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Violences faites aux femmes
/ La pension de famille Rosa-Parks de l’Amicale du Nid inaugurée

La pension de famille Rosa-Parks, gérée par l’Amicale du Nid, loue à prix modique 31 logements à des personnes en difficulté, comme les victimes de violences conjugales. Elle a été inauguré vendredi 4 octobre.
Jean Tournoux, président de 3F Résidences, se félicite de l'aboutissement du projet, 31 logements seront gérés par l'Amicale du Nid 93. © Delphine Dauvergne
Jean Tournoux, président de 3F Résidences, se félicite de l'aboutissement du projet, 31 logements seront gérés par l'Amicale du Nid 93. © Delphine Dauvergne

Vendredi 4 octobre, deux résidences ont été inaugurées au 4 avenue Jean-Moulin, à la place de l’ancienne caserne de gendarmerie, laissée à l’abandon depuis 2005. À côté de la résidence Lucie-Aubrac (PCH) a été construite une pension de famille (3F), gérée par l’association l’Amicale du Nid 93. Celle-ci a pour mission d’accueillir et accompagner des femmes ou des hommes aux parcours difficiles, isolés, en grande précarité, ayant par exemple subi des violences (conjugales, psychiques, prostitution…), ou encore avec des problèmes d’addiction.

L’Amicale du Nid rapporte dans son discours la parole d’une personne bénéficiaire : « J’ai besoin d’être hébergée en sérénité dans un endroit où poser ma tête. » Marie-France Santoni-Borne, administratrice à l’Amicale du Nid 93, rappelle ainsi « qu’obtenir un toit permet de sortir de l’errance, se poser et avancer ».

31 logements sont prévus en tout, dont deux adaptés aux personnes à mobilité réduite. Ils sont ou seront habités par des personnes seules ou de manière plus rare par des couples, mais sans enfant. Ce projet de 2,6 M€, a été financé par l’État, la Ville et la Caisse des dépôts. « Cette pension de famille a été nommée Rosa-Parks, symbole de la détermination à faire respecter les droits civiques », souligne Marie-France Santoni-Borne. Pour le député Stéphane Peu (PCF), cette création « n’est pas une charité compassionnelle, il s’agit d’un droit à l’égalité. La question de l’accès au logement est centrale, surtout dans le cas des violences faites aux femmes ». Le maire Laurent Russier ajoute : « Ce projet va dans le sens de notre politique sur toute la ville, de conforter le logement pour tous. »

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Le retour vers une vie sociale

Les pensions de famille ont aussi pour but de rompre l’isolement de leurs habitants en organisant des moments conviviaux dans des espaces partagés. « Les activités sont diverses, nous faisons parfois des ateliers avec des pensionnaires qui partagent leurs dons avec les autres (peinture, sculpture…) », précise Patricia Léger, directrice de l’Amicale du Nid 93. « Nous préparons des repas et nous nous réunissons le soir vers 18h en bas. Nous mettons parfois un peu de musique, on danse… », raconte Zoubida, sourire aux lèvres. Première locataire de la pension de famille ouverte en février 2019, elle est d’abord restée trois ans à la pension de famille Flora-Tristan d’Épinay-sur-Seine, où elle a partagé un logement avec d’autres personnes. « J’ai dû partir de ma maison, suite à des violences familiales. Tout ce stress m’a rendue malade, ma santé ne me permet plus de travailler, je vis désormais avec le RSA. » Le loyer coûte aux locataires moins de 100 € mensuels, une fois les APL touchées.

« Les personnes que nous accueillons ont besoin de retrouver une vie sociale, de l’autonomie, un emploi aussi parfois. Nous les aidons dans leur parcours de réinsertion », souligne Marie-France Santoni-Borne. Dans la pension, une travailleuse sociale à temps partiel les aide dans leurs démarches. Une hôte sociale à plein temps gère la logistique et l’animation du lieu. Pour Patricia Léger, « c’est important aussi que la pension soit accolée à une autre résidence, bien intégrée dans un quartier, car nous prônons le vivre ensemble. »

Delphine Dauvergne

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