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Bâtiments du parc tertiaire
/ L'Alec préconise d'économiser l'énergie

Pour aider entreprises et collectivités à se conformer au décret tertiaire bientôt en vigueur pour des économies d’énergie, l’Alec, Agence pour l'énergie et le climat de Plaine Commune a réalisé une étude qu’elle a présentée le 27 septembre au 6b.
L'Alec a présenté vendredi 27 septembre au 6b un cahier technique au sujet de la consommation d'énergie dans le parc tertiaire. © Marylène Lenfant
L'Alec a présenté vendredi 27 septembre au 6b un cahier technique au sujet de la consommation d'énergie dans le parc tertiaire. © Marylène Lenfant

Bureaux, commerces, établissements administratifs, de santé ou d’enseignement, tous les bâtiments du parc tertiaire vont devoir réduire leur consommation d’énergie. Du moins si leur superficie de plancher est au moins égale à 1 000 m2. Le décret, prévu par la loi Élan, devrait entrer en vigueur en fin d’année avec l’objectif d’une baisse de consommation de 40% de 2010, année de référence, à 2030. Et de 60% à l’horizon 2050.

Comment ? L’Alec, Agence pour l’énergie et le climat de Plaine Commune, a planché sur la question avec le soutien de la Métropole et de la Région. Elle en a tiré un cahier technique où sont exposés comme autant d’exemples à suivre – ou dont s’inspirer – les plans d’actions déjà menés par des entreprises et collectivités territoriales.

Pour présenter ce document, l’Agence avait invité pour une matinée le vendredi 27 septembre au 6b l’ensemble des professionnels concernés sur ce territoire. Ils étaient près de 80 à qui l’occasion était donnée d’échanger avec des spécialistes de la transition énergétique. Pour motiver les entreprises, dont les incitations financières sont moindres que celles accordées aux particuliers, le chef de projet transition énergétique de la CCI Paris Île-de-France fait valoir réduction de facture, amélioration de confort, valeur patrimonial du bâtiment…

« Le tertiaire est en France le 4e secteur le plus consommateur d’énergie, et le 2e à Plaine Commune », indique Philippe Monges, président de l’Alec, adjoint à l’écologie urbaine de Plaine Commune et élu de L’Île-Saint-Denis.

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Responsabilité des décideurs 

Parmi les huit catégories définies par le décret tertiaire, « les plus gros consommateurs sont les commerces et bureaux », ajoute Mamourou Samassi, chargé de mission à l’Alec. Et des bureaux, Plaine Commune en cumule 2,2 millions de mètres carrés. Plus le 1,7 million de m2 encore en projet d’ici 2030, avec des climatiseurs pour s’adapter aux canicules.

« De 2010 à 2016, la consommation globale du tertiaire a baissé de 0,8% », rappelle Michael Evrard, délégué général de l’Alec pour remarquer qu’à ce rythme, la réduction de moins 40%, prochain objectif de la loi Elan « devrait être atteint en 2320 ! Autrement dit, après nous le déluge. »

« On a besoin de tout le monde », avait souligné en début de rencontre le président de l’Alec, en insistant sur la responsabilité des décideurs. « Comment on imagine aujourd’hui le développement de notre territoire ? », telle est pour lui la question.

Marylène Lenfant

Réactions

«les plus gros consommateurs sont les commerces et bureaux». Combien d'électricité consommera le bassin olympique du futur Centre Aquatique Olympique de Saint-Denis ? Un bassin olympique représente une surface de 1250 m2 et un volume de 2500 m3 (longueur 50m largeur 25m profondeur 2m). Dans les années 70 les piscines consommaient 2800 kwh/an/m2. Un bassin olympique créé à cette époque utilise 3,5 mégawatts par an (1250 x 2800 soit 3500000 kilowatts). Si les ingénieurs de SOLIDEO réalisent des efforts de conception, s'ils partent du principe que l'énergie la moins chère est celle que l'on ne consomme pas, alors on pourrait obtenir une piscine utilisant 1350 kwh/an/m2. Le bassin olympique du CAO de Saint-Denis consommerait seulement 1,69 mégawatt par an ce qui faciliterait sa gestion.