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Rentrée 2019
/ La Ville investit dans ses écoles

La Ville consacre la moitié de son budget d’investissement à la construction et à la rénovation des écoles. Dernier exemple en date, le groupe scolaire Confluence – Pina-Bausch. 71e école dionysienne.
Lundi 2 septembre, 14 200 éléves de primaire et du secondaire ont fait leur rentrée scolaire. © Yann Mambert© Yann Mambert
Lundi 2 septembre, 14 200 éléves de primaire et du secondaire ont fait leur rentrée scolaire. © Yann Mambert© Yann Mambert

Avec plus de 20 millions d’euros, c’est la moitié de son budget d’investissement que Saint-Denis consacre cette année encore à la construction et à la rénovation des écoles. Et elle ne devrait pas relâcher cet effort avant longtemps. L’augmentation de sa population d’âge primaire – plus 34 % en quinze ans – devrait se poursuivre. Déjà, la ville ne compte pas moins de 71 écoles ! Dont 22 livrées depuis 2006. Parmi celles-là, la maternelle et l’élémentaire qui forment le groupe Confluence - Pina-Bausch, édifié rue Charles-Michels. Avec ses volumes cubiques, aux stries rouges, orange et jaunes, c’est le premier équipement public de ce bout de territoire qui se recompose peu à peu entre Seine et voies ferrées.

À la rentrée 2016, une première tranche de 4100m2 était livrée avec 10 classes sur les 19 projetées, le restaurant scolaire d’une capacité de 370 couverts, les dortoirs pour les bambins de maternelle… Le lundi 2 septembre, c’est le groupe scolaire dans son intégralité qui a accueilli les élèves avec la livraison de la deuxième tranche de 830m2 . Conçu par l’atelier Jacques Soucheyre & Associés pour les besoins des familles du quartier Confluence, d’une partie de la rue du Port et du nord de l’avenue Marcel-Sembat, cet équipement aura coûté 19,2 millions d’euros. 
 

« Jusqu'à un groupe scolaire par an »

« On a été jusqu’à livrer un groupe scolaire par an, quand la croissance de la population a été très forte. Aujourd’hui, on ralentit l’effort », explique Fabienne Soulas, adjointe en charge de l’enfance et des bâtiments municipaux, qui n’en travaille pas moins sur d’autres gros chantiers. Telle l’école maternelle Le Rouillon, bâtisse de neuf classes aux larges baies vitrées, dessinée par Jean-Luc Hesters. Étirée dans un nid de verdure, au sein du groupe scolaire Diez-Madigou, elle devrait ouvrir en novembre. Ce retard sur le calendrier de rentrée s’expliquant par la découverte d’amiante au démarrage du chantier. Mais les travaux dans le groupe scolaire se poursuivront pendant les congés jusqu’en 2024: ils sont en effet programmés dans le cadre d’une restructuration qui va porter sur l’école élémentaire qu’il convenait d’agrandir, sur les accueils de loisirs, l’office de restauration…

« Ces travaux sont indissociables de ceux du groupe scolaire Langevin – Wallon – Bas-Pré, pour un rééquilibrage entre les secteurs scolaires », souligne encore Fabienne Soulas. Autrement dit, les enfants des deux secteurs n’auront plus à passer d’un groupe scolaire à l’autre, et par voie de conséquence à traverser l’avenue Lénine.


4 millions d’euros de rénovation

L’offre reviendra à l’équilibre entre les capacités d’accueil de Langevin, aujourd’hui sur-dotée en maternelle, et déficitaire en élémentaire, et celles du groupe Diez affecté par la situation inverse. Il en coûtera au total près 14,5 millions d’euros. « Ces travaux doivent nous permettre à terme d’accueillir à Diez les enfants qui viendront des logements programmés dans la zone des Tartres », précise la maire adjointe.

Autre gros chantier en cours pour une facture de 3,74 millions d’euros, un nouveau bâtiment de restauration est construit dans la cour du groupe scolaire Jules-Vallès. Il ne sera livré qu’à la rentrée 2020. En attendant, s’est organisé sur une centaine de mètres une transhumance quotidienne, encadrée par des animateurs et agents de Partenaires pour la Ville jusqu’à la cour du gymnase Maurice-Baquet, où des préfabriqués font office de réfectoire. Dans le quartier Pleyel enfin, à la lisière de Saint-Ouen, débutera en janvier la construction du groupe scolaire Lili-Boulanger – Petits-Pianos, dessiné par l’agence Archi 5. Dimensionné à l’égal du groupe Pina-Bausch, avec 11 classes en élémentaire et 8 en maternelle, il jouxtera le site où a été livré en 2017 le groupe scolaire provisoire de 10 classes. Il ouvrira en 2021, avec un retard de deux ans sur le calendrier initial. Son coût, 22,9 millions d’euros.

Comme chaque année, les vacances ont été aussi mises à profit pour des travaux de rénovation dont la facture pour 2019 avoisine les 4 millions d’euros. Parmi les plus lourds, échelonnés sur plusieurs années, ceux du groupe Le Lendit-Robespierre avaient été lancés en 2015 après la découverte de peinture au plomb à portée des enfants. Ils ont pris fin cet été, de même au groupe Ru-de-Montfort et à la maternelle du Corbillon.

 

Dédoublements compliqués

Entre primaire et secondaire, ils ont été 14200 à prendre le chemin des classes ce 2 septembre. Dont 5739 inscrits en maternelle. Les enfants de 3 ans étant déjà scolarisés à 97,6 %, la Ville estime à 260 les nouveaux venus au titre de l’instruction obligatoire instaurée cette rentrée pour les bambins de cet âge. Mais ce « dès 3 ans » prévu dans la loi implique-t-il des scolarisations en cours d’année? La question est posée par la Ville qui évalue à 98000€ le surcoût qu’il en résultera « pour faire face aux nouveaux besoins ».

En élémentaire, où sont dénombrés 7557 enfants, la Ville est confrontée depuis deux ans à un autre impératif, le dédoublement des classes de CP et CE1, au titre du dispositif «100% réussite ». Il n’a pu être effectué partout faute de locaux. Par exemple, pour les 93 CP, il a fallu se contenter, pour 23 d’entre eux, de co-intervention (deux enseignants dans une même salle).

La plupart des 85 CE1 se partagent eux aussi un même local. Sans accroc dans le primaire, la rentrée a été plus difficile dans le secondaire, où des postes non pourvus sont signalés notamment au collège La Courtille. Non loin du tout nouveau collège Miriam-Makeba, l’autre établissement intercommunal du quartier, le lycée Angela-Davis a même vu ses personnels réunis en AG décider d’un report de la rentrée !

ML

Réactions

Il faut peut être arrêter de construire des logements et donc des groupes scolaires. On étouffe dans cette concentration de population. Arrêtez la betonnisation à outrance.
Bonjour. La ville est obligé d'investir dans les écoles primaires car c'est juste une obligation légale. Elle doit construire les écoles primaires, les départements les collèges, et la région les lycées... Et je suis d'accord avec Paul, les chantres du béton (logements) que son Braouezec et consorts ont fait qu'on étouffe littéralement.Qui dit famille, dit école, dit gymnase, prévoir le foncier pour les collèges et lycée...Mais on est toujours dans l'urgence (usage à outrance de pré fabriqué)

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