Côté commerce

Le Caviste du marché tient désormais boutique

(Yann Mambert) Le Caviste du marché
(Yann Mambert) Le Caviste du marché

Inaugurer un commerce à quelques jours du début du confinement, ça n’était pas de bol. A fortiori s’agissant d’un lieu dédié à la convivialité, bannie par les mesures sanitaires liées au Covid-19. Fernando Bugarim a fait contre mauvais timing bon bricolage : il a profité de cette période d’inactivité forcée pour achever les travaux de sa boutique Le Caviste du marché, sise au 105 de la rue Gabriel-Péri, à quelques encablures de la halle marchande du centreville. Et du stand du même nom qu’il y a ouvert il y a trois ans.

Boire et manger

On retrouve dans la nouvelle échoppe le même goût pour le bois et la déco sobre mais chaleureuse qu’à l’étal de la halle centenaire : immense étagère pour offrir au regard quelque cent références de vins, dont une trentaine de portugais, et suffisamment de place pour qu’une douzaine de convives s’attable… Dès que l’interdiction d’ouvrir les bars et restaurants sera levée. M.Bugarim relativise :

« En fait, c’est mieux comme ça. Ça me permet de me faire connaître, de voir comment ça peut marcher » et de se réapprovisionner en fonction de la demande. Car le commerçant a pu rouvrir sa boutique – exclusivement pour la vente, bien entendu – depuis le début du mois d’avril. Des vins de diverses régions françaises – comme le Sud-ouest – et portugaises, du cidre… pour le boire. Et, pour le manger, des terrines, des pâtés, différents chorizos, du jambon cru… pour la charcutaille. Huile d’olive et vinaigre pour l’assaisonnement. Et des fromages de brebis et de chèvre pour compléter cette offre gourmande.

Les conserves importées directement du Portugal, telles sardines et morue, feront bientôt leur retour, promet Fernando Bugarim. Le Caviste du marché version boutique accueillera dans ses murs des expositions – le commerçant est lui-même artiste rattaché à l’Adada – et compte proposer régulièrement des cours d’œnologie… Dès qu’il sera possible de lever son verre à la fin de la pandémie.

Patricia Da Silva Castro

105, rue Gabriel-Péri. Tél. : 0766657561. Mail : fbugarim@gmail.com. Ouvert (pour le moment) de 11h à 13h30 et de 16h30 à 19h, le dimanche de 10h à 13h (fermé le lundi). L’ouverture de cette boutique est soutenue par la SEM Saint-Denis Commerces.

Réactions

Bravo, très belle boutique, bouteille un peu cher mais il faut faire marcher les petits commerces et c'est avec grand plaisir que je viendrai vous acheter des bouteilles et y boire un verre à l'occasion
Bonne nouvelle, mais parallèlement "Délices et Cie", une institution Dionysienne, n'a pas résisté au confinement et vient de fermer définitivement semble-t-il, après avoir subi des mois de travaux et la désaffection de la rue Gabriel Péri devenue un lieu mal famé ces dernières années. Ce n'est malheureusement guère surprenant mais navrant. S'il est apparemment difficile d'en vivre exclusivement, il y a tout de même un marché à prendre pour du café et du thé de qualité à Saint-Denis. Des commerçants existants pourraient peut-être ajouter ces produits à leurs rayons.
Bonjour, Petite précision à propos de Délices et Cie. Sa fermeture n'est pas liée au confinement mais à une concomitance d'événements. D'abord les travaux de démolition du Montagnard qui ont duré bien trop longtemps et pour pas grand chose. Il y a maintenant un trou, rien de plus n'a été démoli ni reconstruit. L'activité du marchand de café a subi une baisse de fréquentation à cause de ces travaux, notamment due au fait que les 2 roues (motorisés ou non) empruntaient le trottoir à bonne allure et sans la moindre gêne, occasionnant une crainte pour certains piétons qui du coup, ne venaient plus par là. Ensuite, la société était en conflit avec le propriétaire qui a visiblement fait la sourde oreille aux réclamations de Tony pour des trop perçus de charges locatives. Il y avait aussi un loyer trop élevé pour un local sis dans un bâtiment qui s'écroule un peu plus chaque jour. Le ras le bol plus l'âge du gérant ont fait le reste. Pour info, la Vinothèque a repris la vente du café.
Des vins de qualité ! En plus, il n’est pas sectaire puisqu’il vends d’excellents produits du pays basque ! Vive l’internationale des terroirs !
A essayer peut-être, même si je suis très contente de l'offre de la Vinothèque- vins de grande qualité, bio et adaptés aux petits budgets.
L'offre de la Vinothèque n'est pas adapté aux petits budgets.
J'ai découvert des vins portugais d'excellente facture dans ce lieu.