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A Saussaie-Floréal-Courtille, La petite liberté se retrousse les manches pour venir en aide aux plus vulnérables.
Trois volontaires assurent la maintenance et le rangement dans le local mis à disposition par PCH
Trois volontaires assurent la maintenance et le rangement dans le local mis à disposition par PCH

En ces temps de confinement la solidarité s’organise et qui de mieux placé que le réseau associatif pour y faire face. À Saussaie-Floréal-Courtille, La Petite Liberté, une association qui va fêter sous peu son premier anniversaire, prend sa part. Grâce aux premiers donateurs, au rang desquels EDF Pleyel et la maison de quartier Floréal, des adhérents de l’association ont pu faire quelques courses pour garnir les premiers paniers. À ces denrées s’ajoutent les dons en nature du restaurant O’Grand Breton et de la boucherie Claude (19e arrondissement de Paris) qui a repéré La Petite Liberté via les réseaux sociaux.

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Pour entreposer les marchandises, Plaine Commune Habitat a mis à disposition un local. Pour les provisions devant rester au frais, trois réfrigérateurs ont été récupérés et nettoyés à fond. Tout est ainsi fait pour assurer des livraisons quotidiennes aux habitants les plus fragiles du quartier, à ceux qui ne peuvent pas se déplacer ou bien encore à ceux qui craignent de le faire. Christophe et Nabil, deux jeunes trentenaires ans assurent les livraisons. À la résidence Arpavi qui accueille des seniors, leur passage est particulièrement attendu. Trois autres volontaires assurent rangement et maintenance dans le local. 

Appel aux dons

Bien entendu, l’ensemble des actions se déroulent dans le respect des gestes barrières. Les livraisons sont annoncées aux personnes intéressées à l’avance et les volontaires restent sur le palier à quelques mètres. « On se parle, mais à distance » précise Thierry Durieux, père de Christophe (ce dernier est en 25e position sur la liste Notre Saint-Denis, N.D.L.R) un des « livreurs » et fondateur de La Petite Liberté. Il ajoute: « Il faut quand même aller vers les autres ». Ce contact, même éloigné, fait chaud au cœur des destinataires. 

Les aides ne se limitent ni à l’alimentaire, ni aux dons. La Petite Liberté peut aussi assurer les promenades des chiens, aller chercher les médicaments à la pharmacie ou encore le pain à la boulangerie. Les bénévoles se proposent aussi de faire les courses pour ceux qui ne souhaitent pas mettre le nez dehors. 

L’aide aux plus fragiles est possible grâce aux premiers donateurs. Mais pour poursuivre son action l’association va avoir besoin de fonds. Et si avec l’annonce faite sur les réseaux sociaux, elle a déjà récolté plusieurs centaines d’euros, il en faudra encore pour lui permettre de poursuivre son œuvre de solidarité (1). D'ailleurs des spécialistes du relationnel s’accordent pour affirmer que s’occuper des autres, en respectant les consignes, constitue un bon moyen de traverser cette période difficile. 

Véronique Le Coustumer

Contact: 07 52 88 76 41 ou lapetiteliberte@gmail.com

(1)  Facebook La Petite Liberté

 

De son côté NUAGE lance un appel aux détenteurs du BAFA

Le 23 mars, sur son Facebook, l’association dionysienne Nuage lançait un appel aux jeunes ayant passé leur BAFA (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur) par son biais pour s’occuper, le week-end entre 7h et 19h, des enfants du personnels hospitalier des établissements suivants : Bichat, Necker, Pitié-Salpêtrière. Le contact se fait par mail : frederic.laferriere@cdosparis.fr