À la une En ville

Mobilisation dans les écoles
/ La chaîne ne rompt pas

Après avoir rencontré le préfet de Seine-Saint-Denis mercredi 4 septembre, les parents d’élèves du quartier Delaunay-Belleville continuent chaque matin à se mobiliser. Un mouvement qui prend de l’ampleur et s’étend à d’autres établissements.
Lundi 9 septembre, une quarantaine de de parents ont fait la chaîne humaine devant l'école l'Hermitage. © Olivia Kouassi
Lundi 9 septembre, une quarantaine de de parents ont fait la chaîne humaine devant l'école l'Hermitage. © Olivia Kouassi

« On vous attend, la chaîne pour nos enfants ! » Lundi 9 septembre, ils étaient 38 devant l’école maternelle L’Hermitage et une quarantaine devant l’école Delaunay-Belleville à scander leur mobilisation. « On est encore là parce que la réponse de l’État ne suffit pas », détaille Fabienne, mère de famille.

Mobilisés depuis le 13 mai dernier pour réclamer l’égalité républicaine et la sécurisation du quartier Delaunay-Belleville, les parents d’élèves ont été reçus mercredi 4 septembre par le préfet de Seine-Saint-Denis. « Cette réunion prouve que la situation n’est pas remise en cause, détaille Thomas, dont le fils est scolarisé à Victor-Hugo. Le problème est identifié mais la réponse du préfet est uniquement sécuritaire. »

Une vingtaine de policiers supplémentaires vont en effet être affectés dans les quartiers nord de la ville. Un déploiement déjà annoncé avant le début du mouvement suite aux engagements pris par le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez en avril dans le cadre du plan quartiers de reconquête républicaine (QRR)
 

De multiples revendications

Face à une réponse de la préfecture jugée insuffisante, les parents poursuivent la mobilisation qui s’étend à d’autres écoles du quartier. Depuis la rentrée, une partie des 180 membres du groupe Whatsapp qui organise les manifestations se réunit tous les matins devant l’école élémentaire Delaunay.

« On essaie même de se fédérer avec d’autres villes qui vivent une situation similaire », souffle Raphaëlle, qui prend part aux chaînes humaines depuis le début du mouvement. Plus qu’une réponse sécuritaire, les parents réclament « la base ».

« On dénonce entre autres le non-remplacement des professeurs, le manque de personnel formé et d’éducateurs spécialisés : sur cinq il n’y a que deux postes qui sont pourvus pour toute la ville », liste Gaëlle Piton, une des figures médiatiques de la mobilisation. « Le deal est l’un des symptômes les plus visibles, mais nous on se mobilise contre la rupture de l’égalité républicaine », précise Thomas.  

Samedi 7 septembre, cinq maires de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers, Bondy, L’Île-Saint-Denis, Saint-Denis et Stains) ont d’ailleurs annoncé leur intention de former un recours contre l’État pour « rupture d’égalité » par rapport aux autres communes françaises. 

Olivia Kouassi

Réactions

C'est encore une fois de la faute à l'ETAT ! Mais à quoi sert cette équipe municipale ? Vivement 2020 qu'on s'en débarrasse !
C'est l'histoire des trois singes qui se bouchent les yeux et les oreilles.. .. nous ne votons que tous les 6 ANS pour les Municipales......en Mars 2020 tous aux urnes et faisons un vote responsable.