En ville

Deux manifs en deux jours

Les résidents des foyers de travailleurs migrants ont donné de la voix à la fin de la semaine dernière. Vendredi 10 octobre, ceux de Bachir-Souni étaient conviés à se retrouver place Victor-Hugo en fin d’après-midi. Les revendications des organisateurs concernaient la cantine. Mamady Dramé, président du comité de concertation, se plaignait… d’un manque de concertation avec l’association Tafé-Mafé qui concocte les plats depuis plusieurs années. L’augmentation de 0,10 centimes d’euro du repas, pourtant point de départ du conflit, n’était plus mise en avant lors du rassemblement. Pour Djamila Fellahi, responsable de Tafé-Mafé, la véritable nature des tensions est à chercher dans une volonté de retour en arrière. « Du temps du foyer Pinel, explique Djamila Fellahi, les femmes qui faisaient la cuisine étaient surexploitées. » Depuis plusieurs années, l’association qui emploie vingt personnes, dont dix-sept en contrat d’insertion, a changé la donne d’une certaine tradition. Ce qui ne plairait pas à tout le monde, selon Tafé-Mafé.
Samedi 11, à 15 h, un autre foyer était mobilisé. Les résidents du 12, rue Siqueiros étaient nombreux sur les marches de la mairie, côtoyant dans un mélange de sons les mariages du jour. « Non aux expulsions, ras le bol du mépris », pouvait-on lire sur la banderole déployée. Le président du comité de résidents, Coulibaly Bahadessou, a été reçu, avec une délégation, par l’adjointe au maire Virginie Le Torrec. Plusieurs résidents, une petite dizaine, se plaignent d’avoir reçu des notifications d’expulsion de la part d’Adoma (ex-Sonacotra). Les responsables d’Adoma reprochent à certains résidents d’héberger de manière abusive ou de sous-louer leurs chambres. Ce que nient farouchement les manifestants qui revendiquent le droit « après avoir payé depuis 35 ans un loyer », comme l’explique l’un d’entre eux, de recevoir de la famille. Autre sujet de colère, la visite d’un huissier intervenu tôt le matin pour contrôler les papiers des tierces personnes. Les manifestants protestaient également contre l’état de dégradation de leur résidence, construite en 1973, et laissant à désirer du simple point de vue de l’hygiène et de la sécurité.
D.Sz

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