Côté commerce

Chez Suzanne
/ Du soleil dans les assiettes

Chez Suzanne, Awa assure le service avec le sourire.
Chez Suzanne, Awa assure le service avec le sourire.

Elle s’appelait Suzanne et était la maman de Jacques-Henri Djongoue. Elle est décédée il y aura un an le 30 novembre. Ce vendredi-là, son fils lui rendra « un petit hommage » dans son restaurant de la rue Fontaine baptisé du prénom maternel, « Chez Suzanne », associé à celui de sa fille, « by Anael ». « J’offrirai sans doute un verre à mes clients. »

Jacques-Henri a repris l’affaire il y a quatre mois, à la suite de sa sœur Arlette qui l’avait créée en 2015. S’il a modifié la déco à son goût en y ajoutant des touches de bois, il est resté fidèle à la tendance culinaire impulsée par sa frangine : ici, c’est cuisine africaine. Mafé, yassa, thieb, n’dolé… Des noms qui sonnent comme des invitations au voyage. Ces plats, accompagnés de riz, d’alloco (bananes plantains) ou d’attiéké (manioc) servis très généreusement (par la souriante Awa, en photo), peuvent réchauffer les corps les plus transis par l’hiver hexagonal. Poulet ou poisson frits et brochettes complètent une carte aux prix tenus et aux produits cuisinés au jour le jour. Comptez 7 € pour un mafé bœuf, 9 € pour une thieb poisson.

Bientôt des spécialités antillaises

Le jeune entrepreneur finalise en ce moment un service de livraison avec Uber Eats et proposera bientôt des spécialités créoles. Car Jacques-Henri, avec une maman camerounaise et un père guadeloupéen, compte bien partager son double héritage culturel. Il espère que ses bokits (sandwiches frits) ou son colombo de cabri seront aussi appréciés par la communauté africaine et antillaise que par ses « clients européens ». « Ils me disent que les plats sont excellents. » Fort de ce retour positif, pas question pour lui de « baisser la garde ».  

3, rue Fontaine. Sur place ou à emporter. Contact : 06 34 33 56 95 ou 06 46 00 73 33.