En ville

Le Centre cardiologique du Nord est aussi en pointe contre le cancer

L’établissement dionysien réputé nationalement s’est doté d’une machine révolutionnaire en matière d’imagerie médicale. Cinq ans de "bagarre" ont été nécessaires pour l'obtention de cet appareil qui place le CCN parmi les établissements les mieux équipés pour le dépistage et le suivi médical.
Le scan dernière génération dans les locaux du CCN  à Saint-Denis
Le scan dernière génération dans les locaux du CCN à Saint-Denis


Le Centre cardiologique du Nord (CCN) de la rue des Moulins-Gémeaux à Saint-Denis, est reconnu à juste titre comme un établissement de référence en ce qui concerne les affections du cœur. On sait moins que l’établissement dispose également de la technologie la plus avancée en matière de cancérologie : la TEP (tomographie par émission de positons), une méthode d’imagerie médicale de pointe.


« Il n’y a qu’une soixantaine de machines de ce genre en France, compte le Dr Songy. Les objectifs sont d’en avoir environ une pour 500 000 habitants. Il devrait y en avoir trois, à terme, dans le 93. » Pour l’instant, le Dr Songy et ses collègues du service de scintigraphie, les docteurs Lussato, Queneau et Guernou, sont les heureux détenteurs du tout dernier modèle de ce type bien particulier de scans.

« Il a fallu se bagarrer près de cinq ans »

« Il a fallu se bagarrer près de cinq ans pour avoir cette machine, se souvient encore le Dr Songy. On l’a obtenue grâce à l’appui de la mairie, de M. Braouezec, ainsi que de la directrice de l’hôpital Delafontaine, Mme Beau. Sans cet esprit d’équipe sur le territoire, on n’y serait pas arrivé. On a attendu, mais on se retrouve avec une machine de dernière génération », conclut-il avec le sourire. Seul l’hôpital Bichat, à Paris, possède aussi un modèle aussi récent, et aussi performant. Car cette technologie représente une avancée significative.


En voici le principe. Les cellules cancéreuses consomment énormément de sucre, jusqu’à cent fois plus qu’une cellule saine. On injecte donc au patient un équivalent de glucose qui est marqué avec un produit radioactif, le fluor 18. Le glucose va être capté par les organes qui en consomment beaucoup, et le fluor va émettre un signal, capté par des récepteurs qui enregistrent les sites de fixation.

« Sur l’image TEP, on peut voir des lésions qui passaient inaperçues »

En même temps, la machine permet de réaliser une image de scanner classique. On va donc avoir deux images en une : l’image TEP permet de voir l’activité anormale de certains organes, et l’image scanner fournit une information anatomique. « Sur l’image TEP, on peut voir de toutes petites lésions qui passaient inaperçues et qu’on découvrait quand la maladie était trop avancée. Lorsqu’on sait que la précocité et la précision du diagnostic conditionnent le traitement, on comprend l’enjeu », analyse le Dr Queneau, en comparant les deux résultats.

L’examen est prescrit dans le cadre de diagnostic et de bilan de cancers, ainsi que pour la surveillance de l’efficacité du traitement. « On peut réaliser des examens successifs pour voir si la chimiothérapie est opérante. Si au bout de deux cures, on n’a pas de résultat, on peut en changer », ajoute le Dr Guernou. Il ressort des premières publications médicales sur le sujet que l’examen réalisé avec cette technologie modifierait la prise en charge thérapeutique de la maladie dans près d’un cas sur trois. D’autres applications encore sont possibles, notamment en neurologie, dans le cadre du plan Alzheimer.

« S’il faut faire 10 ou 15 examens par jour, on les fera »

La machine est en service depuis le 16 août. La montée en charge va être progressive, le temps de former les équipes. « On s’astreint à une grande réactivité : pas plus de 48 heures de délais pour un rendez-vous. S’il faut faire 10 ou 15 examens par jour, on les fera », assure le Dr Queneau. Si ce fleuron de la haute technologie médicale a un coût – entre deux et trois millions d’euros selon les modèles –, les patients n’auront pas à l’assumer : pas de dépassement d’honoraires, prise en charge similaire à l’hôpital public, y compris, comme il se doit, pour les patients bénéficiaires de la CMU.


Sébastien Banse


(Première mise en ligne septembre 2010)

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