Côté association

Association d'usagers des transports
/ Elle roule pour vous

Christophe Piercy a pris en juin le relais de Jean-Pierre Lerosey à la tête de l'AUT.
Christophe Piercy a pris en juin le relais de Jean-Pierre Lerosey à la tête de l'AUT.

Créé en 1989 sous le nom de Réseau transport Saint-Denis, l’association alors présidée par Jean-Pierre Lerosey est devenue en 2000 le relais territorial de la FNAUT, Fédération nationale des Associations d’usagers des transports.

Mais cette Association d'usagers des transports de Plaine Commune était devenue si discrète dans les débats publics, ces derniers temps, que l’on avait pu craindre pour sa survie. En juin dernier, le président Lerosey a passé le relais à Christophe Piercy. Et l’AUT, avec sa poignée d’adhérents, a fait sitôt son grand retour à l’occasion de l’enquête publique du Plan local de déplacements.

« C’était important pour le territoire. On s’en est saisi », explique le nouveau président. Dans sa contribution à cette enquête, l’association souligne surtout les carences et incohérences dans la desserte du Nord-Est du territoire, quartier Floréal-Saussaie-Courtille et ville de Stains. Elle y préconise un transport en site propre, type tramway qui fasse la jonction avec la Tangentielle nord ou T11, cette liaison sur rail d’Epinay au Bourget, dont la mise en service est prévue en juillet 2017.

« Notre grand combat des prochaines semaines, ça va être ça », souligne Christophe Piercy. La saturation du tram T5, la vétusté du T1… Les revendications ne manquent pas. Mais il en est une, relayée par la Fnaut Ile-de-France, dont l’issue a réjoui ces militants. C’est la rénovation annoncée le 27 septembre par le secrétaire d’Etat aux transports du pont de Soissons, vieil ouvrage métallique à La Plaine, qu’empruntera au côté du RER B le Charles-de-Gaulle Express.


http://aut-plainecommune.org/

Mail : aut.plainecommune@gmail.com


Réactions

Le STIF décide de l'offre de transport pour les douze millions de franciliennes et de franciliens. L'adresse du STIF est 39-41 rue de Châteaudun 75009 Paris. Le site internet du STIF est www.stif.org. Quand on veut voir les mentions légales à http://www.stif.org/spip.php?page=mentions-legales alors on obtient une erreur 404. Le STIF possède un pouvoir immense sur nos vies et cache son adresse postale. Si des centaines milliers de franciliens écrivaient chacun une lettre au STIF avec leurs revendications d'amélioration de l'offre de transport, alors cet organisme devrait les prendre en compte. Tant que les réclamations des usagers et les plaintes restent orales, le STIF s'en fout. Les prochaines élections régionales auront lieu en mars 2021. Les membres du Conseil du STIF sont là pour toucher leur jeton de présence et peuvent encore roupiller peinard pendant cinq ans jusqu'en mars 2021.
Chaque année le STIF verse quatre milliards d'euros à la RATP sans vérifier le taux de régularité des lignes de bus. Tout est opaque dans les relations entre la RATP et le STIF. Dans l'article 22-1 du contrat 2016-2020 entre la RATP et le STIF, il est écrit que la RATP fournit chaque mois au STIF un fichier excel de mesure de la production kilométrique effectuée, contenant les causes de non-réalisation de service. Chaque francilienne et chaque francilien devrait pouvoir connaitre les causes acceptées par le STIF des écarts entre la production kilométrique contractuelle et celle réalisée. Suivant qu'il s'agisse d'aléas externes, de causes internes, de hau-le-pied de régulation, d'ajustements d'offre ou de causes sociales, la RATP paye ou ne paye pas de pénalités au STIF. Pourquoi ce fichier excel n'est-il pas public ? Pourquoi ce fichier excel n'est-il pas mis en ligne chaque mois sur le site internet du STIF ? Pour les lignes de bus circulant en Seine-Saint-Denis pourquoi le STIF en demande jamais à la RATP une décomposition mensuelle de l'indicateur de régularité (pourtant prévu dans l'article 22-12 paragraphe 2 modalités de la mesure)
Comment la RATP gruge-t-elle le STIF et réussit à ne pas payer aucune pénalité ? C'est très simple. La RATP mesure elle-même sa production. Sur de nombreuses lignes, quand un bus s'arrête avant le terminus et repart dans l'autre sens, il suffit au directeur de la ligne de rentrer dans le système informatique le code «non-production pour aléa externe» et le tour est joué. Aucun agent du STIF n'ira contrôler qu'il y avait bien une difficulté de circulation une intempérie ou un accident ce jour là à cette hure là sur cette ligne là. Une pénalité de non réalisation de l'offre de 5,08 euros par kilomètre commercial est prévue dans l'article 22-1 paragraphe 6 du contrat liant le STIF à la RATP. En transformant les non-productions pour causes internes en non-production pour aléas externes la RATP ne paye aucune pénalité au STIF.