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Covid- 19
/ Fête de Saint-Denis reportée et bars fermés après 22h

Le gouvernement a décidé de restreindre un certain nombre d’activités face à la reprise épidémique forte dans certaines métropoles, dont Paris et sa proche banlieue. Revue de détail.
Entre 22h et 6h du matin, la vente à emporter est interdite dans les restaurants. © Yann Mambert
Entre 22h et 6h du matin, la vente à emporter est interdite dans les restaurants. © Yann Mambert


Rassemblements très limités

La déclinaison locale des dernières annonces gouvernementales pour lutter contre la propagation du Sars-Cov-2 dans « les zones d’alerte renforcées » – où circule activement le virus – s'est un peu fait attendre. Les mesures prises par la préfecture de Seine-Saint-Denis ont finalement été communiquées vendredi 25 septembre en soirée. Que retenir en termes de restriction pour la période qui court jusqu’au 9 octobre inclus ?

Les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits sur la voie publique et dans les espaces ouverts à l’exclusion notable des manifestations revendicatives, des rassemblements à caractère professionnel, des transports, des funérailles et des marchés.

Les rassemblements récréatifs (mariages, anniversaires, baptêmes, etc.) dans des établissements recevant du public (salle des fêtes, salles privées, etc.) ne sont plus autorisés. Tous les événements réunissant plus de 1 000 participants sont interdits.

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Les bars et bars à chicha doivent rester fermés entre 22h et 6h. Sur la même tranche horaire, la vente à emporter est interdite dans les restaurants ainsi que la vente d’alcool à emporter pour l’ensemble des commerces. La diffusion de musique amplifiée sur la voie publique est également prohibée. La préfecture recommande en outre « de limiter les rassemblements privés au cercle familial et amical proche, en conservant le masque dès lors que ces rencontres se font dans des espaces clos. »

Reports d’événements en cascade

La municipalité qui s’est félicitée que « ses demandes de préservation des activités culturelles, sportives et de loisirs pour les mineurs aient été prises en compte par le Préfet », a, dès lundi, tiré les conséquences de ces nouvelles restrictions en annonçant le report sine die de la Fête de Saint-Denis, programmée les 3 et 4 octobre.

Après la Fête des tulipes en avril, la Covid-19 coule donc le deuxième grand rendez-vous festif dionysien. La nouvelle de l’annulation de la scène associative vendredi 2 octobre et du village associatif samedi 3 octobre a fait rapidement le tour des acteurs du secteur, les personnels de la Maison de la vie associative s’étant employés à prévenir tous les participants par texto. L’Amicale des Bretons de Saint-Denis n’a, elle, rien reçu et pour cause : cette structure, un des piliers de la restauration de la Fête, avait déjà renoncé à y participer.

« Avec la limitation à quatre par stand, l’interdiction d’y cuisiner et d’utiliser des assiettes pour le service, les conditions n’étaient pas réunies pour notre présence », confie Gérard, le président. Pour le Kalebebeat, nouvelle association proposant des cours de danse, de percussion, d’arts plastiques et de langues dans son local dédié à la culture haïtienne, la situation est plus complexe. « Nous sommes un peu désemparés. C’est notre première rentrée et nous comptions sur le spectacle que nous présentions et sur le stand du samedi pour nous faire connaître et pour enregistrer des inscriptions », s’alarme Bertrand. Il ajoute : « C’est un coup dur. »

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Autre victime collatérale de ce nouveau tour de vis sanitaire, la 2e édition de la Pride des banlieues. Déjà reporté au printemps, l’événement qui devait se tenir du 9 au 11 octobre a de nouveau été repoussé par les organisateurs. Enfin le Festival hip-hop et des cultures urbaines de Saint-Denis, prévu du 23 octobre au 5 novembre, fait aussi les frais de la situation.

Suspension du sport en salle sauf pour les mineurs

La circulaire préfectorale précise que les salles de sport sont fermées du 28 septembre au 9 octobre inclus. Cela concerne notamment les deux clubs Fitness Park et les trois clubs Basic-Fit de la commune. Les centres de loisirs sportifs spécialisés dans le foot à cinq ou dans le padel maintiennent une activité partielle. En effet, seuls les terrains extérieurs restent ouverts à la réservation et à la pratique, les terrains intérieurs n’étant pas accessibles. Une décision qui s’applique pour le nouveau Five de Marville notamment. La Casa Padel, située rue Charles-Michels, a annoncé sur ses réseaux sociaux que son restaurant, ses espaces bien-être et yoga restent ouverts, tandis que son espace padel est contraint de fermer durant les deux semaines.

Pour les gymnases, l’arrêté précise que les activités « exercées dans un cadre scolaire, périscolaire, organisées directement ou indirectement par les collectivités publiques », celles effectuées « dans un cadre universitaire » et celles « réalisées dans le cadre collectif des accueils collectifs de mineurs » restent autorisées. Traduction : les enfants vont pouvoir poursuivre ou démarrer leurs activités sportives. Les adultes en revanche devront attendre le samedi 10 octobre, dans le meilleur des cas, pour retrouver la pratique de leur activité physique et sportive dans un gymnase dionysien. Les sports de plein air ne sont pour le moment pas impactés.

Enfin, les piscines – annoncées fermées le jeudi 24 septembre par le Premier ministre Jean Castex dans l’émission Vous avez la parole sur France 2 – restent finalement ouvertes aux mineurs comme aux adultes. Seuls les vestiaires collectifs sont fermés au public. Le centre aquatique La Baleine invite, par ailleurs, la population à se renseigner sur sa page Facebook « Equalia La Baleine » quant aux éventuelles évolutions de la situation (ouverture/fermeture de bassins, mise à disposition de vestiaire, protocole sanitaire, etc.).
 

YL, VLC et ChD

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