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Covid-19
/ Le confinement s'est installé dans les esprits

Un peu chaotique dans les premiers jours le confinement s'est installé dans la majorité des esprits. Dans la durée la mesure pourrait quand même poser problème.
Contrôle de la police municipale, rue de la République
Contrôle de la police municipale, rue de la République

D’habitude à cette heure-ci, les clients grouillent dans les étals. Mais ce mardi 24 mars à midi, les alentours du marché ont sonné creux. Suite aux décisions du Premier ministre la veille, la mairie a décidé de fermer la halle jusqu’à nouvelle ordre. « Avec les commerçants du marché, nous travaillons à la réouverture de la halle dans les meilleures conditions sanitaires possibles », a annoncé le maire Laurent Russier sur les réseaux sociaux. Depuis vendredi dernier pourtant, la Ville avec la police nationale avait mis en place un filtrage aux alentours de la halle, autorisant seulement les clients munis de leur autorisation de déplacement à y entrer. Ce qui avait permis de baisser fortement l’affluence.

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Ce mardi, des clients – pensant trouver la halle ouverte - se sont quand même déplacés. Ils se sont rabattus sur les rares commerces alimentaires ouverts autour du marché. Devant les boutiques, ils attendaient leur tour dans ces files d’attente devenues habituelles dans ce contexte d’épidémie.

Une semaine après le début du confinement, la situation s’est normalisée à Saint-Denis. Il y a globalement moins de monde dans les rues, même si on peut constater que les règles ne sont pas forcément respectées avec ici ou là quelques grappes de personnes attroupées.

Après avoir été pris d’assaut, les supermarchés ont retrouvé une fréquentation ordinaire. Au Carrefour du centre-ville, les rayons n’ont jamais été aussi calmes, alors que les gens s’y bousculaient encore au début de semaine dernière pour y entrer.   

Quant aux policiers, ils patrouillent dans les rues pour faire respecter le confinement. Sur la place du 8-Mai-45 un groupe de trois agents fait des contrôles inopinés. L’un d’eux explique faire preuve, comme tous ses collègues, de « discernement » et de tolérance selon la situation. Mais les policiers ont maintenant la directive de sanctionner quelle que soit la situation, explique-t-il.

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"Moins de monde dehors"

Le long du canal de Saint-Denis, normalement interdit au public, il y a toujours du passage : coureurs, cyclistes, marcheurs, promeneurs… « Merde, il fait beau quoi ! », se justifie une Dionysienne, venue marcher avec une amie, avec qui elle garde ses distances. Si elles ont leurs autorisations de sortie, elles n’étaient pas au courant de l’interdiction d’accès au canal.

Pareil pour deux autres amis et voisins, qui habitent à proximité, et qui gardent un bon mètre de distance. « On est obligé de sortir », dit l’un des quadras, qui raconte loger dans un petit appartement, quasiment pas ensoleillé. « Pourquoi quelqu’un sans autorisation ne pourrait pas sortir juste en bas de chez lui ? » Pour lui, il faut respecter les règles, mais en faisant preuve de souplesse.

A la cité Franc-Moisin, devant le bureau de Poste fermé, quelques habitants sont assis sur les bancs. D’autres entrent et sortent du supermarché ou de la pharmacie du coin. Comme ailleurs, quelques personnes portent des masques. Un homme promène son chien. Trois fois par jour et avec une autorisation, précise-t-il. « A Franc-Moisin, c’est calme, explique Diangou Traoré, responsable associative dans le quartier. Au début, les gens ne comprenaient pas le confinement, surtout les plus jeunes. Maintenant, les gens ont compris. Il y a beaucoup moins de monde dehors », indique-t-elle. 

A l’opposé dans le nord de la ville, quartier Allende-Neruda, Bakary Soukouna, responsable de l’association Nuage, raconte que la mise en quarantaine se passe bien. « Globalement, les gens respectent le confinement », ajoute le trentenaire, qui voit de l’entraide et de la solidarité entre les gens. « A 20h, ils font du bruit en solidarité avec le personnel soignant. Cela met du baume au cœur », confie le Dionysien, dont l’association a appelé ses jeunes animateurs à devenir volontaires pour garder les enfants du personnel hospitalier. « On prend le temps pour appeler la famille, les amis, continue-t-il.Les gens font du lien entre eux. Ils se parlent aux fenêtres. On prend des nouvelles des plus anciens. On les aide à faire leurs courses. Tout cela permet de sortir de l’isolement. »

Aziz Oguz

Réactions

Enfin, manifestement, il y a une dérogation à ce confinement pour les dealers, en tout cas en bas de chez moi ! Des groupes de 6, 8 individus qui beuglent le soir, mon quotidien ne change pas de ce point de vue...

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