Sports

Stade de France
/ Exit le Consortium

© Yann Mambert (Archives)
© Yann Mambert (Archives)

C’est bientôt la fin de la concession du Stade de France. Vendredi 27 septembre, la ministre des Sports Roxana Maracineanu a annoncé lors de la présentation du budget de son ministère 2020 que le contrat actuel – qui lie le consortium privé Vinci-Bouygues et l’État depuis 1995 – ne sera pas prolongé après 2025. Un nouveau chapitre va donc s’ouvrir pour l’enceinte sportive nationale, qui accueillera la Coupe du monde de rugby en 2023 et les Jeux olympiques et paralympiques en 2024. Pour prendre cette décision, la ministre s’est basée sur le rapport commandé au cabinet de conseil en stratégie Roland Berger, remis fin août aux autorités. Le gouvernement a décidé de ne pas poursuivre le mandat du Consortium au-delà de l’échéance contractuelle du 30 juin 2025.

« L’optimisation économique du Stade de France passera à l’avenir par une meilleure implication des organisateurs d’événements sportifs à la gestion du SDF, soit les Fédérations françaises de football et de rugby », explique le ministère dans un document. « On leur demande d’être associées, pas forcément propriétaires mais locataires. Les Fédérations ne sont pas fermées à cette option », a indiqué au journal L’Équipe une source du sommet de l’État. Un groupe de travail a été créé. Il associe la délégation interministérielle aux grands événements sportifs (DIJOP), les ministères des Sports et de l’Économie, pour étudier toutes les options et lancer éventuellement une mise en concurrence en 2022, indique L’Équipe. L’autre option, la vente de l’enceinte, n’est pas non plus exclue. Dans cette dernière éventualité se posera la question des potentiels acquéreurs. Et à quel prix?

AO