Cultures

60 Adada
/ L’art, des valeurs et un refuge

Le 60 Adada et l’association Les Midis de MIE donnent rendez-vous le 14 février pour le vernissage d’un projet artistique mené avec des mineurs isolés étrangers.
© Les Midis du MIE
© Les Midis du MIE

Depuis le 20 janvier, le 60 Adada héberge dans ses locaux 12 mineurs isolés étrangers de l’association Les Midis du MIE. Chaque soir, des activités artistiques sont proposées au groupe dans le cadre du Mois artistique et solidaire, un projet à l’initiative de l’artiste Yvan Loiseau.

Au programme: des ateliers peinture, chant, pochoir, dessin, sérigraphie, théâtre ou encore écriture, animés par plusieurs artistes. « Les personnes qui interviennent avec le groupe sont des membres de l’Adada qui mettent en place les ateliers de manière bénévole. Tous ont un désir de pédagogie, et de l’expérience. Ils le font pour la cause », explique Marie Willaime, chargée de coordination au 60 Adada.

LIRE AUSSI : Solidarité, de l'art de la philantropie

Dans la soirée du 7 février, alors que l’artiste Antoine Petit initie le groupe à la sérigraphie, la fondatrice et responsable des Midis du MIE Agathe Nadimie tente de trouver une solution pour « la suite », lorsque les jeunes hébergés au 60 Adada devront quitter les lieux le 22 février. Fondé il y a trois ans, son collectif vient en aide à des migrants isolés âgés de 15 à 17 ans environ. « Nous les aidons le temps de leurs recours juridiques et administratifs. À Paris et en Seine-SaintDenis, plus de 80 % d’entre eux ne bénéficient d’aucune aide une fois arrivés en France. Nous faisons des maraudes pour aller à la rencontre de ces jeunes qui se retrouvent sans endroits où manger et dormir », précise Agathe Nadimie. Les bénévoles organisent également des repas quatre fois par semaine à Paris près des locaux du DEMIE (le dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers).

Les recours juridiques pour les mineurs isolés étrangers en région parisienne prennent en moyenne six mois, mais certains jeunes peuvent se voir refuser l’aide de l’État «après huit, neuf mois ou même un an d’attente », selon Agathe Nadimie. La bénévole constate que « quand un jeune est encadré et hébergé, il se reconstruit, se repose, et aborde ces longues démarches autrement ». Avoir un toit leur permet aussi de « rompre l’isolement et de créer des liens d’amitié et de solidarité ».

LIRE AUSSI : Les jeunes migrants ne peuvent pas démarrer leur apprentissage
 

L’adhésion des migrants

Les Midis du MIE ont donc pour objectif de préparer les mineurs isolés étrangers avant leurs audiences au tribunal, « en espérant un placement ». Alors que certains sont hébergés dans des foyers le temps qu’un juge rende une décision finale sur leur cas, d’autres sont renvoyés dans la rue, laissés-pour-compte. Les ateliers artistiques du 60 Adada semblent rencontrer un grand succès auprès du petit groupe.

Vendredi 14 février, ces adolescents accueilleront le public et exposeront les œuvres qu’ils ont réalisées. Agathe Nadimie espère que cette soirée sera aussi l’occasion de « rencontrer des personnes susceptibles de s’intéresser à cette cause » et, pourquoi pas, de futurs bénévoles et donateurs.

Andréa Mendes

 

Un mois artistique et solidaire, jusqu’au 20 février au 60 Adada (60, rue Gabriel-Péri). Vernissage vendredi 14 février à 18h. Entrée libre. www.60adada.org

Réactions

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
Merci de prendre connaissance de la charte des commentaires ci-dessous.

Principes de modération

Les commentaires postés sur lejsd.com sont modérés avant publication par l’équipe éditoriale.
Les commentaires sont ouverts les quatre semaines suivant la mise en ligne des contenus.
Les messages sont publiés dans leur intégralité ou supprimés s’ils sont jugés non conformes à la charte.
L’internaute est responsable des commentaires qu’il poste. L’équipe du JSD se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l’estime nécessaire pour la bonne tenue des échanges.
La modération dans l’immédiat a lieu du lundi au vendredi, en horaires de jour.
Lorsqu’un internaute poste plusieurs fois le même commentaire, l’équipe du JSD n’en publie qu’une version.

Pseudonymes

Il n'est pas autorisé de choisir comme pseudonyme le nom d'une autre personne physique ou morale (entreprise, institution, etc.) ou d'utiliser un nom similaire à celui d'un autre internaute dans le but de créer une confusion.
Les noms contenant des allusions racistes, sexistes ou xénophobes sont proscrits.
Si un internaute utilise plusieurs pseudonymes pour commenter, le JSD se réserve le droit de supprimer ces comptes, sans préavis.

Contenus illicites et prohibés

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Le JSD supprimera tout commentaire contrevenant à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois ou grossier.
Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, discriminatoires, diffamatoires ou injurieux, incitant à la violence (y compris les appels à la restauration de la peine de mort) ou à la haine raciale, niant les crimes contre l’humanité et les génocides reconnus, faisant l’apologie des crimes de guerre et du terrorisme ; justifiant des actes violents et des attentats.
Sont également proscrits : les propos de nature pornographiques, pédophile ou délibérément choquants ; les atteintes à la présomption d’innocence, l’usurpation d’identité, l’incitation à la commission de crimes ou de délits, l’appel au meurtre et l’incitation au suicide et la promotion d’une organisation reconnue comme sectaire…
Il est également interdit de divulguer des informations sur la vie privée d'une personne, de reproduire des échanges privés et d’utiliser des œuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).
Actuellement la publicité est interdite sur lejsd.com Les liens promotionnels sont proscrits mais la publication d’un lien vers un site commercial en lien direct avec le sujet dont il est question dans le programme ou le fil de commentaires peut être tolérée, si elle apporte un complément d’information utile à l’internaute.
Le JSD se réserve le droit de supprimer tout commentaire contenant des propos agressifs visant des personnes, notamment les autres commentateurs.
La suppression d’un commentaire entraîne celle des réponses qui lui ont été faites.
Pour contester une modération, merci d’écrire à info@lejsd.com.

CAPTCHA
Ce champ nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur