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Journée des droits des femmes
/ Elles vont se faire entendre

La Ville de Saint-Denis a choisi la thématique de la musique pour parler des inégalités entre les femmes et les hommes. L’occasion également de s’interroger sur les pratiques dans son territoire.
Le 23 mars, le spectacle « Les femmes jouent aussi de la trompette »  sera présenté à la Maison de quartier SFC pour dénoncer les discriminations qu'elles subissent dans le milieu de la musique.
Le 23 mars, le spectacle « Les femmes jouent aussi de la trompette » sera présenté à la Maison de quartier SFC pour dénoncer les discriminations qu'elles subissent dans le milieu de la musique.

Du 8 au 23 mars 2019, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, plusieurs événements auront lieu à Saint-Denis pour mettre en valeur les musiciennes et dénoncer le sexisme qu’elles vivent. « Le travail du conservatoire, avec un concert de compositrices en décembre 2018, a conduit les partenaires à s’interroger sur la place des femmes dans la musique. Choisir ce thème pour le 8 mars était aussi l’occasion de rendre visible les inégalités dans ce milieu », explique Marie Leroy, chargée de mission droits des femmes à Saint-Denis. Aussi, l’exposition de la Sacem « La musique, une histoire d’hommes ? » au conservatoire est visible jusqu’au 23 mars. 
 

Elles jouent aussi de la trompette

Les discriminations ne se limitent pas au monde de la musique classique : 2% de groupes féminins programmés dans les festivals, aucune femme récompensée aux Victoires de l’album de musiques urbaines depuis 2007… « Il y a une majorité de filles dans les écoles de musique, mais elles sont ensuite exclues du monde du travail, où l’environnement reste masculin », constate Natasha Le Roux, professeure de musique. Elle anime « Les femmes jouent aussi de la trompette » le samedi 23 mars, un spectacle-conférence interactive à la Maison de quartier Floréal-Saussaie-Courtille. « J’y parle du matrimoine. C’est Rosetta Tharpe qui a inventé le rock par exemple. Les filles et les garçons peuvent jouer des mêmes instruments, mais, en ne voyant pas de modèles, les filles ou leurs parents se censurent. » « Parmi les inscrits au conservatoire municipal, il y a 65 % de filles. Si le piano ou la guitare sont mixtes, il y a plus de filles qui jouent du violon et deux fois plus de garçons que de filles de la trompette », constate Leila, étudiante en sociologie à Paris 13, qui mène une étude sur les pratiques genrées au conservatoire.

Pour Olga, ethnomusicologue et fondatrice de l’association LADO Polyphonie, cela résulte du fait que « beaucoup d’instruments ont été réservés aux hommes, car ils étaient auparavant des objets de pouvoir faisant partie de rites pour parler aux dieux ou aux ancêtres par exemple. Ensuite, il y a eu aussi des interdits car la posture n’était pas jugée féminine ou demandait un effort estimé masculin ». Sa chorale chantera au conservatoire, le 14 mars, des chants traditionnels d’autrices d’Europe de l’Est. D’autres manifestations et rencontres liées à la musique auront lieu en mars, notamment dans les médiathèques.  

Delphine Dauvergne

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