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Franc-Moisin
/ La rénovation urbaine inquiète

Des habitants inquiets de l’avenir de leur quartier se sont réunis samedi 31 août sur la place Rouge.
Une soixantaine d'habitants du Franc-Moisin se sont réunis sur la place rouge © Aziz Oguz
Une soixantaine d'habitants du Franc-Moisin se sont réunis sur la place rouge © Aziz Oguz

Lancée en 2016, la rénovation de Franc-Moisin entre dans une phase décisive. Déposé en mars auprès de l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru), le projet doit être examiné en octobre par le comité d’engagement pour finaliser les derniers contours du plan présenté par la Ville et Plaine Commune.

Ce projet d’envergure, estimé à 172 millions d’euros, est l’un des plus importants du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), pilotée par l’État via l’Anru.

L’enjeu est de taille pour Franc-Moisin, dont les indicateurs sociaux sont dans le rouge. Il est prévu 477 démolitions d’appartements sur les 1 900 que compte le quartier. 591 nouvelles constructions sont prévues en contrepartie, dont une part en accession à la propriété, faisant tomber la part de logements sociaux de 100% à près de 83%. 

Les habitants, eux, veulent peser de tout leur poids dans les négociations entre les différents acteurs institutionnels du dossier : la Ville et Plaine Commune, les bailleurs sociaux Plaine Commune Habitat (PCH) et Logirep et enfin l’Etat.
 

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Les habitants veulent peser

Samedi 31 août, une soixantaine d’habitants de Franc-Moisin se sont réunis sur la place Rouge pour parler de la rénovation urbaine. « On n’est contre la rénovation. Le plan ne nous satisfait pas. Notre avis n’est pas pris en compte », dénonce Pascale Rebêche, qui ne veut pas quitter son logement du bâtiment 7, destinée en partie à la démolition pour permettre la construction d’une nouvelle rue.  « Le bâtiment est en bon état. Nos appartements sont bien. La majorité des habitants ne veulent pas partir », estime la dame de 59 ans, dans son logement depuis 1971. 

« Si on vote pour le maire, le Président de la République, on peut voter pour nos habitations. Je suis pour un référendum citoyen », soutient Diangou Traoré, membre du conseil citoyen, soutenue par l’association Appuii pour présenter un projet alternatif validée par les habitants. En mars dernier, les habitants du B13 en accord avec la Ville avaient organisé un vote. Ils s’étaient prononcés contre la démolition de leur barre.

La municipalité et Plaine Commune avaient ainsi légèrement revue leur copie. Dans le projet déposé, iI est finalement prévu la démolition partielle des B1, B2 et B7 ainsi que la destruction totale du B4, construction emblématique de 13 étages et de 291 logements. Concernant le B4, le bailleur Logirep refuse pour l’instant sa démolition et négocie avec l’Anru. « C’est une question financière. Logirep demande des contreparties à l’Anru. Mais on a le soutien de l’Etat dans le dossier », explique David Proult, maire adjoint en charge de l’urbanisme.  « On ne sait pas si le bâtiment va être détruit ou pas. On est dans le grand flou, » s’inquiète Suzelle Frontano (installée au Franc-Moisin depuis 36 ans) à l’heure de tourner une nouvelle page pour elle et les habitants du quartier.

Aziz Oguz

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