêté de déclaration d’intérêt général du préfet de région a été suspendu par la justice en mai dernier.

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« Nous habitons un quartier déjà fortement pollué. Ce projet va en amplifier les effets surtout aux abords des écoles proches des grands axes », regrette Benjamin Darras, membre de l’association Vivre à Pleyel. Une réflexion partagée par François Redon, président de la section 93 de France Nature Environnement : « On en connaît les risques mais on construit quand même. On rentabilise une opération financière qui coûte chère. » Dans sa contribution à l’enquête publique, le 24 octobre 2019, Paris en Selle souligne que les cyclistes se retrouveraient mélangés aux piétons et aux bus. En cause des pistes cyclables « étriquées » et « non conformes ».

Audrey Roussel, membre de Paris en Selle - Plaine Commune précise : « Contrairement aux éléments affichés, il est assez clair que l’objectif du projet est d’augmenter le recours aux véhicules particuliers dans une zone qui subit déjà de fortes nuisances. »

Plaine Commune ouvert au dialogue

Maître d’ouvrage, Plaine Commune ne s’est manifesté que par un courrier adressé à Paris en Selle dans lequel l’Établissement public territorial (EPT) réfuterait tout refus de dialogue. Contacté, Plaine Commune précise qu’il n’y a « pour le moment aucun impact sur le calendrier de réalisation » alors que Bouygues doit prendre possession du chantier en octobre pour un démarrage des travaux prévu en janvier 2021. Pour répondre aux réserves émises par les associations, Plaine Commune compte se servir du même protocole de suivi de la qualité de l’air et du bruit utilisé pour l’échangeur autoroutier.

Pour les vélos, une reprise des études pour améliorer leur insertion est prévue mais… après la construction de l’ouvrage en 2024. « Il sera proposé des échanges avec les parties prenantes pour adapter le projet afin de favoriserdavantage les mobilités actives », déclare Plaine Commune.

Christopher Dyvrande

Réactions

Ce sont les années Braouezec. A la plaine, ils y a trop de coupures (autoroute, faisceau de rail, canal, etc..) et il manque des ponts, des rues, pour les enjamber. Et il en manque beaucoup. Mais les Braouezec et consorts ont préféré bétonner tout ce qui était possible pour les copains bouygues, vinci etc...). Certains construisent des maisons avec le fondations en premier... Pas Braouezec, il a les murs et se demandent comment faire tenir tous cela. Je le vise lui, il est en charge de plaine commune depuis tellement d'année. Mais Stéphane Peu, David Proult sont aussi des coupables.
Donc si j’ai bien compris ces associations sont pour le " franchissement urbain" ... mais contre le pont ! Et quelle serait l’alternative au pont pour franchir les voies de chemin de fer ? Un souterrain ?
Il semble que les associations qui portent le recours n'ont pas relevé qu'en 2024 seule la partie piétonne (la passerelle) sera réalisée (pour permettre l'intermodalité entre la gare du Grand Paris et la gare RER existante). La partie circulable (le pont), avec les sites propres bus et les pistes cyclables protégées de 1,60m dans chaque sens, ne sera livrée qu'en 2026. Ce phasage est lié aux contraintes ferroviaires très fortes qui nécessite d'étaler les opérations. Ainsi, il est logique que les modifications qui pourraient être décidées concernant les aménagements cyclables ne soient mises en oeuvre qu'après 2024.
Je ne veux pas parler au nom des associations mais pour avoir suivi ça de près : - ils sont pour la liaison des quartiers par un pont mais contre le fait qu’il serve à faire le lien entre le boulevard Ney et l’a86 d’un côté et les trafics de passage en provenance de La Défense à destination de l’A1 de l’autre. C’est vrai qu’il est rare de croiser des collectifs qui ne sont pas « anti », c’est dur à comprendre pour ceux qui lisent un article et donnent leur avis sans se renseigner. - il suffirait d’aller sur leur site pour comprendre qu’ils n’arrêtent pas d’alerter, preuve à l’appui, que le FUP rabat toutes les voitures sur le Carrefour Pleyel... où il y a logements étudiants, habitants, cafés, ÉCOLES !!!... Ils ont démontré qu’il y avait d’autres solutions pas forcément plus cher avec une simple volonté politique. Comme l’article le rappelle, la justice a suspendu l’échangeur au motif qu’il polluait et qu’il était lié au FUP... c’est peut-être pas pour rien mes chers Fly et Mourad. - pour les pistes cyclables et le phasage, en 2024, il sera trop tard pour le quartier pleyel et ses habitants... si Plaine Commune avait vraiment (ou voulait) dialoguer, en ce moment même des solutions pourraient être mises en œuvre et les recours pourraient être retirés. Notre mairie et Plaine commune le savent, pourtant ils ne font rien : ni partagé des soi-disant études qu’ils devaient faire sur Poulbot, ni sur le soi-disant comité de suivi qui devait débuter il y a plus d’un an. Mais comme trop souvent, beaucoup de monde pour donner son avis, beaucoup de monde pour se plaindre ou accuser ad hominem mais très peu de gens pour agir. Merci à vous chères associations constructives. Sachez que beaucoup d’habitantes et habitants vous soutiennent.
Cher Mourad, j’imagine que les associations portent un projet de pont plus modeste. Entre un pont habité à plus de 200 millions d'euros et un souterrain, il y'a mille versions de ponts possibles.

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